Energie
Porfeuille de projets
| Référence | Projet | Statut |
|---|---|---|
| P-Z1-FAD-003 |
Ethiopia-Kenya Electrification Interconnection Phase II |
ApprouvéAPVD |
| P-KE-FZ0-003 |
Menengai Geothermal Development Project Catégories: Kenya |
ApprouvéAPVD |
| P-EG-FE0-002 |
CTF Project Preparation Grant for 200mw Wind Project in Gulf of Suez Catégories: Égypte |
ApprouvéAPVD |
21/05/2012 - Bilan de la BAD 2012
25/05/2011 - Projet hydroélectrique de Bujagali
Faits et chiffres
- La production énergétique – électricité, transports, et industries - est responsable d’environ deux tiers des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
- La production énergétique de l’Afrique représente environ 9,5 % de la production mondiale totale, mais le continent ne consomme qu’environ 3 % de la production énergétique mondiale ; il est donc un exportateur net de ressources énergétiques.
- L’hydroélectricité représente 45 % de la production électrique en Afrique subsaharienne, mais moins de 4 % du potentiel commercialement exploitable du sous-continent a été exploité.
L’énergie propre en l’Afrique
Pour que tous les Africains aient accès à l’énergie, l’Afrique doit optimiser les options d’énergie propre, mettre l’accent sur l’efficacité énergétique. Elle doit travailler avec les pays développés et les institutions de développement afin d’attirer une plus grande part des financements au service du développement propre du continent.
Hela Cheikhrouhou, directrice
Département Energie, Environnement et Changement climatique
Le besoin: l’énergie accessible pour tous
L’Afrique dispose de ressources abondantes mais mal réparties en énergie hydraulique, solaires, éolien, biomasse et géothermique. Elle ne compte que 9,5% de la production totale mondiale, ce qui est bien en dessous de son potentiel.
1,5 milliard de personnes vit sans électricité dans le monde et 80% de cette population vit en Afrique sub-saharienne. Si cette situation reste inchangée, un peu moins de la moitié de la population aura accès à l’électricité d’ici 2050 et le nombre de personnes qui manquent d’accès à l’électricité croîtront jusqu’en 2030.
Seul un Africain sur quatre a accès aux sources d’énergie moderne comme l’électricité. Hors Afrique du Sud, la consommation d’électricité en Afrique subsaharienne représente à peine 1 % du niveau des pays à revenu élevé. L’accès à l’énergie est étroitement lié avec la pauvreté: l’absence d’électricité ou d’autres sources d’énergie est associée à une carence en services de santé, en accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’éducation.
2,5 milliards de personnes en Afrique utilisent le charbon et le bois comme énergie domestique, ce qui nuit à la santé des familles et contribue aux émissions de CO2, à la déforestation et à la désertification. L’Afrique ne contribue actuellement que 4 % des gaz à effet de serre, mais les émissions augmenteront si ces pratiques ne changent pas.
Une croissance durable faible en carbone
L’Afrique peut développer une forte économie faible en carbone avec le soutien de financements internationaux de $100 milliards par an pendant 10 ans. Ce montant, apparemment élevé, est en réalité faible par comparaison aux bénéfices économiques de l’adaptation et l’atténuation. Une motivation réelle pour les pays dotés d’énormes ressources renouvelables en Afrique à développer leur potentiel et à réglementer le commerce de l’énergie et de lignes de transport afin de pouvoir tirer parti de leurs ressources renouvelables.
La Banque propose une nouvelle stratégie dans le secteur énergétique qui met l’accent sur un accès accru et qui encourage les investissements en matière d’énergie propre. Les projets visent l’interconnexion de réseaux nationaux, ainsi que le développement des énergies renouvelables -- l’hydro, la géothermie, l’éolien, solaire.
Energie hydroélectrique
Le projet hydroélectrique Sahanivotry à Madagascar est la première installation hydroélectrique privée à être exploitée à Madagascar. Cette centrale produit 10 % de l’électricité de l’île. Les conditions quotidiennes de la population se sont améliorées. Cette expérience peut se reproduire dans d’autres pays africains ayant un potentiel hydroélectrique.
Le barrage d’Inga hydroélectrique, en République démocratique du Congo. Il s’agit du plus grand potentiel hydroélectrique en Afrique, estimé à environ 39 000 MW. Le site d’Inga possède deux centrales actives, qui ne représentent que 4% du potentiel du site. La Banque aide le pays à moderniser ces centrales et finance des études de faisabilité pour optimiser les capacités du site, qui pourrait électrifier de nombreuses régions africaines avec un réseau électrique interconnecté et un marché énergétique régional.
La centrale électrique de Bujagali, en Ouganda, réduira les coupures de courant et les baisses de tension et le besoin d’utiliser des générateurs de secours coûteux et polluants.
L’usine hydroélectrique Itezhi-Texti, en Zambie située sur le site de l’actuel barrage, sur la rivière Kafu, est le premier projet de partenariat public privé dans le secteur de l’énergie en Zambie. Sa capacité sera de 120 mégawatts.
Energie solaire
La Banque, en collaboration avec Eskom, en Afrique du Sud, prévoit la construction de la première centrale d’énergie solaire concentrée en Afrique Sub-saharienne et le premier parc éolien d’Afrique du Sud. La Banque transfère également ses connaissances techniques aux experts sud-africains sur la conception et la gestion de projets électrique solaire et éolien. Ce projet est un exemple de financement pour promouvoir le développement d’énergie propre. Ce projet comprend un parc éolien de 100 MW à Sere.
Énergie éolienne
La centrale Cabeolica au Cap-Vert comprend quatre parcs éoliens sur quatre îles, qui permettront de réduire de manière conséquente la dépendance coûteuse sur l’importation pétrolière. Ce projet est le premier partenariat public privé à grande échelle dans le secteur des infrastructures au Cap-Vert et le premier projet indépendant d’énergie éolienne n Afrique subsaharienne.
Bio-énergie
Le projet de bioénergie Adax, en Sierra Leone, convertira 10.000 ha de canne à sucre en éthanol pour l’exportation vers l’Union européenne et pour couvrir les besoins en énergie domestique. Au-delà des emplois et de l’accès à une énergie renouvelable, le projet comprendra un programme de développement agricole pour soutenir la production alimentaire.
Transport durable
La Banque soutient le développement du transport durable à faible intensité en carbone, les projets de transport en commun et de transport ferroviaire. Le système de transport métropolitain de Nairobi aidera à développer un système de transport public urbain durable. Les pays membres régionaux seront également soutenus pour mettre en œuvre des cadres fiscaux et réglementaires afin de promouvoir le transport durable.
Partenariats et options de financement
Le changement climatique constitue un défi mondial auquel aucune organisation ne peut répondre de façon globale. La Banque met ses ressources au service des projets tout en anticipant des financements du Fonds vert de Copenhague, les Fonds d’investissement climatique, le Fonds pour l’environnement mondial. Elle encourage les investissements du secteur privé à travers des obligations d’énergie propre et des financements complémentaires avec d’autres partenaires qui inspirent la confiance des investisseurs.
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