Visite du Ministre brésilien des Relations extérieures, Celso Luiz Nunes Amorim

03/09/2009
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brazilian ambasador

Extrait de sa déclaration liminaire sur sa rencontre avec la Banque africaine de développement (BAD) :

« Avec la Banque africaine de développement, nous avons surtout des discussions sur  la manière d’approfondir la coopération que le Brésil peut entretenir avec l’Afrique, au moyen des  nos institutions, telles que notre Banque de développement (BNDS), notre Institut de recherche agricole et, du coté africain, la BAD.  Nous avons évoqué différentes possibilités, même d’un mémorandum d’entente entre la Banque nationale de développement au Brésil et la Banque africaine de développement. J’ai insisté sur ce que le président de la Banque puisse visiter le Brésil.

J’ai mentionné quelques projets que le Brésil a déjà en Afrique, aussi bien dans le domaine de la coopération technique, que dans le domaine de l’investissement productif.  Pour en citer quelques uns seulement,  nous sommes entrain de développer une ferme modèle pour le coton au Mali, pour servir quatre pays producteurs de coton qui dépendent beaucoup des exportations de  ce produit et subissent la concurrence des subventions américaines et européennes. Nous sommes entrain d’installer une usine de fabrication d’éléments antirétroviraux pour le combat du VIH au Mozambique. Nous avons des projets entrain d’être développés dans le domaine de l’énergie, de l’agriculture, de  l’infrastructure régionale dans plusieurs pays africains.

L’Afrique est devenue une grande priorité de la politique extérieure du Brésil. Pour avoir une idée, notre commerce avec l’Afrique, avant le gouvernement Lula, était environ de 5 milliards de dollars. Aujourd’hui, c’est 25 milliards de dollars. C’est une augmentation vraiment spectaculaire, en 6-7 ans. Tous cela démontre le potentiel qui existe pour une coopération avec la Banque. J’ai invité le président Kaberuka à visiter le Brésil, et comme il va être aussi à New York, pendant l’Assemblée Générale des Nations Unies, on va essayer de continuer ces conversations. »

Questions au ministre des relations extérieures du Brésil, Celso Luiz Nunes Amorim

Question : Monsieur le ministre, dans le cadre de votre visite à Tunis, vous avez rencontré,  le 2 septembre, le président de la Banque africaine de développement. A cet égard, quel  impact souhaitez-vous donner à la synergie établie entre le Brésil et la BAD, en ce moment où l’institution apporte des réponses concrètes à la crise financière qui n’épargne pas les pays africains ?

Réponse : Avec le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka,  nous avons évoqué le G20.  Nous nous sommes entretenus des propositions existantes pouvant faciliter ce qu’il est convenu d’appeler le « Trade Finance », le crédit pour le commerce, avec un accent pour les pays en développement et,  plus spécialement, pour les pays moins avancés dont beaucoup sont  en Afrique. C’est un point sur lequel le président Lula a toujours insisté pendant les réunions du G20.  Mais, outre cela, puisque vous parlez de synergie, je pense, à cet égard, à une coopération plus étroite avec les institutions brésiliennes de financement, notamment la Banque de développement (BNDS) qui, au Brésil, est une banque très importante. Le total des prêts alloués par notre banque de développement est plus grand que celui de la Banque mondiale. Bien entendu, ce sont des investissements au Brésil, mais qui commencent à avoir une action plus forte à l’extérieur, en Amérique du Sud, mais aussi en Afrique. Par exemple, dans  plusieurs situations  rencontrées dans le passé, le problème que nous avions pour  procéder à un financement, surtout avec des taux préférentiels, est la question des garanties. Je ne suis pas un technicien sur ce sujet, mais un aspect de la coopération entre la banque brésilienne de développement et la BAD serait justement de trouver des façons d’avoir des garanties complémentaires, des garanties croisés, qui pourrait contribuer à la diminution des intérêts.

Question : Quelle est la position du Brésil quant à une possible augmentation du capital de la BAD ?

Réponse : Le Brésil s’est prononcé clairement pendant la réunion du G20 pour l’augmentation de capital de toutes les banques régionales, et évidemment dans le cas de l’Afrique c’est peut-être le cas plus urgent. Précisément de combien doit être l’augmentation, cela dépasse ma compétence, mais de toute façon, nous sommes pour l’augmentation et nous serons présents de toute façon.


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