Les membres du groupe

Présidente du Groupe de haut niveau

Son Excellence Ellen Johnson Sirleaf est la vingt-quatrième présidente du Liberia. Ministre des Finances de 1979 à 1980, elle a ensuite quitté le Liberia  pour occuper des postes de direction dans diverses institutions financières internationales. Johnson Sirleaf a reçu le prix Nobel de la Paix  en 2011, conjointement avec Leymah Gbowee du Liberia et Tawakel Karman du Yémen.

 

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Callisto Enias Madavo

Avant de rejoindre l'Université de Georgetown, où il exerce en tant que professeur invité au Programme d'études africaines à l’Ecole de diplomatie (School of Foreign Service), Callisto Enias Madavo a occupé de nombreux postes de haut niveau  à la Banque mondiale, où il a notamment été vice-président régional pour l’Afrique, directeur des opérations pour l'Asie de l’Est, ainsi que pour l'Afrique de l’Est.

Callisto Enias Madavo est doté d’une grande expérience en matière de développement, spécialisé sur quantité d’enjeux relatifs aux programmes des pays aussi bien que sur les enjeux sectoriels – l'urbanisation (logement et transports) notamment –, en Asie, en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes. À la Banque mondiale, il a soutenu un certain nombre d'initiatives en faveur de l'Afrique, parmi lesquelles la lutte contre le VIH / SIDA, le renforcement des capacités et les infrastructures.

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Dame Barbara Stocking

Dame Barbara Stocking a été la directrice générale de l’ONG Oxfam Grande-Bretagne près de treize ans durant, de mai 2001 à février 2013.

Dans le cadre de ses fonctions, Barbara Stocking a piloté des interventions humanitaires d’ampleur, notamment lors des crises alimentaires qui ont frappé la Corne de l'Afrique et l’Afrique de l'Ouest, ainsi qu’après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti, ou encore après les inondations au Pakistan et le tsunami de 2004.

S’agissant de campagnes de sensibilisation, Barbara Stocking a dirigé celle d’Oxfam intitulée “Abolissons la pauvreté” et, plus récemment, une campagne sur le changement climatique, ainsi que la campagne actuelle en faveur d’une plus grande justice alimentaire dans un monde aux ressources limitées. Barbara Stocking est habituée à intervenir lors de grandes réunions internationales, comme à l'ONU, à New York et à Rome, et au Forum économique mondial de Davos.

En juillet 2013, Barbara Stocking est devenue la 5e  présidente du Murray Edwards College, au New College de l'Université de Cambridge.

Membre de la haute direction du Service national de santé britannique (“National Health Service”) durant huit ans, Barbara Stocking y a exercé comme directrice régionale pour l'Angleterre du Sud-Est, puis en tant que directrice fondatrice de l'Agence de modernisation du SNS.

Titulaire d’une maîtrise en physiologie, Dame Barbara Stocking est dotée d’une vaste expérience en matière de systèmes de santé, et des politique et pratiques en ce domaine. Elle a également travaillé au sein de l'Académie nationale des sciences des États-Unis, et avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique de l'Ouest.

Barbara est mariée et a deux fils. Elle a été nommée commandeur de l’ordre de l’Empire britannique pour les services de santé en 2000, puis dame commandeur de l'Empire britannique pour les services humanitaires en 2008.

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Geraldine Joslyn Fraser-Moleketi

Geraldine Joslyn Fraser-Moleketi est l’Envoyée spéciale sur la question du genre à la Banque africaine de développement. Elle a auparavant occupé le poste de directrice du Groupe de la gouvernance démocratique au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce groupe supervise les activités stratégiques et les politiques connexes du PNUD dans 197 pays et territoires. Fraser-Moleketi avait également été nommée par le Secrétaire Général des Nations Unies comme membre du Conseil d’administration de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Avant le PNUD, elle a exercé deux mandats consécutifs (1999-2008) comme ministre de la Fonction publique et de l’administration et comme ministre du Bien-être et du développement de la population (1996-1999) en Afrique du Sud. Fraser-Moleketi a été coordinatrice nationale adjointe des élections pour le Congrès national africain (ANC) de 1993 à 1994, au moment où l’Afrique du Sud allait vers ses premières élections démocratiques organisées en 1994.

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Gilbert Fossoun Houngbo

Gilbert Fossoun Houngbo est le directeur général adjoint des Programmes extérieurs et des Partenariats à l’Organisation internationale du travail (OIT).

Avant ses fonctions actuelles, M. Houngbo a été Premier ministre du Togo de 2008 à 2012. En cette qualité, il a dirigé l’action gouvernementale dans tous les domaines, notamment l’Etat de droit, les libertés civiles, la cohésion sociale, l’assainissement des finances publiques, y compris l’Initiative du Fonds Monétaire International en faveur des  Pays pauvres très endettés (PPTE), la bonne gouvernance, le développement rural et la croissance partagée.

M. Houngbo a été secrétaire général adjoint, administrateur-adjoint et directeur du PNUD Afrique. Il a été chargé de la direction et de la supervision des activités de développement économique et social du PNUD dans 45 pays d’Afrique subsaharienne.

Il est entré au PNUD en 1996 comme expert financier et a occupé les fonctions de contrôleur financier et de directeur administratif et financier de 1998 à 2003. Il a aussi une très vaste expérience du secteur privé (1986 -1996), pour avoir notamment travaillé à Price Waterhouse Canada, où il était spécialiste de la rationalisation financière et opérationnelle, de la viabilité financière et des services de redressement.

M. Houngbo est titulaire d’un DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées), d’un Bachelor of Arts en comptabilité de l’Université du Québec (Canada) à Trois-Rivières (1986) et d’une Maîtrise de gestion des entreprises de l’Université de Lomé, au Togo (1983). Il est expert-comptable (CPA) et membre de l’Ordre des comptables professionnels du Québec (Canada).

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Greg Mills

Greg Mills dirige la Fondation Brenthurst, un think-thank basé à Johannesburg, en Afrique du Sud. Conseiller spécial auprès d’un certain nombre de gouvernements –  africains et autres –, et chroniqueur pour le Sunday Times sud-africain, il est l’auteur de nombreux articles sur les affaires internationales, le développement et la sécurité. A son actif figurent plusieurs best-sellers, parmi lesquels Pourquoi l'Afrique est pauvre - et ce que les Africains peuvent faire à ce sujet (Penguin, Grande-Bretagne, 2010) et, avec Jeffrey Herbst (président de l’université de  Colgate), La troisième libération de l'Afrique (Penguin, Grande-Bretagne, 2012).

En 2008, il fut nommé conseiller en stratégie auprès du président du Rwanda. Depuis 2007, il dirige le secrétariat du Comité consultatif international au Mozambique ; et, depuis 2012, le Comité consultatif présidentiel sur l'économie du Malawi. Parti en 2006 à Kaboul, à la tête du la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS, ou ISAF en anglais), le groupe d'analyse stratégique du programme américain Prism, Greg Mills a été détaché auprès de la FIAS à Kandahar en 2010, toujours avec Prism, puis au siège même de la FIAS à Kaboul, en 2012.

Riche de son expérience en matière de consolidation de la paix Greg Mills a publié, avec le général Sir David Richards, La victoire des peuples : les enseignements de la contre-insurrection et de la stabilisation des États fragiles, en 2011 (Royal United Services Institute, Grande Bretagne, 2011). En 2013, a paru La Somalie – Réparer l’État le plus défaillant d'Afrique » (Tafelberg, Afrique du Sud, 2013), co-rédigé avec Peter Pham, membre du Conseil de l'Atlantique, et David Kilcullen, expert australien de la contre-insurrection.

Petit-fils de Billy Mills, pilote de Grand Prix d'avant-guerre, Greg Mills a lui-même fait la démonstration de ses talents de pilote à l’occasion des 24 heures du Mans, en France. Il a publié plusieurs ouvrages dédiés à l’histoire du sport automobile, dont, récemment, Agriculture, mobilier et marmelade : les héros du sport automobile en Afrique australe  (Pan Macmilllan, Grande-Bretagne, 2013). Il travaille actuellement à un manuscrit qui s’est fixé pour objectif d'identifier les raisons et les solutions plausibles à l'échec de l'Etat.

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Rakiya Omaar

Rakiya Omaar, avocate somalienne, est la directrice d’ African Rights, une organisation internationale des droits humains qui collecte des  informations sur les violations des droits de l'homme et les conflits et favorise le dialogue. Grâce à ses recherches et publications, African Rights porte les voix des victimes et d'autres parties concernées au cœur des débats sur les mesures à mettre en place pour assurer le respect de la loi.

Son organisation est à l’écoute  des gens ordinaires  pour s’informer sur les causes de la violence qui afflige leurs vies et les solutions potentielles, comme point de départ d'une analyse éclairée et constructive.

Mme Omaar est auteur de nombreux livres, rapports et articles sur le génocide, la guerre, les conflits, la justice et le genre. Elle a beaucoup écrit sur de nombreux pays africains, entre autres le Rwanda, la Somalie et la République démocratique du Congo. Pendant le génocide de 1994 au Rwanda, elle a été la seule chercheuse des droits de l'homme sur le terrain. Elle a écrit, en août 1995, le premier rapport détaillé sur le génocide de 1994 au Rwanda : Death, Despair and Defiance, qui est immédiatement devenu un ouvrage de référence. Au nombre de ses autres publications, on peut citer The Cycle of Conflict: Which Way Out in the Kivus? ; Peace-building and Democracy: The Lessons of Somalia and Somaliland, dans l’ouvrage de Greg Mills et de Richard Cobbold paru sous le titre Report of the 2004 Tswalu Dialogue et Access to Justice in Somaliland: Public Perceptions.

En 2009, elle a été membre du Groupe de haut niveau de l’Union Africaine sur le Darfour, présidé par l’ancien  président sud-africain Thabo Mbeki. En 2012, elle a travaillé comme conseillère auprès du Représentant spécial de l’Opération conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD). Sa mission était  d’examiner comment  le programme du Document de Doha pour la paix au Darfour en matière de justice pouvait être mis en œuvre.

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Sarah F. Cliffe

Sarah Cliffe est conseillère spéciale et sous-secrétaire générale pour les capacités civiles auprès des Nations Unies. Auparavant, elle était la Représentante spéciale et la Directrice pour le Rapport 2011 de la Banque mondiale sur le développement mondial portant sur les conflits, la sécurité et le développement.

Sarah Cliffe a travaillé ces vingt dernières années dans les pays sortant d'un conflit et en transition politique. 

Au nombre de ceux-ci : l'Afghanistan, le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau, l'Ethiopie, Haïti, l'Indonésie, le Liberia, le Rwanda, le Soudan, l’Afrique du Sud et le Timor-Leste. A la Banque mondiale, son travail a porté sur la reconstruction post-conflit, le développement décentralisé et participatif et sur  la réforme de la fonction publique. De 1999 à 2002, Sarah Cliffe était le chef de mission pour le programme de la Banque mondiale au Timor-Leste. De 2002 à 2007, elle a dirigé les services du Groupe de la Banque mondiale sur les pays fragiles et touchés par un conflit ; et de 2007 à 2009 elle a été la directrice de la stratégie et des opérations pour la Région de l'Asie de l'Est et du Pacifique à la Banque mondiale.

Elle a également travaillé pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Rwanda ; pour le gouvernement de l'Afrique du Sud et le Congrès des syndicats sud-africains, ainsi que pour une importante compagnie de conseil en gestion au Royaume-Uni, dans le domaine de la réforme du secteur public. Elle est titulaire d’un diplôme d’histoire et d’économie.

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