Fonds pour l’accélération du développement agricole (FADA)

  • Date de l’accord : Le Fonds d’accélération du développement de l’agriculture a été approuvé par le Conseil d’administration de la BAD le 8 mai 2013, et annoncé le 9 mai 2013. Le Fonds fiduciaire multi-donateur entrera en vigueur à partir du mois de juillet 2013 (est.).
  • Volume actuel du fonds : 23 millions de dollars EU.
  • Co-financiers : Etats-Unis et Suède.

Historique et objectifs

Le Fonds pour l’Accélération du Développement Agricole (FADA) appuie la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition qui a été lancée lors du sommet du G-8 tenu en mai 2012.

En tant que plateforme pour la  préparation de projets, le fonds FADA vise à constituer une réserve de projets, prêts pour investissement et susceptibles d’attirer des investissements privés ou institutionnels, et qui viennent en appui à la politique de transformation de l’agriculture en Afrique.

Le FADA accordera des subventions pour couvrir les coûts de conception des projets en amont, notamment les études de faisabilité, les études de marché, de modélisation financière, de développement de plan d’affaires et les études d’impact environnemental et social. Le FADA compte accroître le nombre de projets et de partenariats publics/privés (PPP) dans le cadre de projets d’infrastructures agricoles bancables. Le FADA vise à couvrir les coûts d’élaboration des projets et les risques que les promoteurs commerciaux ne sont pas disposés à supporter à eux seuls. Même modeste, un financement ciblé et octroyé par des donateurs peut débloquer des centaines de millions de dollars de financement concessionnel ou commercial en faveur des infrastructures agricoles de l’Afrique rurale.

Domaines d’intervention / Sous-secteurs

Le FADA octroiera des subventions, destinées à couvrir les coûts initiaux de développement des projets, à un large éventail de projets d’infrastructures agricoles couvrant toute l’étendue de la chaîne de valeur – de la production à la vente. Ceux-ci peuvent relever du secteur public ou privé, comme d’entreprises locales ou internationales. Les types de projets envisagés peuvent aller des routes de desserte rurale aux unités de transformation agro-alimentaires, en passant par des projets de commercialisation en faveur des petits agriculteurs. L’accent sera mis sur les projets qui contribuent à conforter la sécurité alimentaire tout en aidant les petits exploitants.

L’assistance susceptible d’être apportée par le FADA peut être de différentes natures. En voici quelques exemples:

  • une étude environnementale et hydrologique pour un système d’irrigation qui soit bénéfique à la production agricole des petits exploitants ;
  • un plan de commercialisation pour une unité de transformation agro-alimentaire adossée à une unité de production agricole, associé  à un programme de coopération avec de petits agriculteurs , qui peut améliorer l’intégration aux marchés des petits exploitants. Ceci concerne tout autant les productions agricoles, animales, que la pêche ;
  • la modélisation financière d’une joint-venture en vue de créer une exploitation agricole/ d’élevage / ou de pêche avec de petits exploitants engagés dans une production de qualité ;
  • une étude technique pour la construction d’une unité d’extraction et de raffinement de soja ; cette unité dispenserait des conseils et des formations qui permettent aux petits exploitants agricoles d’intégrer la chaîne d’approvisionnement.

Pays éligibles

Durant la 1ère phase du FADA, un premier groupe de pays sera éligible (le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, le Mozambique, la Tanzanie). Ces pays sont membres de la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition et ont convenu avec les pays du G-20 d’affiner leurs politiques pour améliorer les opportunités d’investissement et accélérer la mise en œuvre de leurs plans nationaux dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA). Après la phase initiale pilote, dont l’achèvement fera l’objet d’une évaluation conduite par la Banque et les donateurs contribuant au Fonds fiduciaire, le FADA sera étendu à d’autres pays.

Administration et structure de gestion

  • Une Unité de coordination est responsable de l’exécution du  mandat du FADA et du suivi de ses activités quotidiennes.
  • Un Comité de revue technique s’assure que toutes les propositions respectent les critères techniques, qualitatifs et fiduciaires  de la Banque. Il sera également chargé d’approuver les demandes de financement ne dépassant pas l’équivalent de 500 000 dollars EU.
  • Un Comité de supervision, constitué de représentants de tous les donateurs actifs, est responsable de la conduite de la politique générale de l’entité. Donne son accord pour les subventions de 500 000 à 1 000 000 dollars EU.

Points de contact

  • Département sectorielJonas Nwankwo Chianu, Program Coordinator.
  • Unité de la coopération et du partenariat : Onukogu Chioma, Principal Resource Mobilization Officer.