Réformes du secteur financier

La Banque s’efforce de soutenir les gouvernements afin qu’ils réforment en profondeur leurs secteurs financiers de manière à développer des systèmes financiers  axés sur le marché, efficaces, compétitifs et judicieux, et qui contribueront mieux à l’atteinte des objectifs de développement et de croissance en Afrique.

L’histoire des réformes du secteur financier en Afrique remonte à la fin des années 1980 avec la libéralisation des taux d’intérêt, la levée des barrières à l’entrée et à la sortie du secteur et la privatisation des intermédiaires financiers étatiques. Constatant que ces réformes n’ont pas pu aboutir à des réformes structurelles et institutionnelles satisfaisantes, les gouvernements africains se sont engagés dans une deuxième phase de réformes visant à renforcer les cadres réglementaires et à consolider l’indépendance des banques centrales. Plus récemment, les efforts de réforme ont ciblé l’amélioration de la gouvernance institutionnelle avec pour objectif d’accroître la transparence des institutions et de les responsabiliser davantage. Les résultats de ces réformes sont positifs. Dans plusieurs pays, la contribution du secteur financier au PIB a augmenté et l’on y  a enregistré une croissance des marchés financiers.

Au fil des années, la Banque a apporté son appui aux efforts entrepris par plusieurs de ses PMR pour reformer leurs secteurs financiers. Très récemment, l’appui de la Banque au Programme de réforme du secteur financier de l’Egypte (2005-2008) par le biais d’un prêt d’appui budgétaire de 500 millions de dollars renforce le secteur financier, ce qui se traduit par l’existence d’institutions bancaires/non bancaires plus solides et compétitives, ainsi que de compagnies d’assurance qui accélèreront la croissance économique et le développement.

La Banque soutient aussi des initiatives du secteur financier qui encouragent l’intégration économique. A cet égard, par le truchement d’un don de 23 millions de dollars, la Banque appuie les efforts de l’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO) visant à améliorer les systèmes de paiement de la Gambie, de la Guinée et de la Sierra Leone afin de les mettre au même niveau que ceux du Ghana et du Nigeria. L’harmonisation des systèmes de paiement dans cinq des six pays membres de la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest (ZMAO) contribuera à l’atteinte des objectifs visant à créer une monnaie unique dans cette sous-région.








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