Mise en œuvre du New Deal pour l’Energie au Maroc : La BAD cofinance la plus grande centrale à énergie solaire concentrée du monde

04/02/2016
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Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, a procédé, ce jour, à l’inauguration de la première phase du complexe à énergie solaire concentrée, Noor-Ouarzazate (NOORo), instituant, par la même, une nouvelle ère pour une Afrique alimentée par les énergies durables.

Le complexe Noor Ouarzazate (NOORo), soutenu, entre autres, par la Banque africaine de développement (BAD), est la pierre angulaire du programme solaire marocain appelé Noor. L’ambition de ce programme est de développer 2 Gigawatts d’énergie solaire d’ici 2020 et de créer un impact suffisant pour transformer le Maroc et la région. Ce projet illustre parfaitement la mise en œuvre du New deal pour l’énergie en Afrique initié par le nouveau Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, pour permettre à tous les Africains d’avoir un accès universel à l'électricité d'ici 2025. Le New Deal pour l’énergie a pour but de transformer le secteur de l’énergie en Afrique en augmentant de façon exponentielle la production sur et hors réseau, la distribution et les raccordements au réseau ainsi que l'accès des ménages à une énergie propre dans toute l'Afrique.

Noor Ouarzazate est un projet pionnier. Il s’agit d’un projet transformateur dans le secteur de l’énergie qui illustre à merveille la vision ambitieuse du New Deal qui repose sur cinq principes  : renforcer les aspirations visant à combler le déficit énergétique de l’Afrique; établir un partenariat transformatif sur l’énergie pour l’Afrique ; mobiliser des ressources nationales et internationales pour financer de manière innovante le secteur de l’énergie sur le continent; accompagner les gouvernements africains en renforçant leurs politiques énergétiques, leurs réglementations et leur gouvernance sectorielle en matière d’énergie et accroître les investissements de la Banque dans l’énergie et le changement climatique. Le projet Noor Ouarzazate répond à ces principes de quatre façons :

  • La centrale exploite bien le potentiel solaire du pays avec l’objectif de 500 Mégawatts (MW) de capacité installée et en permettant l’accès à l’électricité dans le réseau à un million de foyers d’ici 2018.
  • La centrale à Ouarzazate va contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la région de 19 millions de tonnes sur 25 ans. Cela permettra au Maroc de respecter ses engagements en matière de contributions nationales conformément à l’accord de Paris signé en décembre 2015 sur le changement climatique. 
  • Le projet,  monté sur un partenariat entre les secteurs privé et public, va améliorer l’accès à l’énergie solaire en réduisant les risques financiers, améliorant ainsi l’attractivité de l’investissement dans le secteur.
  • Le projet aura un impact économique important dans le pays en contribuant au développement industriel et en créant 2 500 emplois.

“Nous sommes fiers de l’exemple donné par l’Afrique au niveau mondial pour transformer la consommation et l’utilisation de l’énergie solaire en une source d’énergie pour notre futur ” a déclaré Kurt Lonsway, en charge de la Division Environnement et Changement climatique à la BAD et coordinateur des fonds d’investissement climatiques. “NOORo est  une belle réalisation car le projet permet d’améliorer l’accès à l’énergie pour les citoyens africains, répondant ainsi à un besoin criant. Il est également révolutionnaire car il utilise une énergie durable et faible en carbone. NOORo est un très bel exemple pour le monde et pour l’Afrique.”

La centrale Noor Ouarzazate est née d’un partenariat entre les fonds d’investissement climatiques (FIC), la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux. Le coût total du projet est de 2,1 milliards d’euros dont 365 millions d’euros provenant de la BAD et des FIC et 227 millions d’euros de la Banque mondiale et des FIC via la Banque mondiale.

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À propos des Fonds d’investissement climatiques (FIC)

Créés en 2008, comme le plus grand instrument de financement climatique à décaissement rapide dans le monde, et dotés de 8,1 milliards de dollars EU, les FIC fournissent aux pays en développement des subventions, des prêts concessionnels, des instruments d’atténuation du risque et des prises de participation à même de catalyser des financements importants de la part du secteur privé, des banques multilatérales de développement et autres. Cinq banques multilatérales de développement – la Banque africaine de développement (BAD), la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque mondiale – mettent en œuvre des projets et des programmes financés par les FIC.

Pour en savoir plus sur les impacts socio-économiques du projet : vidéo et dossier de presse