Fonds vert pour le climat

Contexte et objectifs

Fruit d’un consensus réunissant 194 gouvernements et lancé fin 2011, le Fonds vert pour le climat (FVC) est le mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le Fonds a pour objectifs de limiter ou de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement et d’aider les communautés vulnérables à s’adapter aux impacts déjà ressentis des changements climatiques. Il entend apporter une contribution ambitieuse à la réalisation des objectifs d’atténuation et d’adaptation de la communauté internationale, dans le but de maintenir l’élévation moyenne de la température de la planète en dessous de 2 °C. Au fil du temps, le FVC devrait s’imposer comme le principal mécanisme financier multilatéral destiné à soutenir les mesures en faveur du climat dans les pays en développement.

En février 2016, le FVC avait levé l’équivalent de 10,2 milliards de dollars EU de capitaux, promis par 42 gouvernements pour financer des projets d’adaptation et d’atténuation dans les pays en développement.

Secteurs d’activités éligibles à un financement du FVC

Le FVC vise à avoir un impact en matière d’atténuation et d’adaptation dans huit secteurs identifiés par son Conseil d’administration 

Atténuation

Adaptation 

  • Production et accès à l’énergie
  • Transports
  • Forêts et utilisation des terres
  • Bâtiments, villes, industries et appareillages
  • Santé, alimentation et sécurité hydrique
  • Moyens de subsistance des personnes et des communautés
  • Environnement de l'immobilier et des infrastructures
  • Ecosystèmes et services écosystémiques

Le Fonds a en outre identifié 5 priorités d’investissement transversales à forts impacts en matière d’atténuation et d’adaptation :

  • transformer la production et l’accès à l’énergie ;
  • créer des villes climato-compatibles ;
  • encourager l’agriculture à faible émission de carbone et résiliente au changement climatique ;
  • promouvoir les financements à grande échelle pour les forêts et le changement climatique ;
  • renforcer la résilience des petits États insulaires en développement (PEID).

Bénéficiaires et instruments de mise en œuvre  

Tous les pays en développement, qui sont des Parties à la Convention, sont éligibles à un financement du FVC.

Le Fonds offre aux pays bénéficiaires un accès aux financements par le biais d’entités de mise en œuvre nationales et infranationales dûment accréditées, et d’intermédiaires (incluant des ONG, ministères, banques de développement nationales et autres organisations nationales ou régionales qui répondent aux normes du Fonds). Les pays peuvent également accéder aux financements par le biais d’entités internationales ou régionales accréditées, telles que les banques de développement multilatérales et régionales, et les agences du système des Nations-Unies. Des structures du secteur privé peuvent elles aussi être accréditées comme instrument de mise en œuvre.

Certains fonds seront distribués par le biais d’un « accès direct renforcé » (ADR), qui permet à des institutions accréditées et basées dans des pays en développement de recevoir des financements du FVC et de décider de l’allocation de ces ressources. Les modalités de l’ADR diffèrent des autres dispositifs de financement, pour lesquels l’allocation de ressources ne peut se faire qu’à travers des programmes et projets distincts approuvés au préalable par le Conseil d’administration du FVC.

La BAD a reçu, en mars 2016, l’accréditation du FVC pour opérer en tant qu’entité internationale de mise en œuvre.

La BAD et le FVC

Dans le cadre de son Plan d’action sur les changements climatiques, la BAD a mobilisé, entre 2011 et 2015, quelque 12 milliards de dollars EU de financements climatiques pour soutenir un développement résilient au changement climatique et à faibles émissions de carbone en Afrique. Toutefois, le continent ne parvient pas à mobiliser, autant que les autres régions du monde, les financements nécessaires à la mise en œuvre d’initiatives qui tiennent compte du changement climatique. Grâce aux nouveaux financements du FVC, désormais disponibles par le biais de la BAD, les pays africains auront accès à des ressources additionnelles.
La Banque concentre désormais ses efforts à aider ses pays membres à préparer les propositions de financements à soumettre au FVC. Enfin, la BAD s’est engagée à quasi tripler ses financements climatiques actuels, pour les porter à 5 milliards de dollars EU par an d’ici à 2020. Partant, les investissements de la Banque en faveur du climat vont augmenter, jusqu’à atteindre 40 % du total de ses nouveaux investissements en 2020 – un chiffre à comparer aux 26 % enregistrés en moyenne entre 2011 et 2014.

Pour plus d’informations sur le Fonds vert pour le climat, prière de consulter www.greenclimate.fund.