Activités en gouvernance institutionnelle

En 2005, la Banque a adopté une stratégie complète de gouvernance institutionnelle qui sert de cadre et facilite les interventions dans ce domaine. L’objectif de la stratégie de la Banque est de contribuer au développement économique par la promotion d’une bonne gouvernance institutionnelle dans les entreprises publiques et  privées, et de veiller à ce qu’elles créent de la valeur pour les actionnaires et les autres parties prenantes, non seulement du point de vue financier, mais aussi de manière responsable du point de vue social et environnemental. Une bonne gouvernance institutionnelle est aussi une préoccupation directe de la Banque en tant qu’investisseur de capitaux dans les entreprises du secteur privé et financier des projets de développement, qui comptent souvent sur l’implication des entreprises du secteur privé et des sociétés paraétatiques. Les résultats positifs de ces investissements et projets reposent nettement sur un environnement sain en terme de gouvernance institutionnelle.

Depuis qu’elle a adopté sa stratégie, la Banque s’est engagée dans plusieurs activités destinées à poser les fondements aux initiatives durables qui contribueront à ancrer les meilleures pratiques de gouvernance institutionnelle dans les programmes de développement aux niveaux des pays, des régions et des entreprises. La Banque a aussi pris des mesures pour identifier les moyens de renforcer son cadre institutionnel interne afin de mieux assumer son rôle de chef de file dans la promotion de la gouvernance institutionnelle en Afrique. Dans ce contexte, la Banque a organisé une série de réunions et de manifestations dans le but d’une part, d’améliorer la coordination entre les acteurs impliqués dans la promotion de la gouvernance institutionnelle, intensifiant ainsi le transfert et la diffusion des connaissances dans les domaines relatifs à la gouvernance institutionnelle entre les partenaires, et d’autre part, de développer des interventions efficaces pour faire face aux défis liés à la gouvernance institutionnelle sur la base des meilleures pratiques et des leçons apprises.

Les initiatives réalisées sont les suivantes:

  • l’accueil de la réunion consultative annuelle des partenaires au développement clés et de certains acteurs œuvrant dans le domaine de la gouvernance institutionnelle en vue d’échanger des informations et de mieux coordonner les activités sur le terrain (2005-2006-2007);
  • l’appui permanent au NEPAD et au Secrétariat du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP), aux pays membres du NEPAD, aux organismes professionnels et aux institutions panafricaines comme le Forum consultatif panafricain sur la gouvernance institutionnelle;
  • l’organisation d’un atelier pendant les Assemblées annuelles de la Banque à Shangai;
  • et une participation active à la préparation et à l’adoption de la position commune des IFD concernant la gouvernance institutionnelle. La déclaration a été signée par 31 insitutions financières de développement (dont la Banque) à l’occasion de l’Assemblée annuelle du Groupe de la Banque mondiale d’octobre 2007.

Profil de gouvernance pays

L’aptitude à évaluer la performance constitue l’un des plus importants facteurs d’amélioration de la pratique de la gouvernance. Le profil de gouvernance pays (PGP) du Groupe de la Banque a été adopté en 2002 comme un outil de diagnostic destiné à évaluer les caractéristiques, l’évolution et la performance de la gouvernance dans les pays membres régionaux (PMR). Le profil de gouvernance pays (PGP) de la Banque visait plusieurs buts : i) contribuer au dialogue sur les politiques, aux stratégies par pays et à la programmation opérationnelle de la Banque ; ii) servir d’instrument commun de responsabilisation mutuelle par un suivi régulier de la performance et de l’évolution des pays membres régionaux en matière de gouvernance, et iii) accroître l’influence et l’empreinte de l’Afrique en matière d’analyse de la gouvernance.

Entre 2002 et 2006, la Banque a mené 21 PGP. En 2006, la Banque a commandé une revue interne pour évaluer l’efficacité du PGP, en termes de produit et de processus. Cette revue semble indiquer que l’expérience a été mitigée. La Revue des profils de gouvernance pays  de la Banque fait les recommandations suivantes pour améliorer la qualité, la pertinence, la ponctualité et l’efficacité des PGP : les aligner sur les processus des pays, en particulier le MAEP, et contribuer plus efficacement à l’harmonisation des donateurs dans le travail de diagnostic de la gouvernance, en conformité avec les engagements relatifs à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (cibles de performance 10a et 10b). En fin de compte, les PGP devraient guider et soutenir les efforts de réforme faits par les PMR et fournir à la Banque, aux PMR et à leurs parties prenantes un instrument commun de responsabilisation pour assurer le suivi du progrès de manière impartiale, cohérente et régulière (cible de performance 12 de la Déclaration de Paris).

Un processus de révision est actuellement en cours et le nouveau PGP devrait être présenté au début de 2009.








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