Appui au développement du secteur de l’éducation
Aperçu
- Référence: P-ER-IAZ-001
- Date d’approbation: 10/11/2004
- Date de début: 15/12/2005
- Date d'évaluation: 04/06/2004
- Statut: En coursOnGo
- Agence d'implémentation:
- Emplacement:
Contexte
Au cours de la période qui a suivi son accession à l’indépendance en 1991, l’Érythrée a accompli d’énormes progrès en matière de développement de son système éducatif. Elle a renforcé l’accès à l’éducation, notamment en ce qui concerne le taux brut de scolarisation primaire (TBSP) qui a doublé en passant de 36,3 en 1991/92 à 61 en 2001/02. Au cours de la même période, les TBSP au niveau du collège et de l’enseignement secondaire ont plus que doublé en passant respectivement de 21,1 à 44,6 et de 12,2 à 23,7.
En dépit de ces progrès louables enregistrés depuis l’accession du pays à l’indépendance, beaucoup reste à faire en vue de relever d’autres défis au sein du secteur de l’éducation. En 2008, seuls 40 pour cent des enfants en âge de scolarisation ont pu accéder à l’enseignement primaire, 10,5 pour cent au collège, et 13,6 pour cent à l’enseignement secondaire. Seuls 4,5 pour cent des enfants âgés de 4 à 5 ans ont pu accéder à l’enseignement préscolaire, alors que 70 pour cent des adultes étaient illettrés. Outre l’accès limité à l’éducation, la qualité de l’enseignement laissait à désirer. L’inégalité entre les sexes persistait à tous les niveaux du système éducatif qui était confronté à une pénurie d’enseignants.
Compte tenu de cette situation, le gouvernement érythréen a fait de l’éducation un domaine prioritaire auquel il a déjà consacré d’énormes ressources, et il devrait poursuivre sur cette lancée.
Bien-fondé
L’Érythrée est dotée des ressources naturelles requises pour le développement de son agriculture, de son industrie et de ses activités minières. En dépit des énormes progrès qu’il ne cesse d’enregistrer dans la mise en œuvre de son plan d’action social et économique, le gouvernement est aux prises avec un certain nombre contraintes dont le déficit de développement du capital humain et la faiblesse du potentiel technologique. En conséquence, il a identifié l’éducation et la formation comme des facteurs essentiels à la matérialisation de la plénitude de son potentiel agricole et industriel et en tant qu’éléments moteurs du développement socio-économique du pays.
Pour le gouvernement, l’éducation est la clé du savoir et le garant de l’efficacité requise en vue de l’adaptation aux mutations attendues au sein de l’économie nationale. Par ailleurs, le projet se situe dans la ligne droite des efforts déployés en vue de l’atteinte des Objectifs de développement du Millénaire, notamment l’éradication de la pauvreté extrême et de la faim, l’accès de tous à l’enseignement primaire, le renforcement de l’équité entre les sexes, l’autonomisation des femmes, et la gestion efficace de l’environnement en vue d’assurer la durabilité du développement.
Objectif
Le projet a pour but de contribuer au renforcement de l’accès à un enseignement de qualité.
Description
Afin d’atteindre ses objectifs, le projet devra contribuer au renforcement de l’accès à l’enseignement primaire en dotant de nouvelles salles de classe 19 écoles situées dans des zones mal desservies. Au total, 190 nouvelles salles de classe devront être construites en les dotant de voies et réseaux divers et d’installations auxiliaires; ces salles seront meublées et dotées de matériels didactiques de base.
Par ailleurs, le projet devra améliorer la qualité de l’enseignement au niveau du primaire en finançant l’impression de manuels scolaires et en fournissant des équipements de sport et des beaux arts.
Il contribuera au renforcement de l’accès au collège en dotant de nouvelles salles de classe 15 écoles situées dans des zones mal desservies. Au total, ce sont 190 nouvelles classes qui seront construites en les dotant de voies et réseaux divers et d’installations auxiliaires; ces salles seront meublées et dotées de matériels didactiques de base. Dans l’ensemble, le projet devra contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement au niveau de ce cycle de l’enseignement en finançant l’impression de manuels scolaires et en fournissant des équipements de sport et des beaux arts.
La politique gouvernementale prône l’intégration d’enfants souffrant de déficiences mineures dans le système d’enseignement régulier, et les plans stratégiques du Ministère de l’éducation préconisent l’élargissement des services de diagnostic, ce qui se traduira par l’identification d’un plus grand nombre de tels enfants. Le projet devra appuyer la construction, l’ameublement et l’équipement dans des écoles existantes de 25 salles de classe adaptées aux besoins d’enfants handicapés.
Par ailleurs, le projet devra construire et meubler deux foyers en vue de permettre à des filles fortement défavorisées de poursuivre leur scolarité jusqu’au niveau du collège. Il devra aussi concevoir et diffuser des programmes de sensibilisation en matière d’Information-Éducation-Communication (IEC) tout en mettant un accent particulier sur la prévention du VIH-Sida chez les filles et d’autres groupes vulnérables, notamment dans les zones rurales défavorisées.
Compte tenu de la nécessité de dispenser un enseignement de qualité dans les salles de classe dont le nombre aura augmenté, et comme appoint à la formation préalable reçue par les enseignants au sein des instituts pédagogiques, le projet devra assurer une formation pratique en vue du renforcement des aptitudes des enseignants non diplômés ou sous-qualifiés. Il devra fournir du matériel didactique et des équipements destinés à la formation à distance, et octroyé des bourses pour la formation préalable des enseignants en vue d’améliorer la qualité de la formation des maîtres et de renforcer les aptitudes pédagogiques d’un groupe cible d’enseignants.
Contacts clés
MUVAWALA Joseph - OSHD2
Coûts
| Source | Montant |
|---|---|
| FAD | UAC 18.630.000 |
| Governement | UAC 1.770.000 |
| Total | UAC 20.400.000 |
