Le rôle de la Banque

Le rôle de la Banque dans le GTLP revêt principalement deux aspects, financier et opérationnel :

  • Aspect financier : En tant que principal participant régional africain, la Banque propose d’investir dans un premier temps jusqu’à 500 millions d’USD dans le cadre du GTLP en vue de promouvoir le commerce en Afrique. Bien que le GTLP soit une plateforme mondiale de financement du commerce, la contribution de la Banque servira exclusivement à financer des pools admissibles d’opérations africaines de financement du commerce (opérations commerciales prenant naissance et/ou se dénouant dans un pays africain). La contribution de la Banque en fera le plus gros contributeur aux opérations du GTLP en Afrique (la SFI a affecté au moins 25 % de sa contribution de 1 milliard d’USD à l’Afrique). Même si la structure basée sur l’octroi de lignes de crédit directes est analogue à la ligne de crédit pour le financement du commerce de la Banque relevant de la phase 1 de son Initiative de financement du commerce, les deux programmes seront gérés séparément. Les lignes de crédit octroyées au titre du GTLP ne seront pas imputées sur le programme initial de la Trade Finance Initiative (TFI), dont le plafond de la phase 1 a été fixé à 500 millions d’USD. Le plafond combiné des phases 1 et 2 de la TFI serait de 1 milliard d’USD.

  • Aspect opérationnel : Les modalités opérationnelles du GTLP sont semblables à une délégation de crédit basée sur le partage de risques (RSAL). Dans le cadre du GTLP, la Banque et les autres participants délégueront des pouvoirs opérationnels de décision déterminés au mandataire, en l’occurrence la SFI. Cependant, même si la SFI sera chargée de la plupart des aspects opérationnels du GTLP pour le compte des participants, la Banque jouera néanmoins un rôle opérationnel en soutenant les BU qui auront accès au Programme au début. La Banque surveillera aussi les activités de la SFI en tant que mandataire afin de garantir le respect des termes et conditions spécifiés dans les accords du GTLP. Si, passé une période d’examen provisoire d’un an, la SFI ne propose pas de mécanismes de crédit commercial aux BU admissibles à la Banque (en conformité avec la CIAA) et qu’en conséquence, il demeure des montants non décaissés, alors la Banque se réserve le droit d’annuler ces montants non décaissés, sans que cela n’affecte les montants qui ont été engagés.