De l’eau potable pour les campagnes tunisiennes

De 2012 à 2016, des milliers de foyers seront raccordés au réseau d’eau potable, en particulier dans les zones arides et déshéritées.

Le Programme d’alimentation en eau potable en milieu rural (2012 – 2016) :

  • 80% du territoire tunisien couvert
  • 350.000 bénéficiaires
  • Prêt BAD : 133 M$ (approuvé en 2011)

Le Projet est un partenariat entre la BAD et le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement de Tunisie. Il est  mis en œuvre par la Direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE) et les Commissariats régionaux de développement agricole (CRDA).

Tunisie

 

Des populations rurales vulnérables

Méditerranéenne au nord, désertique au Sud, la Tunisie connaît des périodes récurrentes de sècheresse. Si l’ensemble des populations urbaines bénéficient d’un accès à l’eau de façon continue, ce n’est pas le cas dans les campagnes, où près de 10% des Tunisiens vivent à l’écart des réseaux d’approvisionnement.

Loin des villes, l’eau est une ressource d’autant plus vitale que la plupart des habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage. Pour eux, une période prolongée de sécheresse rime parfois avec effondrement des récoltes et perte d’une partie des troupeaux. Assurer un accès en eau régulier et  de qualité à ces populations vulnérables relève d’enjeux à la fois humains et économiques.

Un service public égal partout

Réhabiliter les réseaux existants, les étendre, bâtir des infrastructures pour les alimenter : tels sont les objectifs du Programme d’alimentation en eau en milieu rural, planifié pour la période 2012-2016. Le programme couvre 20 des 24 gouvernorats que compte le pays.

En assurant à tous les citoyens un accès égal au service public de l’eau, il doit contribuer à réduire les disparités régionales, une question devenue centrale après les soulèvements populaires du « Printemps arabe », en 2011. Au total, ce sont près de 350.000 citoyens qui doivent être raccordés au réseau national.

Une révolution dans les foyers

Tourner le robinet pour obtenir de l’eau potable, voilà ce qui constitue une véritable révolution dans la vie quotidienne de milliers de foyers, supprimant l’une des corvées les plus pénibles : aller au puit.  L’accès à l’eau libère ainsi du temps pour le travail ou l’apprentissage. Elle améliore aussi les conditions sanitaires.

Pour les éleveurs et les agriculteurs, les nouvelles installations permettent de faire face aux besoins prioritaires en période de sécheresse, réduisant ainsi les risquent qui pensent sur leurs récoltes et leurs troupeaux. De quoi envisager l’avenir plus sereinement, et envisager d’investir. 

«  L’eau a facilité les travaux ménagers, mais, surtout, les enfants sont plus propres maintenant ». Mme El Hazgmi, Gouvernorat de Zaghouan.


« Tous mes frères sont à l’étranger, mais moi j’ai estimé que je pouvais vivre mieux dans ma région et investir ici » Kamel Allagui, Gouvernorat de Kasserine


« Une fois que je serai raccordé au réseau je vais pouvoir monter mon projet de vaches laitières » Issam Benkarim, Gouvernorat de Ben Arous