FAQ
Quelles sont les responsabilités fonctionnelles du Département de l’évaluation des opérations ?
Le premier rôle du Département de l’évaluation des opérations (OPEV) est de fournir une évaluation complète et objective de l’impact des stratégies d’assistance, politiques, opérations, processus et procédures du Groupe de la Banque sur le développement.
Le Département entreprend, indépendamment des départements opérationnels de la Banque, l’évaluation de la performance des projets achevés et de projets en cours choisis, et évalue leurs rendements, ainsi que leur impact sur le développement économique et social des pays membres régionaux. Il évalue l’adéquation du système d’évaluation opérationnel et s’assure que les leçons tirées de l’expérience sont utilisées pour améliorer la qualité et l’efficacité des stratégies d’assistance, politiques, processus, et procédures du Groupe de la Banque. Il réalise aussi des études d’évaluation d’impact, des revues de politique sectorielle, des évaluations de l’assistance- pays, des revues des processus de prêt, ainsi que des revues ad hoc suivant les directives du Conseil d’administration ou à la demande de la Direction.
Le Département diffuse les enseignements générés au sein de la Banque grâce aux évaluations indépendantes et aide les complexes des opérations à prendre en compte les leçons tirées de l’expérience en organisant des ateliers et des séminaires techniques.
OPEV joue un rôle consultatif et de catalyseur en aidant les pays membres régionaux et les associations nationales ou régionales d’évaluation dans leurs efforts pour développer leurs propres capacités d’évaluation et de suivi. OPEV organise, de manière sélective et en jouant le rôle de catalyseur, des ateliers et séminaires d’évaluation avec le concours de l’Institut africain pour le développement (EADI) et de l’Institut multilatéral africain (IMA) et en partenariat avec d’autres agences de développement et organisations internationales d’évaluation. Il collabore et échange les meilleures pratiques avec des agences bilatérales et multilatérales de développement, en vue d’harmoniser les méthodes et pratiques d’évaluation et favoriser l’évaluation conjointe des stratégies d’assistance par pays, des politiques sectorielles, ainsi que des projets et programmes de développement.
Le travail d’OPEV a-t-il un impact quelconque sur les activités de la Banque ?
Oui. Parmi les exemples récents qui montrent la manière dont l’évaluation indépendante a renforcé le travail de la Banque, figurent notamment:
- Décentralisation: Après l’Evaluation indépendante de la stratégie de décentralisation et processus en 2009, la direction de la Banque a mis sur pied une équipe de travail qui travaillera sur une feuille de route afin de préparer un plan d’action afin d’augmenter l’efficacité et l’impact du processus de décentralisation
- La qualité à l’entrée : L’évaluation intitulée « La qualité à l’entrée des opérations de la Banque (2005-2008) » souligne les problèmes clés qui affectent la qualité. La Direction de la Banque se penche sur ces problèmes à travers l’adoption des « évaluation sur le degré de préparation » ainsi que d’autres mesures
- L’autoévaluation des supervisions de projets à la Banque africaine de développement, 2001-2008 met en évidence les problèmes clés qui affectent les systèmes de supervisons et des processus. La Direction de la Banque se penche sur ces problème à travers par exemple des mesures de refonte de l’ensemble du système y compris le système électronique de gestion de l’information
- La Banque a voulu s’attaquer à toutes ces questions avec l’adoption des “Revues de l’état de préparation” et d’autres mesures.
- FAD VII-IX: La revue indépendante des FAD VII à IX (2004) effectuée par OPEV a influencé la conception du FAD X (2005-2007) qui a accordé plus d’importance à la concentration des efforts sur les résultats et à l’attention à accorder aux programmes sectoriels et par pays.
- Les évaluations de l’assistance par pays et la revue de l’harmonisation et de l’alignement dans cinq pays (2007) ont contribué à accroître les efforts de la Banque dans l’harmonisation de ses activités avec les donateurs partenaires et leur alignement accru sur les systèmes nationaux.
Quelle est la mission du Département de l’évaluation des opérations ?
OPEV a pour mission d’aider la Banque africaine de développement à favoriser la croissance durable, ainsi que la réduction de la pauvreté en Afrique par l’entreprise d’évaluations indépendantes et influentes.
Ces évaluation analysent les politiques, procédures et opérations du Groupe de la Banque, passent en revue la performance et présentent un rapport sur les résultats afin d’en tirer des leçons utiles et de promouvoir l’obligation de rendre compte. OPEV s’assurera de la communication efficace des résultats des évaluations aux parties prenantes de la Banque.
Comment OPEV est-il autonome ?
Pour faire en sorte qu’OPEV soit autonome par rapport à la Direction, sur le plan opérationnel, le Directeur du Département relève directement du Comité sur les opérations et l’efficacité du développement de la Banque (CODE). CODE est un comité du Conseil d’administration de la Banque.
CODE assure la surpervision du travail d’OPEV et approuve ses plans de travail . Le budget d’OPEV, une fois approuvé par le Conseil, est «sanctuarisé» (c.-à-d. non assujetti à l’influence ou au contrôle de la Direction). Les rapports d’évaluation d’OPEV sont soumis à CODE, accompagnés d’une réponse officielle de la Direction. CODE discute des rapports-clés, étudie les leçons et les recommandations des évaluations présentées, de même que la réponse de la Direction et décide des mesures à prendre.
En outre, la fonction d’évaluation indépendante au sein de la Banque s’exécute conformément aux principes internationalement acceptés pour l’évaluation de l’aide au développement, en particulier aux principes directeurs de l’évaluation de CAD-OCDE et aux normes de bonnes pratiques publiées par le Groupe de coopération sur l’évaluation des Banques multilatérales de développement (ECG).
Ces principes directeurs sont notamment l’autonomie, l’utilité, la crédibilité et la transparence.
Autonomie : L’autonomie est capitale pour la crédibilité de l’évaluation. Elle implique le non assujettissement à l’influence politique et à la pression institutionnelle. Elle est caractérisée par un accès sans restriction à l’information et par une autonomie totale dans la réalisation d’investigations et la communication des résultats.
Le Département de l’évaluation des opérations (OPEV) soumet ses rapports directement aux Conseils d’administration. La Direction n’impose de restrictions ni à l’envergure, ni au contenu, ni aux conclusions et recommandations des rapports d’évaluation.
A quand remonte la création d’OPEV ?
L’apparition de l’évaluation à la Banque africaine de développement remonte à 1977 ; néanmoins, la première unité d’évaluation n’a été mise en place qu’en 1980, lorsqu’une division spéciale a été créée an sein de du Département chargé de la recherche et de la planification. Cette division est devenue un bureau d’évaluation en 1987 et un département en 1995. Son mandat a été précisé en 2002 par une Directive présidentielle, et en 2007, le Conseil d’administration a approuvé la Politique de l’évaluation indépendante et les responsabilités fonctionnelles du Département de l’évaluation des opérations (OPEV). Lire plus
Comment sont déterminés le programme de travail et le budget d’OPEV ?
Le programme de travail d’OPEV est un plan triennal glissant flexible qui permet à OPEV d’assurer la réalisation de son mandat et qui adapte la stratégie et les priorités de l’évaluation aux évolutions de l’environnement institutionnel. Il réagit aussi aux évolutions des idées sur lesquelles se fonde le développement et aux innovations dans les méthodes d’évaluation.
OPEV élabore son programme de travail triennal glissant après consultations avec le Conseil d’administration, les cadres supérieurs des complexes des opérations et le Bureau de l’Économiste en chef. Il comprend des évaluations de projets et programmes, des évaluations de haut niveau, des évaluations institutionnelles, des évaluations conjointes, l’harmonisation, ainsi que le développement des capacités et la gestion du savoir pour une rétro-information efficace et des activités de diffusion.
C’est le Directeur d’OPEV qui a le pouvoir de sélectionner les programmes, les politiques ou les thèmes pour l’évaluation et d’élaborer le programme de travail sous la supervision et sous réserve d’approbation par CODE.
En soumettant le programme de travail aux Conseils d’administration pour approbation, OPEV examine les progrès réalisés dans l’exécution du programme triennal glissant, y compris les produits achevés, et les activités en cours. Il présente aussi les modifications proposées dans les activités d’évaluation d’un exercice à un autre, avec les justifications des changements intervenus dans les priorités et les allocations du temps.
Le budget d’évaluation est déterminé sur la base du programme de travail approuvé. Les priorités du programme de travail d’OPEV sont définies sur la base des consultations ci-dessus mentionnées et en fonction des priorités fixées par CODE tout en tenant compte des ressources humaines et budgétaires disponibles.
OPEV évalue-t-il tous les projets achevés ?
Pour qu’OPEV réagisse de manière proactive aux besoins en évaluation des Complexes des opérations, il cherche à s’assurer que les évaluations se focalisent sur les axes prioritaires d’intervention qui sont fixés par la Haute direction, à savoir :
- Gouvernance et États fragiles
- Financement et secteur privé
- Infrastructure
- Eau
- Intégration régionale
- Gestion du savoir
Certes, dans le passé, OPEV menait des activités dans la plupart de ces axes prioritaires, mais dans son Programme de travail 2008-2010, le département se propose d’aligner davantage ses activités sur ces priorités. Par conséquent, en prévision de l’orientation probable des futures opérations, le programme de travail 2010-2012 à venir est orienté vers la préparation des évaluations sur les thèmes susmentionnés, mais il continue d’accorder une place importante aux cadres et processus qui sous-tendent les opérations.
Quelle est la différence entre l’autoévaluation et l’évaluation indépendante à la BAD?
L’autoévaluation est principalement réalisée par les départements des opérations pays/sectoriels sous la supervision de la Direction. Elle est le fondement de la fonction d’évaluation. Les processus d’autoévaluation sont utilisés pour mesurer les réalisations et les résultats des activités opérationnelles, y compris les projets, les dons, et les activités techniques et ils débouchent sur la préparation d’un rapport d’achèvement de projet (RAP) au terme de l’exécution de chacune de ces activités. L’autoévaluation est élargie pour couvrir les stratégies pays, le travail consultatif et analytique, ainsi que les politiques et stratégies sectorielles/thématiques de la Banque à travers la mise à disposition de rapports d’achèvement de stratégie pays, de rapports d’évaluation de performance du travail consultatif et analytique, et de mises à jour sur l’exécution des politiques et stratégies sectorielles.
L’évaluation indépendante est définie comme une évaluation réalisée par des entités ou des personnes qui ne sont pas assujetties au contrôle des responsables de la conception et de l’exécution de l’action entreprise en matière de développement. Elle comprend une évaluation systématique et objective d’un projet, d’un programme ou d’une politique (en cours ou achevé), de sa conception à ses résultats en passant par son exécution. Le but de l’opération est de déterminer la pertinence des objectifs et leur réalisation, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la durabilité du développement. Des aspects spécifiques de l’évaluation indépendante à la Banque sont abordés dans la section.
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