Placer l’égalité des sexes au cœur des activités de la Banque : des paroles aux actes

05/03/2015
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Alors que le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme ce 8 mars 2015, l’enjeu de l’intégration de l’égalité des sexes dans les activités de la Banque africaine de développement (BAD) suscite un grand intérêt.

Directeur du Département du contrôle de la qualité et des résultats à la Banque, Simon Mizrahi a affirmé que la BAD était déterminée à pleinement inclure la question du genre au cœur de toutes ses activités, dans la droite ligne de la Stratégie en matière de genre.

« Cet objectif est fondamental, car il en va de la crédibilité de la Banque sur l’enjeu du genre. Au-delà de parler d’égalité des sexes, la Banque passe du discours aux actes. C’est une condition sine qua non pour que sa position sur ce sujet soit entendue et respectée », a déclaré M. Mizrahi.

Le Plan d’action pour l’Opérationnalisation de l’intégration du genre dans le groupe de la Banque africaine de développement établit la base de l’inclusion du genre dans les systèmes et processus de la Banque. « L’intégration de l’égalité des genres n’est pas un choix que l’on peut faire ou non ; elle fait partie intégrante de la mission de développement de la Banque », énonce le document.

La proportion des projets de la Banque qui intègrent la notion de genre s’élève à 77 % aujourd’hui, contre 31 % en 2009. Mais il faut encore aller plus loin, selon Simon Mizrahi. « Pour être efficace, la Banque ne peut pas négliger les femmes ni les filles, qui représentent la moitié de la population africaine. Nous devons nous servir du le Plan d’action, qui indique les mesures à prendre pour accroître les données relatives au genre, notamment dans les projets de la Banque. »

Le Plan d’action esquisse aussi les réformes que la Banque doit entreprendre pour se muer en une institution plus sensible à la question du genre. Entre autres mesures, figurent celle de désigner 50 points focaux pour les questions de genre à travers tous les départements de la Banque ; l’intégration de la notion du genre et du développement dans les modules de formation de la Banque ; et l’allocation efficace de ressources financières pour les activités relatives au genre.

Le Plan d’action et la Stratégie en matière de genre reposent sur le principe général que  l’égalité des sexes doit être au cœur des stratégies de développement de la Banque, et non pas constituer une priorité parmi d’autres. « Dès l’instant où nous commençons à examiner la question sous cet angle, nous nous devons de combler les disparités entre les sexes », a expliqué M. Mizrahi.

Dans le même esprit, la Banque lancera prochainement l’édition 2015 de l’Indice sur l’égalité des sexes en Afrique, qui met en évidence les inégalités entre les sexes, spécifiques aux pays africains. Ce document envisage les inégalités sous trois angles : le développement humain, l’autonomisation économique, et les lois et les institutions.