Atelier sur la Déclaration de Paris

19/11/2005
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Les donateurs et les pays en développement parviennent à un accord

Entebbe, 19 novembre 2005 - Les institutions de financement du développement et leurs pays partenaires doivent poursuivre l’harmonisation de leurs politiques et actions en vue d’accélérer la croissance économique et évoluer vers la réalisation des objectifs de développement du millénaire.

C’est le consensus qui s’est dégagé à l’issue d’un atelier de deux jours sur « La Déclaration de Paris: Implications et mise en œuvre » qui s’est tenu à Entebbe en Ouganda. Les participants ont reconnu que les bailleurs de fonds avaient la responsabilité d’affiner et d’améliorer la qualité de l’aide au développement, et que les pays bénéficiaires, par contre, doivent veiller au déploiement et à la gestion efficaces des ressources pour obtenir des résultats durables en termes de croissance et de réduction de la pauvreté.

L’atelier des 17 et 18 novembre, organisé par la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le PNUD, en collaboration avec l’OCDE-CAD  a enregistré la participation des représentants des gouvernements des pays de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe, des bailleurs de fonds donateurs et des organisations de la société civile. Ils ont discuté de l’exécution des engagements contenus dans la Déclaration de Paris, adoptée lors du forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide qui s’est tenu en mars 2005 dans la capitale française. 

Soixante pays en développement et trente pays donateurs, y compris la BAD, se sont engagés à prendre des actions spécifiques pour promouvoir l’appropriation par les pays, l’harmonisation, l’alignement, la gestion axée sur les résultats de développement et la responsabilité mutuelle pour l’utilisation de l’aide.

M. Plilibert Afrika, Vice-Président p.i., Politiques, planification et recherche, a expliqué que l’atelier offre l’occasion de partager nos expériences nationales et institutionnelles en vue d’affiner nos plans d’exécution et de déterminer de commun accord les meilleurs moyens permettant de mettre en place les mécanismes de suivi et de contrôle pour l’exécution des engagements de Paris au niveau national.

Il était important, a-t-il ajouté, que les partenaires au développement se réunissent au niveau des pays pour renforcer leur soutien aux processus lancés par les gouvernements et consolider un cadre pour la mise en œuvre et le suivi des progrès et réalisations des pays.

Aujourd’hui, nous sommes tous d’accord sur le fait que le programme d’harmonisation et d’alignement va au-delà des procédures et processus internes ; nous encourageons les donateurs et les pays partenaires à collaborer dans un cadre de responsabilité mutuelle et à assurer une gestion axée sur les résultats, a ajouté M. Afrika.

Le « Minister of General Duties » de la Primature, le professeur Mondo Kagonyera, a précisé que son pays soutient fermement l’utilisation accrue de l’aide budgétaire comme moyen important permettant de rendre l’aide plus efficace.

Il a précisé que l’Ouganda a pu assumer le leadership de son programme de développement dans le cadre de son Plan d’action pour l’éradication de la pauvreté (PEAP), adopté  par le gouvernement il y a huit ans et d’autres mesures budgétaires prévoyant la structure de l’harmonisation et de l’alignement de l’aide des bailleurs de fonds.

La discipline budgétaire du Cadre d’action à moyen terme du gouvernement et la priorité accordée à son fonds d’action de lutte contre la pauvreté ont permis aux bailleurs de fonds, qui sont eux-mêmes responsables devant leurs contribuables, d’être plus confiants et de canaliser l’aide à travers le soutien budgétaire, a-t-il ajouté.

Cette modalité garantit un alignement réel de l’aide sur les priorités gouvernementales et une harmonisation efficace, en contenant les coûts de transaction pour le gouvernement mettant en œuvre de plusieurs programmes et projets, a ajouté le professeur Kagonyera, en expliquant que c’est pour cette raison que Kampala continue de plaider en faveur d’une utilisation accrue de l’aide budgétaire.

Pour sa part, Mme Judy O’Connor,  le directeur pays pour la Tanzanie et l’Ouganda, a dit que la mise en oeuvre de l’agenda de Paris est fondamentale pour la croissance et la réduction de la pauvreté dans les pays africains ainsi que dans les autres pays en développement.

«Nous devons nous concentrer non sur les principes de base, mais sur les questions liées à l’exécution. Nous avons dépassé l’étape des principes. Notre objectif premier en nous réunissant ici est d’axer le débat sur les questions opérationnelles. Faisons en sorte que l’atelier d’Entebbe soit le premier du genre à cet égard», a-t-elle souligné.

Le représentant du PNUD a décrit l’atelier comme un pas important et concret vers une initiative commune visant à rendre l’aide efficace pour le développement de l’Afrique et à progresser vers la réalisation des ODM en Afrique.

«Si les stratégies de réduction de la pauvreté, et notamment les documents de stratégie de réduction de la pauvreté sont réellement en train de devenir l’outil d’alignement des politiques des donateurs sur les priorités nationales, alors, ils doivent être l’un des instruments les plus importants d’harmonisation totale des OMD avec les priorités, les politiques et l’affectation des ressources», a déclaré M. Lamin Manneh, chef de l’unité des initiatives stratégiques du Pnud au nom du Secrétaire exécutif de la CEA, M. Abdoulie Janneh.

Cela, a-t-il ajouté, met l’accent sur la nécessité de renforcer, d’une part, le leadership national des politiques et processus qui rendra l’aide efficace et, d’autre part, la capacité nationale pour la réalisation des ODM et la réduction de la pauvreté.

Un atelier similaire pour les pays de l’Afrique centrale et occidentale, prévu pour le début de 2006, est en cours de préparation.

CONTACT: Felix Njoku– Tel: +216 71 10 26 12 – E-mail: f.njoku@afdb.org


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