Gestion participative intégrée de bassins versants


Aperçu

  • Référence: P-GM-AAA-001
  • Date d’approbation: 09/06/2004
  • Date de début: 08/03/2006
  • Date d'évaluation: 30/11/2003
  • Statut: En coursOnGo
  • Agence d'implémentation:
  • Emplacement:

Gestion

Deux grandes zones agro-écologiques existent en Gambie; elles comprennent l’Écosystème des terres basses fluviales et l’Écosystème des terres hautes et des plateaux. Chacune de ces zones a ses caractéristiques propres sur le plan de l’affectation des terres. Au niveau de l’Écosystème des terres basses fluviales, le système d’exploitation agricole prédominant repose sur la culture traditionnelle pluviale et irriguée du riz, alors que celui de l’Écosystème des terres hautes et des plateaux est caractérisé par la culture pluviale pratiquée sur des sols abondamment drainés. Bien qu’en réalité la distinction terres basses/terres hautes ne soit pas toujours claire eu égard aux pentes ou aux écarts d’altitude, les partenaires au développement ont eu tendance à privilégier les zones considérées comme des terres basses.
 
En Gambie, l’écosystème des terres hautes des bassins versants a été considérablement perturbé et dégradé du fait de la déforestation et de la longue pratique de la culture itinérante, ce qui provient de la pression à laquelle sont soumises les ressources foncières, du taux de croissance démographique élevé (4 % par an), et de la densité de la population (96 habitants au kilomètre carré), des taux élevés d’immigration et, de façon générale, de la forte demande de zones agricoles où se pratique la culture de produits de rente et d’exportation tels que l’arachide. Tout indique l’existence d’une infiltration minimale, de taux de ruissellement élevés, d’un assèchement des vallées continentales et des affluents des cours d’eau, et d’un déficit hydrique dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Dans les zones de transition où sont situés de nombreux villages, l’on trouve des signes dramatiques de ravinement et d’érosion causés par l’érosion en nappe, alors qu’au niveau des terres basses où ont lieu la plupart des investissements dans la production agricole, l’envasement et la sédimentation font peser la menace sur la durabilité des activités d’investissement. Considérant que l’affectation non durable des sols aura un impact négatif sur les terres basses, le gouvernement ne cesse de mettre l’accent sur la nécessité d’investir au niveau des hautes terres.

Bien-fondé

Tel que l’indique la Revue à mi-parcours (2002), le Projet de gestion participative intégrée des bassins versants (PIWAMP) a été conçu en tenant compte du Programme de développement agricole des terres basses (LADEP), de ses réalisations, de ses effets, de son impact, et de ses forces et faiblesses.  Cette conception repose aussi sur les leçons tirées de diverses interventions similaires effectuées par des donateurs, et sur les deux cas extrêmes d’évolution climatique qu’a connus le pays: a) les inondations de 1999, et b) la sécheresse qui a sévi au cours des années subséquentes (2001-2002), toutes choses qui ont amené la Banque à apporter un appui au gouvernement gambien sous forme de dons d’urgence dont les montants se sont respectivement établis à 0,37 million UC et 0,358 million UC. Du fait de cette situation, la sécurité alimentaire du pays est sérieusement compromise par ces pluies et les conditions climatiques compte tenu desquelles le Projet LADEP, un projet qui a été couronné de succès, a amélioré les structures de retenue d’eau dans les zones de basses terres et atténué la tension hydrique ainsi que le risque de mauvaises récoltes même au cours des années de sécheresse, notamment au niveau de la Central River Division (CRD) et de la North Bank Division (NBD). Par ailleurs, les structures de retenue de l’eau ainsi que la bonification des terres ont permis l’augmentation des superficies totales disponibles pour la production alimentaire et rizicole.
 
Le LADEP doit son brillant succès à son approche participative efficace à base communautaire. L’engagement de la communauté à assurer la maintenance et la réparation des structures de retenue d’eau a contribué à la durabilité du projet. Une autre leçon majeure tirée est que les conflits fonciers ont été réduits au minimum, laissant ainsi aux communautés elles-mêmes la responsabilité d’assurer la réaffectation des terres. Par conséquent, l’accès à la terre est devenu moins problématique. Les femmes n’ont subi aucun préjudice quant à leur accès à la terre et à la jouissance de leur droit sur la production agricole.
    
Le gouvernement gambien reconnaît que les deux types de changement climatique susmentionnés demeurent des facteurs récurrents majeurs de l’insécurité alimentaire dans le pays et sont essentiellement préjudiciables aux populations rurales. Les inondations ont des répercussions sur les terres basses, surtout sur les riziculteurs, alors que la sécheresse sévit généralement dans les zones de hautes terres. Le gouvernement gambien considère le  PIWAMP comme la meilleure approche pour faire face à la survenue de ces phénomènes. Le projet adoptera le concept de la «Gestion de terroir villageois» qui, au cours de ces dernières années, s’est imposé comme une solution aux problèmes de dégradation environnementale tels que la perte des terres causée par l’érosion éolienne et hydrique, la baisse de la fertilité des sols, la perte de la couverture végétale, et une vulnérabilité de plus en plus marquée à la sécheresse. La plupart des contrées les plus touchées se trouvent dans les zones agricoles où la forte densité de la population et la destruction de la couverture végétale due au défrichement pour l’obtention de terres agricoles entraîne une plus forte dégradation des ressources foncières.

Objectif

Le projet vise à accroître la productivité des terres et à atténuer de façon durable l’érosion des sols.

Description

À travers le Fonds spécial du Nigéria, la BAD participera sur une durée de six (6) ans au Projet de gestion participative des bassins versants (PIWAMP). Le projet contribuera à l’autonomisation des communautés au niveau local en assurant le transfert de la responsabilité de la gestion efficace de l’affectation des terres du gouvernement aux populations locales. En apportant un appui aux communautés locales, il vise à accroître les rendements et la productivité au sein des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie, à renforcer la sécurité alimentaire, et à améliorer les revenus des ménages.

Le projet aura comme composantes majeures le renforcement des capacités, l’aménagement de bassins versants, et la gestion du projet.

Avantages

Entre autres, le projet aura pour avantages:

  1. l’amélioration des rendements des cultures alimentaires et de rente,
  2. l’amélioration des pratiques agricoles grâce à l’adoption de meilleures techniques agronomiques, et des améliorations modestes de l’approvisionnement en intrants, c’est-à-dire les semences, les engrais, etc.,
  3. l’amélioration des structures commerciales et de l’infrastructure routière rurale en vue de faciliter l’acheminement des excédents agricoles prévus,
  4. l’amélioration des techniques de production animale à petite échelle telles que l’engraissement des moutons, l’élevage de mouton et de chèvres, la cuniculture, et l’aviculture à petite échelle. 

Contacts clés

CHILESHE Paxina - OSAN4


Coûts

Source Montant
FSNUAC 4.950.000
IFADUAC 4.850.000
GovernementUAC 2.190.000
DeltaUAC 100.000
TotalUAC 12.090.000

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