Burundi : s’adapter au changement climatique grâce à des données de qualité et des communautés locales impliquées


Aperçu du projet :

Pays concerné : Burundi
Secteurs : agriculture, sécurité alimentaire et ressources hydriques
Financement lié à la BAD : 2,2 millions de dollars EU du Fonds pour l’environnement mondial

Résultats (données en date d’avril 2015) :

  • 15 km de routes rurales latéritées
  • 10 km de routes forestières ouvertes
  • 110 km de routes forestières entretenues
  • 1 285 km de fossés végétalisés creusés
  • 6,4 millions de plantes forestières produites
  • 1,5 million de plantes agroforestières produites
  • 4 000 hectares de blocs reboisés délimités
  • 4 159 hectares d’exploitations d’État cultivés
  • 116 km d’arbres d’alignement plantés
  • 903 hectares d’exploitations privées plantés de jeunes arbres
  • 12 hectares d’exploitations fourragères développés
  • 2 121 hectares d’exploitations d’État entretenus
  • 880 km de coupe-feux ouverts
  • 1 280 km de coupe-feux entretenus
  • 500 foyers améliorés
  • 9 sources d’eau développées et exploitées
  • 9 réseaux d’irrigation développés
  • 3 000 plantes fruitières acquises

Impacts :

  • 9 849 hectares de terres irriguées et développées
  • 68 067 emplois temporaires et 50 emplois permanents créés

Contexte – L’économie burundaise repose principalement sur le secteur agricole, qui représente un peu plus de 30 % du PIB et emploie plus de 90 % de la population. Le changement climatique fait peser une forte menace sur ce secteur, car la disparition de la petite saison sèche traditionnelle freine la productivité des cultures. D’ici à 2050, la modification des schémas pluviométriques pourrait entraîner la formation de deux saisons, de six mois chacune : une saison des pluies de novembre à avril, suivie d’une saison sèche de mai à octobre.

En sus des pertes subies au niveau de la production agricole du fait de la disparition de la courte saison des pluies et de l’exploitation des marais durant la longue saison sèche, le changement climatique devrait engendrer une diminution progressive de la production de maïs, de haricots et de patates douces – principales récoltes alimentaires du pays. La végétation pastorale, la qualité et la quantité du fourrage, la durée de la saison de croissance végétale, la productivité des animaux et la qualité de l’eau risquent aussi d’être altérées.

Objectifs – Depuis 2010 et en partenariat avec le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), la BAD œuvre pour que des informations pertinentes sur le changement climatique – la météo changeante notamment – soient intégrées dans les processus de décisions nationaux et infranationaux. Objectif : renforcer la prise de conscience, l’état de préparation et l’adaptation au changement climatique, en aidant les populations à s’adapter et à devenir moins vulnérables. Pour ce faire, la BAD a investi dans des activités rationnelles au plan climatique, pour renforcer les capacités des communautés et des ministères de tutelle concernés, pour accroître la disponibilité d’informations météorologiques précises, et pour impliquer davantage les communautés – de sorte qu’elles soient mieux à même de comprendre, d’affronter les différentes menaces, et de prendre les mesures nécessaires pour s’adapter.

Caractéristiques spécifiques au projet – Ce projet est un bon exemple de ce que l’adoption d’une stratégie de croissance verte durable peut apporter en matière de sécurité alimentaire, en renforçant la résilience des systèmes agricoles et forestiers.


Contact technique

  • Contact technique :

Jalel El Faleh, ingénieur hydraulique en chef, Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD 

  • Contact communications :

Pénélope Pontet de Fouquières, Chargée de communication, Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la BAD