Forum de discussion du changement climatique
En prélude à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16), la BAD vous invite à partager vos points de vue et vos opinions sur un sujet clé :
Le financement du climat : d’où viendra l’argent ?
La position défendue avec ardeur par les pays en développement, c’est que le financement destiné à gérer les effets du changement climatique est une mesure compensatoire obligatoire pour le monde développé, et doit donc venir s’ajouter à l’aide. Partagez-vous cette position ?
L’accord de Copenhague, qui n’a aucune force obligatoire, engage les pays développés à fournir des ressources accrues, nouvelles et additionnelles, prévisibles et en quantité suffisante, pour atténuer les effets du changement climatique et les efforts d’adaptation dans les pays en développement les plus vulnérables (30 milliards de dollars EU par an sur la période 2010-2012, et 100 milliards de dollars EU par an d’ici l’an 2020). Mais pour l’heure, il n’y a aucune base claire permettant de calculer les financements nouveaux et additionnels en question. Les pays en développement craignent que les pays nantis s’acquittent de cette obligation en détournant l’aide au développement
Cette crainte est-elle fondée ? Y a-t-il des solutions de rechange ?
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Les pays africains ont effectivement demandé leur aide dans le financement de leurs projets dans le cadre de la réduction de GES.
Cependant, il faut d'abord que nos Etats prennent des mesures internes afin de lutter contre ces changements dans nos pays. Nos Etats doivent par exemple lutter contre les déchets surtout toxiques qui sont déversés comme ce fût le cas en Côte d’Ivoire, éviter l’entrée de certains véhicules venant des pays industrialisés qui accentuent la pollution, comme certains pays comme le Sénégal, ont voulu faire en interdisant l’entrée du territoire des voitures ayant roulé plus de 5 ans à l’extérieur. Des actions qu’il faudra mener avec tous les acteurs concernés. Il faut que les etats africains s'entendent sur la question et tout faire pour trouver l’accord adéquat dans les négociations internationales.
Au niveau de l’Afrique, son insertion dans le marché de carbone est une opportunité à saisir pour faire face aux besoins de financement. Le marché du carbone est un processus d'investissement et de développement à travers des projets qui permettent de réduire le taux d'émission de CO2. L’insertion des pays subsahariens comme pour les autres PED dans le marché du carbone se fait par les mécanismes de projets (Mecanismes de Developpement Propre) institués par le Protocole de Kyoto. Avec ces mécanismes, ils ont la possibilité de mettre en place des projets de réduction des émissions et de développement durable, financés par les pays industrialisés plus grands émetteurs de CO2.
Dès lors il faut saisir cette opportunité offerte à l’Afrique de vendre un produit sur le marché mondial et d’en tirer des revenus substantiels. Le marché du carbone entrainerait une croissance des énergies « vertes » en Afrique, mais le continent reste à la traîne loin derrière les autres pays en développement comme l'Asie et l'Amérique latine.
Malgré qu'un début d’évolution soit noté en Afrique subsaharienne par exemple au Sénégal, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) a signé avec la Banque mondiale un programme d’installation en zones rurales d’ampoules à basse consommation permettant la réduction des factures des ménages et des émissions de GES.
Des projets crédibles pourraient être développés dans de nombreux secteurs afin de trouver des financements surtout dans le secteur de l’énergie qui représente un problème majeur dans le pays de l’UEMOA.Un fonds pourrait être constitué afin de faciliter le financement et soutenir les projets à faible émission de CO2 ou d’énergie renouvelable. Il est aussi necessaire d’accompagner les acteurs dans les projets d’adaptation aux normes climatiques et sensibiliser les Etats et leur population et surtout le secteur financier africain sur l'importance de la question et le rôle du marché du carbone qui constitue un outil très important.
Ainsi, le financement proviendra de ces projets (MDP) et les institutions financières africaines peuvent même les financer et revendre les crédits engendrés sur le marché international.
Fully agree with the position of developing countries. Developed countries are paying for their 'climate crimes' which happen to affect developing countries most. It is, therefore, mandatory as opposed to 'aid' which is optional for the donor.
Allowing the developed countries to classify 'climate payment' as aid would be a huge mistake for developing countries in many ways.
First, it will raise the question of 'optionality' on the part of the developed countries, and second - judging from experience - these countries will start attaching 'conditions' if allowed to classify the 'climate payment' as aid.
Quite certainly, conditions relating to good governance, human rights, democracy etc will be attached to any 'climate aid', with unclear definition or yardsticks.
Not only will no developing country be able to meet these conditions, and therefore qualify for full assistance, the classification of 'climate payment' as aid will be used to discriminate against countries/regimes the donors opposed.
Yet the impact of climate change did not respect national boundaries.
R. Shoko