Projets et opérations

Ensemble des approbations

Les opérations de prêt du Groupe de la Banque pour les projets et les programmes sont menées par le biais de trois guichets : la Banque africaine de développement (la « Banque »), le Fonds africain de développement (le « Fonds ») et le Fonds spécial du Nigeria (le « FSN »). À fin décembre 2015, le total des décaissements de fonds pour des projets approuvés dans le cadre des opérations du Groupe de la Banque au cours de l’année s’est élevé à 6,33 milliards d’unités de compte, ce qui représente une augmentation de 25,4 % par rapport aux montants approuvés pour les projets pendant l’année 2014.

À fin décembre 2015, les opérations du Groupe de la Banque avaient enregistré une augmentation de 25,4  %  par rapport aux opérations enregistrées à fin 2014. Une telle augmentation est significative si on la compare à celle de 15,1  % enregistrée à fin 2014 par rapport au total des opérations de 2013, et à l’augmentation de 3,1  %  enregistrée à fin 2013 par rapport au total des opérations de l’année précédente. Comme lors des années précédentes et en ligne avec la Stratégie décennale approuvée par le Conseil d’administration en avril 2013, ce sont les opérations portant sur les infrastructures, principalement dans les domaines de l’énergie et des transports, qui ont reçu la plus grande part des ressources du Groupe de la Banque.

En 2015, les opérations du Groupe de la Banque ont été alignées sur la Stratégie décennale, qui met l’accent sur les investissements d’infrastructure dans les secteurs clés comme les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, et les communications, pour assurer la transformation des économies africaines.

Sur le total des prêts et des dons ayant fait l’objet d’approbations de la part du Groupe de la Banque (5,24 milliards d’unités de compte), plus de la moitié (54,2 %), soit 2,84 milliards d’unités de compte, ont été alloués à des projets d’infrastructure, les transports (30,3en/topics-and-sectors/sectors/energy-power/ %) et l’énergie (16,1 %) en représentant la plus grande part. Puis venaient l’eau et l’assainissement (6,2 %), la part la plus faible (1,6 %) allant aux communications.

L’allocation relativement importante allant à l’infrastructure témoigne de l’importance que le Groupe de la Banque accorde au comblement des manques que présente l’Afrique sur le plan des infrastructures, ainsi que son engagement à promouvoir une croissance et un développement inclusifs et durables.

Opérations par secteur

Les approbations de prêts et de dons du Groupe de la Banque africaine de développement par secteur en 2015
(5,24 milliards UC)
%
SecteursPourcentage (%)
Multisectoriel13.16
Finances12.28
Transports30.25
Communications1.64
Énergie16.06
Eau et assainissement6.24
Social11.31
Agriculture9.02
Industrie0.06

Les affectations de fonds à des opérations multisectorielles, y compris la gestion des finances publiques et d’autres opérations liées à la gouvernance, ont représenté 13,2 % des montants globaux accordés sous forme de prêts et de dons. De tels agréments renforcent les contrôles fiscaux gouvernementaux, la transparence et l’utilisation responsable des ressources publiques, ils contribuent à la modernisation du système fiscal et améliorent la perception des revenus, ils renforcent la mobilisation des ressources nationales et ils facilitent le rétablissement des prestations de services publics.

Les opérations intervenues dans le secteur financier se placent au deuxième rang, avec des affectations représentant 12,3 % de l’ensemble des prêts et des subventions accordés. Ces prêts se présentent principalement sous la forme de lignes de crédit (LC), de garanties et de financement d’activités commerciales, et ils sont destinés à alléger les contraintes de crédit rencontrées par les entreprises du continent, particulièrement les micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Les MPME assurent plus de 45 % des emplois et contribuent à 33 pour cent du PIB de l’Afrique. La participation de la Banque par le biais de lignes de crédit sert donc de caution aux MPME pour leur accès à un financement auprès des institutions financières.

Le graphique montre également que le secteur social a reçu 11,3 %  du total des approbations portant sur les interventions dans le développement des compétences, l’innovation technologique, l’amélioration de l’éducation et les infrastructures du secteur de la santé. La transformation structurelle de l’Afrique a été freinée par le capital humain, et surtout par le manque de compétences. C’est l’un des facteurs que les investisseurs ont mis en évidence en tant qu’obstacle majeur dans la conduite des affaires sur le continent. En finançant des initiatives orientées vers le développement des compétences, la BAD est déterminée à éliminer les goulets d’étranglement qui empêchent l’Afrique de passer à une trajectoire de croissance plus élevée.

Pour ce guichet de la BAD, le total des approbations s’est élevé à 4,52 milliards d’unités de compte, en augmentation de 41,1 %  par rapport à 2014. Tant les opérations en faveur du secteur privé que celles en faveur du secteur public ont contribué à cette performance, mais les interventions du guichet en faveur du secteur public ont été de plus grande ampleur. Alors que les opérations financées par l’intermédiaire du guichet de la BAD consacré au secteur privé n’ont que très légèrement augmenté - de 0,9 % en 2015 par rapport à 2014 - celles effectuées à travers le guichet de la BAD s’adressant au secteur public ont affiché une forte hausse de 78,3 % en 2015 par rapport à 2014.

Opérations par sous-région

Prêts et dons accordés par le Groupe de la Banque, par secteurs d’activités pendant l’année 2015
%
SecteurPourcentage (%)
Multinational20.4
Afrique centrale2.9
Afrique australe24.0
Afrique de l’Est20.2
Afrique de l’Ouest12.6
Afrique du Nord19.9

Les opérations du Groupe de la Banque couvrent tous les 54 pays membres régionaux (PMR) ainsi que les cinq régions. Toutefois, il existe des variations dans le volume des opérations entre les régions. La répartition régionale des prêts et des dons montre que la part la plus importante (24 %) des approbations a été allouée à l’Afrique australe. Elle a été suivie par l’Afrique de l’Est (20,2 %), l’Afrique du Nord (19,9 %) et l’Afrique de l’Ouest (12,6 %). L’Afrique centrale a représenté la part la plus faible avec 2,9 pour cent du total des approbations. La part des opérations multinationales a représenté 20,4 % des approbations et mérite d’être soulignée, car elle reflète la place importante qu’occupent les projets et les programmes dans l’agenda de la Banque relatif à l’intégration régionale.

Par rapport à 2014, l’Afrique du Nord a connu la plus forte augmentation, et elle a été suivie par l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe. Les deux autres régions, l’Afrique centrale et de l’Ouest, ont enregistré une baisse du nombre d’approbations pour le financement de leurs opérations.

Afrique centrale

Pour l’Afrique centrale dans son ensemble, les prêts et les dons se sont élevés à 150 millions d’unités de compte, 50,1 % de ce montant ayant été alloué aux opérations multisectorielles, 19,8 % au secteur des communications, 12,3 % au secteur de l’énergie et 9,7 % aux interventions dans le domaine social, tandis que les opérations dans le secteur agricole ont représenté 8,1 % du montant total.

Le montant total des approbations de financement pour l’Afrique de l’Est s’est élevé à 1,06 milliard d’unités de compte, ce qui représente environ 70,2 % de plus que le montant total approuvé en 2014. Le financement d’infrastructures pour les transports, l’eau et l’assainissement, et l’énergie a représenté la part la plus importante (64,8 %) de ces approbations. Une autre part de 27,1 % a été allouée au domaine social pour soutenir le développement de compétences techniques et professionnelles et l’emploi, pour combattre la sécheresse et pour mener d’autres opérations de secours d’urgence. Les 8,1 % restants ont été affectés au secteur financier sous forme de lignes de crédit aux MPME et au secteur agricole, et pour des opérations multisectorielles.

Le montant des opérations du Groupe de la Banque a augmenté de 243 % en 2015 : il s’est établi à 1,04 milliard d’unités de compte, alors qu’il s’était élevé à 304,2 millions de dollars en 2014. De cette somme, une part de 43,1 % a été affectée à des opérations multisectorielles relatives à la gestion des finances publiques et à la gouvernance, 29,1 %  a servi à financer des projets d’infrastructures, principalement de transport et d’énergie, tandis que les interventions dans le domaine social au niveau du développement régional et de la création d’emplois en ont représenté 13,9 %. La part des affectations à l’agriculture a représenté 13  %  des approbations, tandis que d’autres parts plus faibles sont allées au secteur financier et industriel.

En 2015, la valeur des approbations du Groupe de la Banque en faveur de la région s’est située à 1,26 milliard d’unités de compte, en augmentation de 8,5 % par rapport à celles octroyées en 2014. Le secteur financier a été le principal bénéficiaire, ayant reçu 39,5 % du total des approbations. Les opérations ayant bénéficié d’un soutien l’ont été principalement sous forme de lignes de crédit et de financement d’activités commerciales en faveur des MPME. Les approbations pour le financement d’opérations liées aux infrastructures (énergie, transports, et eau et assainissement) ont représenté 45 % des montants, et les 15,5 % restants ont été alloués aux interventions dans le social, l’agriculture et l’industrie ainsi qu’à celles à caractère multisectoriel.

En 2015, l’ensemble des approbations pour la région de l’Afrique de l’Ouest s’est élevé à 660 millions d’unités de compte, un montant inférieur de 47  %  à celui de 2014. L’année 2014 a été exceptionnelle, dans la mesure où les interventions ayant fait l’objet d’une approbation comprenaient certaines opérations de grande envergure impliquant tant le secteur privé que le secteur public (dans un cadre multinational). Parmi les approbations de 2015, les opérations concernant les infrastructures ont représenté plus d’un tiers (46,1 %) des décaissements ; ils ont été affectés aux transports, à l’énergie et à des projets de TIC. Le secteur agricole a reçu 27,5 % des fonds pour des opérations concernant les produits de base autres que les métaux et le pétrole et pour le financement d’activités commerciales, alors que les opérations multisectorielles en ont reçu 16,5 %. Les lignes de crédit aux MPME et le soutien au domaine social ont représenté respectivement 7,6 % et 2,3 % des fonds alloués.

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