Projet d’électrification rurale
Aperçu
- Référence: P-BJ-FA0-001
- Date d’approbation: 28/06/2000
- Date de début: 02/02/2001
- Date d'évaluation:
- Statut: ComplétéComp
- Emplacement:
- Agence d'implémentation:
Ce projet de 4,8 millions UC financé par le FAD représentait le sixième projet d’électricité mis en œuvre par la Banque depuis le début de ses opérations au Bénin en 1970. Il visait à réaliser l’électrification de 17 centres ruraux – la connexion de 7 000 ménages et la fourniture de l’électricité pour l’éclairage public, des dispensaires et des écoles, entre autres installations. Une analyse économique a conclu que l’approche la plus appropriée consistait à connecter les centres au réseau électrique plutôt que d’appuyer la mise en place d’unités de production d’électricité locales. Les réalisations du projet portaient entièrement sur la mise en place d’infrastructures dont l’installation de quelques équipements de gestion du réseau.
Bien que le projet ait été approuvé en juin 2000, son entrée en vigueur n’est intervenue que quelques 14 mois plus tard du fait de retards accusés par le gouvernement dans la satisfaction des conditions requises en la matière. D’autres retards ont été enregistrés au niveau du processus des acquisitions, ce qui fait que les travaux physiques n’ont débuté qu’en novembre 2003. Comme il arrive avec tous les projets du genre, les retards se sont traduits par des modifications portées à la conception initiale.
La mission du RAP effectuée en fin 2005 estimait que le projet a été couronné de succès. Vingt-huit centres ruraux avaient été électrifiés – presque 11 de plus que le nombre initialement envisagé, et la qualité des constructions a été jugée bonne. De même, le nombre de poteaux électriques mis en place était le double de ce qui avait été initialement envisagé. Quoique seulement près de 4 000 ménages avaient été connectés jusque-là, le RAP était confiant que les 7 000 ménages planifiés le seront au plus tard à la fin de l’année suivante (2006) dans la mesure où toutes les composantes du réseau avait été installées et que la société d’électricité poursuivait à un rythme soutenu cet aspect des travaux. Par ailleurs, la structure tarifaire aurait été conçue de manière à attirer les ménages à faibles revenus.
L’augmentation du nombre de centres bénéficiant du projet s’est traduite par 12 % d’augmentation des coûts du projet, mais l’écart a été cofinancé par la société nationale d’électricité et le gouvernement. Alors que l’évaluation préliminaire avait estimé à 12 % le taux de rendement économique prévisionnel du projet, ce taux s’est effectivement établi à 19 % selon le RAP. Dans l’ensemble, le projet a plus que répondu aux attentes.
Bien qu’aucune donnée quantitative n’ait été obtenue quant à l’impact du projet sur les communautés locales, le RAP a relevé que des écoles ainsi que des centres de santé et de loisirs en ont bénéficié à certains égards, que de nouvelles petites entreprises avaient vu le jour et que celles qui étaient en place se sont développées, sans oublier que des maisons de films locales, des bibliothèques et des points d’accès au TIC avaient été ouverts, ce qui, affirmait-on, avait une incidence positive sur la réduction de l’exode des jeunes vers les grands centres urbains.
Quelques modifications s’imposaient dans la conception technique du projet du fait de la survenue de problèmes imprévus au niveau des sols et de l’infrastructure de support des lignes. Par ailleurs, la mise en œuvre du projet n’a pas tout à fait jouit de l’autonomie envisagée, ce qui a occasionné des retards au niveau de l’exécution ainsi qu’un certain flou dans la gestion financière dans la mesure où celle-ci était assurée en tant que partie intégrante des activités normales de la société. Tandis que la performance de la société nationale d’électricité (SBEE) a été jugée peu satisfaisante, celle du gouvernement a été dans son ensemble jugée positive et, ce, en partie du fait que, progressivement, celui-ci était en train de mettre en œuvre les reformes structurelles requises en vue d’assurer la gestion efficace du secteur.
Le processus de l’acquisition a été à l’origine de retards considérables enregistrés dans la mise en œuvre du projet. La leçon à tirer est que la Banque devait assurer la formation en la matière très tôt dans le cycle du projet et que, dans le cadre de marchés importants et sensibles, le département des acquisitions de la Banque doit être représenté au sein de l’équipe chargée de l’évaluation des résultats des soumissions.
La Banquet et le gouvernement ont un nombre de leçons à tirer du projet en ce qui concerne les modalités d’accélération visant à améliorer les procédures. Outre la rationalisation de son processus d’approbation des acquisitions, recommandation a été faite au gouvernement par l’autoévaluation de la Banque (le RAP) aux fins d’envisager l’adoption de l’approche sénégalaise en matière de plafonnement des montants cumulatifs des prêts par cycle de budget plutôt que de demander au parlement la ratification de prêts séparés.
En ce qui concerne la Banque, il a été tout d’abord jugé qu’un travail plus minutieux effectué aux étapes de l’évaluation préliminaire et de la négociation des prêts pourrait être de nature à réduire les délais d’entrée en vigueur des prêts, car il permettra aux gouvernements de mieux planifier et préparer leur ratification et leur exécution. En second lieu, il lui a été recommandé d’améliorer sa réactivité ainsi que son niveau d’appui aux Emprunteurs au niveau du processus d’approbation.
Contacts clés
Nguema-ollo Jean-Bap - OINF3
Coûts
| Source | Montant |
|---|---|
| FAD | UAC 4.800.000 |
| Co-financier | UAC 1.690.000 |
| Total | UAC 6.490.000 |





