Aller de l’avant : Projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum et de facilitation du transport sur le corridor Yaoundé-Brazzaville


Contexte

Aucune liaison routière praticable n’existe entre Yaoundé et Brazzaville. Les sections de route entre Ketta et Djoum sur cet axe se trouvent dans un état fortement dégradé enclavant les régions traversées. Par conséquent, Il ne permet pas de libérer le potentiel agricole, minier et touristique que ces zones recèlent, freinant ainsi la promotion des échanges entre les deux pays.

Afin de relier le Congo au Cameroun, la Banque s’est engagée dans la réalisation de la route Ketta-Djoum, d’un linéaire de 504,5 km. Ce projet routier revêt un caractère régional structurant car il constituera l’un des principaux maillons du corridor alternatif au corridor Windhoek-Tripoli pour relier la République centrafricaine au Cameroun, le Gabon vers le sud et assurer l’interconnexion avec la route Brazzaville-Pointe-Noire au Congo. 


Faits & Chiffres clés

  • Approbation: 2009
  • Financement: 424 millions de dollars EU
  • Bénéficiaires: 600.000 bénéficiaires 

 

Objectifs

  • Contribuer au renforcement de l’intégration régionale en facilitant la circulation des biens et des personnes en Afrique centrale, en général et entre le Cameroun et le Congo, en particulier
  • Améliorer les conditions de vie des populations en leur facilitant l’accès aux services sociaux de base et en réduisant le niveau de pauvreté, conséquence de la redynamisation des activités agricoles, minières et touristiques.
  • Moderniser la chaîne logistique de transport sur l’axe routier Yaoundé-Brazzaville.

Impacts

  • Accès facilité aux services sociaux de base pour 600.000 bénéficiaires issus des populations riverianes des deux pays
  • Revenus de 600.000 bénéficiaires en hausse grâce à une production agricole vivrière redynamisée  :
  • Coût des intrants à la production diminué et écoulement des productions agricoles facilité
  • Linéaire de routes praticables en toutes saisons entre le Cameroun et le Congo étendu de 20% (de 60 % en 2009 à 80%)
  • Distance moyenne de marche à pied pour atteindre une route praticable en toutes saisons divisée par 3 (de 6 km en moyenne en 2009 à 2 km)
  • Vitesse moyenne de parcours des véhicules poids lourds augmentée de 50 Km/h ( de 30km/h en 2009 à 80 km/h)
  • Coûts d’exploitation des véhicules moyens diminués de 55 % (de 816 FCFA/km en 2009 à 367 FCFA/km en 2014)
  • Taux d’échanges commerciaux en hausse de 11% entre le Cameroun et le Congo (de 4% en 2009 à environ 15%)

Témoignage

Paul Nguia, chef de village, chef de groupement pygmée, 51 ans

"Nos activités restaient de petites activités à consommation individuelle. Aujourd'hui, la route nous permet de vendre ce que nous chassons, pêchons et cultivons"