Projet d’appui à la formation élémentaire et professionnelle


Aperçu

  • Référence: P-AO-IA0-004
  • Date d’approbation: 05/12/2001
  • Date de début: 28/01/2003
  • Date d'évaluation: 01/08/2001
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation:
  • Emplacement:

Historique

Le système éducatif angolais après l’indépendance s’est construit sur les principes d’universalité, de liberté d’accès et d’égalité des chances. Toutefois, de nombreux enfants angolais n’ont toujours pas accès aujourd’hui à l’école et n’ont pas la chance de réaliser tout leur potentiel. Combinée avec l’incapacité des services sociaux à répondre aux besoins fondamentaux des élèves, la longue guerre civile a entraîné la détérioration du système éducatif. Celui-ci se caractérise par la faiblesse des taux d’inscription, les lacunes profondes des structures d’enseignement par suite des taux relativement faibles des investissements dans ce secteur et l’exode rural massif, qui ont engorgé les écoles déjà surpeuplées. La pénurie et l’insuffisance de capacité des écoles ainsi que le manque d’enseignants sont les deux principales raisons du bas niveau de fréquentation des enfants d’âge scolaire. Par suite de la surpopulation des salles de classe, la plupart des enfants ne vont pas à l’école, ou n’y restent pas assez longtemps pour acquérir l’alphabétisation de base et savoir calculer. A titre d’exemple, seuls 49 % des élèves continuent d’aller à l’école après la quatrième année de l’enseignement primaire.

Justification

Pendant les années de la guerre civile en Angola, la demande de salle de classes a augmenté dans des proportions alarmantes, et les inscriptions potentielles ont dépassé de loin le développement des infrastructures. Les politiques en faveur de l’accroissement de l’accès à l’éducation n’ont pas été accompagnées d’un développement des infrastructures. Les investissements éducatifs ont connu une chute brutale de 1991 à 1997. De plus, la qualité de l’enseignement a considérablement baissé, d’abord à cause du manque d’enseignants, la plupart ayant déserté leur profession à cause du faible niveau des salaires et des arriérés de paiement. Le manque de motivation chez les enseignants a abouti à un enseignement et un apprentissage médiocres, et au bout du compte à des problèmes internes d’efficience et des taux élevés de redoublements. S’agissant à des scolarisations tardives, cet élément a rendu encore plus complexe le problème des effectifs pléthoriques, qui à son tour a contribué à la détérioration de la qualité de l’enseignement. Par ailleurs, le déplacement de fortes populations fuyant les champs des hostilités de l’intérieur vers les zones de sécurité des alentours de Luanda et tout le long de la côte occidentale, relativement sûre, a aussi créé des problèmes d’accès à l’enseignement et de qualité de l’enseignement.

Objectif

Le projet a pour objectif principal d’appuyer le développement des ressources humaines dans le secteur éducatif, dans l’optique qu’une augmentation du nombre des enseignants ouvrira la voie à un plus grand accès à l’enseignement de base et à la formation professionnelle au sein des populations des zones du projet.

Description

Le projet a été conçu avec l’idée qu’un accès plus grand à l’enseignement de base et à la formation professionnelle contribuera à réduire la pauvreté en Angola. Le projet couvre quelques unes des zones urbaines et rurales les plus démunies, qui ont aussi donné refuge à de nombreuses personnes déplacées par la guerre civile en Angola. Il comprend quatre principales composantes :

  • La fourniture d’un accès plus étendu à un enseignement de base de qualité ;
  • L’amélioration des compétences professionnelles des enseignants et des formateurs, notamment avec la modernisation des méthodes pédagogiques et la formation continue des enseignants et des formateurs ;
  • La formation professionnelle des adolescents et des jeunes qui ne peuvent pas s’inscrire dans les écoles de type classique :
  • La gestion du projet par une équipe logée au Ministère de l’éducation.

Les avantages

Avantages techniques

La formation à un métier dispensée dans les écoles profitera aux enfants trop âgés pour s’inscrire dans une école de type classique. Plus de 3.000 jeunes non-scolarisés bénéficieront d’une formation professionnelle dispensée dans les centres de formation pour adultes à Luanda, Benguela et Namibe. Les filles et les enfants de la rue seront les premiers groupes cibles. Trente formateurs seront formés pour enseigner des métiers nouveaux et plus pratiques. Le projet contribuera à développer des programmes de formation professionnelle pour les jeunes et les adolescents, spécialement les filles et les enfants de la rue. Le projet appuiera les efforts du Ministère de l’Education visant à développer un programme plus pertinent et orienté vers l’emploi pour les enfants qui ont dépassé l’âge scolaire. Les enfants âgés de 13, 14, 15 et 16 ans qui ont plus de chance de poursuivre l’école acquerront les compétences leur permettant de trouver un emploi.

Avantages socio-économiques

Les avantages socio-économiques découlent de ce que ce sont les pauvres qui seront ciblés. L’amélioration de l’accès à l’enseignement et de la qualité de celui-ci réduiront les abandons et les redoublements. D’où un développement accru de la fréquentation et une augmentation du nombre d’élèves qui boucleront avec succès le cycle scolaire. Plus scolarisés seront les membres des groupes sociaux frappés par la pauvreté, plus capables seront-ils de trouver des emplois et de faire vivre leurs familles. Offrir une formation professionnelle aux jeunes et aux adolescents, particulièrement les filles et les enfants de la rue, les aidera à contribuer au bien-être de leurs communautés.

Contacts clés

MASSISSOU Nadab Hathoura - OSHD2


Coûts

Source Montant
FADUAC 9.630.000
OPECUAC 7.450.000
GovernementUAC 2.310.000
TotalUAC 19.390.000

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