Une centrale éolienne illumine 120 000 habitations en Afrique du Sud et réduit les émissions de carbone


Aperçu du projet

Pays : Afrique du Sud
Secteur : Énergie renouvelable

Financement BAD et associé : 95 millions de dollars EU (45 millions provenant de la BAD et 50 millions des Fonds d'investissement climatique) ; prêt inscrit dans le cadre d'un accord de prêt élargi de 365 millions de dollars EU signé en 2011 avec la BAD/le Fonds pour les technologies propres

Produit :

  • Construction de 46 éoliennes à la sous-station de Skaapvlei et d’une ligne de distribution sous 132 kV d’une longueur de 44 km

Impacts :           

  • Injection de 100 MW de puissance supplémentaire dans le réseau national
  • Réduction de près de 6 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre pendant sa vie utile escomptée de 20 ans
  • Production énergétique annuelle d'environ 298 000 MWh, (Production à même d’électrifier environ 124 000 habitations standards)

Situation : Autrefois efficace au plan opérationnel, le secteur électrique sud-africain connaît des contraintes de capacités depuis un certain temps. Il en a résulté des mesures de rationnement de courant et autres interventions pour prévenir la surcharge du réseau, qui ont a affecté l'économie toute entière, particulièrement l'industrie minière, dont certaines des installations les plus importantes ont dû interrompre leurs opérations, constituant une menace pour des milliers d'emplois. Par ailleurs, les changements climatiques affectent la vie des Sud-Africains, surtout parmi les pauvres, et le pays est un émetteur majeur de gaz à effet de serre, compte tenu du fait que son électricité provient majoritairement du charbon. Cela se traduit par un taux d’émission de gaz à effet de serre de près de dix tonnes par habitant, soit 43 % de plus que la moyenne mondiale. Cela situe le pays au huitième rang des émetteurs de GES du monde.

Face à cette situation, l'Afrique du Sud a pris des engagements fermes en vue de participer à la lutte contre les changements climatiques. Elle vise à réduire ses émissions de GES de 34 % d'ici à 2020 et de 42 % d'ici à 2015. Pour soutenir ces objectifs, Eskom, l'entreprise nationale d'électricité du pays, s'est engagée à investir 50 milliards de dollars EU au cours d'une période de 5 ans afin de relever ses capacités de production de 12,5 pour cent tout en s'alignant sur les politiques nationales tendant vers une économie moins dépendante du carbone. Compte tenu des conditions climatiques du pays, on estime que son potentiel d'énergie éolienne est de 80 térawatts-heure (TWh) par année et qu'il présente donc une solution viable pour la production d'énergie renouvelable.

Objectif : Depuis 2011, la BAD et la Banque mondiale, en partenariat avec les Fonds d'investissement climatique, l'Agence française de développement et Eskom, collaborent à une augmentation durable de l'approvisionnement électrique du pays afin d'y améliorer l'accès au courant électrique et de favoriser la croissance économique et les conditions de vie par la construction du parc éolien de Sere.

État actuel du projet

Selon Eskom, en avril 2015, le projet avait atteint sa pleine capacité commerciale de 100 MW, dans le respect des engagements pris par la compagnie en matière de coûts et de délais. Depuis la mise en service de la première éolienne en octobre 2014, Sere a contribué à la production de plus de 160 gigawatts-heure d'énergie en faveur du réseau national.

Spécificité du projet : Il s’agit d’un des plus grands projets éoliens d'Afrique du Sud et le premier de ce type pour Eskom. Le parc éolien de Sere peut se comparer à toute autre centrale électrique du même genre en termes de coût, de temps et de qualité. En outre, le projet favorise l'intégration régionale car il est prévu qu'il facilitera la réplication de cette technologie dans d'autres parties de la région, plus particulièrement au Botswana et en Namibie. 


« Sere est le premier projet d'énergie renouvelable de grande échelle à être entrepris par Eskom. Il fait partie de notre engagement en faveur de l'énergie renouvelable et de la réduction de l'empreinte carbone. Il s'agit d'un des plus grands projets d'énergie éolienne du pays, et il joue un rôle important pour démontrer l'engagement d'Eskom vis-à-vis du rôle croissant que les énergies renouvelables seront appelées à jouer à l'avenir. » Brian Molefe, Directeur général par intérim d’Eskom


Contacts

  • Joao Duarte Cunha, Coordinateur de programme, Fonds pour les technologies propres, BAD, j.cunha@afdb.org

  • Farai Kanonda, Responsable principal pour les investissements énergétiques, e.kanonda@afdb.org