Coopérer est essentiel pour libérer le potentiel de l'eau en Afrique et combler ses besoins

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Date: 22/03/2013

Depuis longtemps, les décideurs reconnaissent l'importance cruciale de la coopération pour le développement du secteur de l'eau en Afrique.

Les gouvernements africains et les partenaires au développement sont conscients de la place centrale de l'eau pour la satisfaction des besoins humains fondamentaux, l’appui au développement socioéconomique et la réduction de la pauvreté, ainsi que la protection de l'environnement et de la biodiversité. Aussi conjuguent-ils leurs efforts pour stimuler le développement du secteur de l'eau afin de répondre aux besoins de l'Afrique.

La Banque africaine de développement, ses partenaires et toutes les parties prenantes ont de bonnes raisons d'être fiers des efforts déployés au cours de la dernière décennie pour promouvoir les forums de dialogue et de collaboration sur le continent. Ces efforts ont abouti à la mise en place d'un certain nombre d'initiatives clés sur l'eau.

L'adoption en 2000 de la Vision africaine de l'eau pour 2025 a, pour sa part, marqué une étape décisive dans l'histoire de la coopération sur l'eau.

Avec l’appui solide appui de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et d'autres partenaires, les auteurs de la Vision l’ont élaborée en gardant à l’esprit la volonté de construire « un avenir où tout le potentiel des ressources en eau en Afrique puisse être facilement exploité pour stimuler et soutenir la croissance du développement économique et du bien-être social de la région.»

Cette perspective a ouvert la voie à une série de conventions et d'initiatives, dont plusieurs ont été initiées et soutenues par la BAD et ont, depuis, contribué à mettre en œuvre la feuille de route visant à concrétiser la Vision.

Focus sur les initiatives phares de la BAD

Conçu pour promouvoir des politiques et pratiques efficaces de gestion de l'eau dans les interventions de la BAD, aux niveaux régional et national, le programme témoigne de l'engagement total de la BAD à accélérer le développement du secteur à travers l’approfondissement de la collaboration, dans la ligne de la Vision africaine de l'eau.

Sitôt après, l’institution a appuyé le Conseil des ministres africains de l'eau, en créant la Facilité africaine de l’eau. Avec cette initiative, elle abrite le tout premier fonds pour l’eau en Afrique.

Mise en place pour attirer les investissements indispensables dans le secteur, la FAE devait devenir l’instrument de mobilisation des ressources pour l’eau par excellence en Afrique et servir à promouvoir l’amélioration de la gouvernance la promotion du savoir sur l'eau.

La FAE a par la suite consacré l’essentiel de ses ressources financières et de son assistance technique à l’appui à une bonne préparation des projets afin  d'attirer les investissements qui en découleraient. Cette méthodologie s’est avérée avoir un effet multiplicateur très efficace.

Depuis sa création, la FAE a mobilisé en moyenne 20 euros pour chaque euro qu’elle investissait, portant à 532 millions d’euros le total des fonds drainés à ce jour.

En complément à ces initiatives, est venue s’ajouter l’Initiative sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement en milieu rural (IAEAR).

Lancée par la BAD en 2005 et adoptée par les gouvernements africains, ainsi que les partenaires internationaux au développement, l’IAEAR a été mise en place comme un cadre commun pour la mobilisation des ressources et l’investissement à la poursuite des buts de la Vision et des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière d’approvisionnement en eau et assainissement en milieu rural en Afrique.

À fin 2012, la BAD avait à elle seule financé investi 37 programmes d’alimentation en eau et assainissement dans 26 pays, pour 1,3 milliard de dollars.

Pendant ce temps, le cadre de l'IAEAR a contribué à alimenter en eau et fournir l’accès à l’assainissement respectivement à 55 millions et 32 millions de personnes, dans les 26 pays où la BAD est intervenue.

Dans l'ensemble, les résultats obtenus à ce jour par ces trois initiatives donnent un aperçu rapide sur la détermination de la BAD à promouvoir la sécurité en eau et à stimuler la croissance et le développement durables grâce à une coopération accrue dans le secteur de l'eau. Mais ses efforts ne sont pas limités à ces initiatives. La Banque a également appuyé les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans des villes africaines en croissance rapide, et a contribué au développement du potentiel d’irrigation et d’hydro-électricité du continent, qui est considérable.

La BAD est bien placée pour promouvoir la collaboration, que ce soit entre secteurs, gouvernements et institutions. Elle continuera à travailler avec ses partenaires pour que les ressources en eau du continent soient exploitées et gérées correctement.

En effet, l'avenir de l'eau en Afrique dépendra de la volonté de chacun à répondre à des demandes croissantes en eau.  Celles-ci sont rendues encore plus pressantes du fait du changement climatique et de la croissance démographique ; et les partenariats permettront de les combler.