Initiatives de la TIC

Connect Africa Initiative

L’initiative Connect Africa est un partenariat mondial lancé en octobre 2007 pour mobiliser les ressources humaines, financières, et techniques nécessaires en vue de combler les importants déficits d’infrastructure TIC sur le continent. À ce jour, les annonces de contributions pour le développement de l’infrastructure et des services nécessaires à la réalisation des ODM TIC et du Plan d’action du Sommet mondial sur la Société de l’information totalisent 55 milliards d’USD (34,08 milliards d’UC). Le Groupe de la Banque jouera un rôle de premier plan dans la coordination de cette initiative.

Connexions internationales par fibres optiques

La connexion internationale haute vitesse est un obstacle majeur pour l’exécution des services de transmission sur large bande en Afrique. Un certain nombre de projets de réseaux de base de câbles sous-marins ont été proposés ces dernières années avec une ouverture de 70 000 km de ligne côtière et un coût estimatif de 6,4 milliards d’USD.

Au nombre des principaux projets de fibres optiques figurent :

Initiatives régionales

L’absence de connexion régionale entre les États qui ont accès au câble sous-marin et les pays sans littoral et plus généralement, la rareté de liaisons terrestres transfrontalières, fait partie des grands retards technologiques en termes d’accès à large bande en Afrique.

  • Réseau de base de l’Afrique centrale (CAB) : L’objet de ce projet est de construire un réseau de télécommunications composé de liaisons terrestres par fibres optiques au réseau de câbles sous-marins par fibres optiques de la côte ouest-africaine (SAT3) qui reliera plusieurs pays de l’Afrique centrale et fournira à la région un accès numérique sur bande large au réseau mondial à fibres optiques. La dorsale à large bande prévue augmentera la capacité de l’infrastructure à fibres optiques posée le long de l’oléoduc entre Kribi (Cameroun) et Doba (Tchad), et interconnectera durant sa première phase 3 pays : Cameroun, Tchad, et RCA.
  • Réseau à large bande de l’Afrique de l’Est (EABN) : L’objectif du projet est de construire un réseau intégré d’infrastructure TIC à large bande pour l’Afrique de l’Est (EAC-BIN) qui assurera la connexion transfrontalière de cinq états partenaires de la CAE (Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda) et la liaison avec les centres de transit internationaux à travers les systèmes de câbles sous-marins à fibres optiques. L’initiative devrait voir le jour dans le cadre du projet Connect Africa avant fin 2010.
  • Maritime Communications for Safety on  Lake Victoria (MCSLV) : L’objectif du projet est d’établir des communications maritimes pour le lac Victoria avec les composantes suivantes : a) système de communication sans fil basé sur la technologie GSM permettant la conversation duplex entre les navires en détresse et les postes de secours ; b) Centre régional de communications maritimes (RMCC), doté de la capacité de traiter le trafic de détresse radioélectrique en provenance du public dans la région; et c) un système de communication maritime qui facilitera les opérations de recherche et de secours. Trois pays de la CAE partagent le lac Victoria: Kenya, Tanzanie & Ouganda)
  • Réseau de base de l’Afrique australe – Liaison terreste SATA : L’objectif du projet est d’améliorer les liaisons transfrontières qui interconnectent les états membres de la SADC. L’objectif est d’améliorer la connexion transfrontière des pays membres de SATA par des réseaux à fibres optiques et de les relier aux systèmes des câbles sous-marins, notamment le Réseau de cable sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy).Réseau de l’Afrique de l’Ouest – ECOWAN L’objectif est d’améliorer la connexion entre les bureaux de la CEDEAO et les organisations affiliées, contribuant ainsi à l’intégration de la région CEDEAO en fournissant une solide plateforme d’information régionale. ECOWAN est un réseau Intranet reliant toutes les capitales des états membres et permettant d’améliorer les communications par bande large. Il servira de système d’information des entreprises de la CEDEAO et sera connecté à l’Internet. ECOWAN appartient à la CEDEAO qui l’exploite, et n’est accessible que par les fonctionnaires et les organisations affiliées de la CEDEAO.
  • Réseau de fibres du Consortium d’électricité de la CEDEAO : L’objectif du projet est WAPP est d’augmenter la capacité d’accès à large bande dans la région de la CEDEAO grâce à l’augmentation la capacité du réseau d’infrastructure de communications du Consortium d’électricité de l’Afrique de l’Ouest (WAPP), et à la liaison du réseau WAPP à l’infrastructure nationale et régionale pour combler les déficits de connectivité dans la région de la CEDEAO.

Intitiatives nationales

L’absence de réseaux fédérateurs nationaux est un autre obstacle à la généralisation des services de communication avancés dans les PMR. C’est par manque d’infrastructure nationale de réseaux de base que la fourniture des services de communication en dehors des grands centres urbains est coûteuse et non viable commercialement parlant.

  • Politique et réglementation

    Il existe encore des défis de taille en ce qui concerne le développement de régimes de délivrance de licences d’exploitation de technologies neutres et convergentes, la promotion de la concurrence, l’établissement de règlements et de tarifs d’interconnexion, la gestion des ressources telles que les nombres et les spectres de fréquence radioélectrique, l’élaboration et l’exécution des stratégies d’accès universel et l’application des normes. Les politiques et la réglementation qui abolissent l’exclusivité de l’entrée sur le marché, réduisent les frais de licence et simplifient les procédures de délivrance de licences ainsi que celles qui promeuvent l’accès libre, transparent et non-discriminatoire aux réseaux sont la base de l’amélioration des réseaux large bande nationaux et régionaux. En outre, la plupart des PMR rencontrent des difficultés dans les nouveaux domaines de politique en particulier ceux qui ont trait aux transactions électroniques et à la sécurité informatique.

    Voir les défis et problèmes qui se posent en matière de réglementation TIC :

  • E- applications

    La Banque a été un investisseur clé dans les applications électroniques. Un certain nombre de projets nationaux, régionaux et multinationaux qui mettent l’accent sur le développement rural intégré, l’agriculture, la santé, l’éducation et l’infrastructure ont également bénéficié du financement de la Banque durant les quinze dernières années. Ces projets incorporaient des composantes TIC qui avaient souvent trait à la fourniture de matériels et de logiciels, d’études de systèmes, aux systèmes informatiques de gestion santé/éducation et à la formation. À cet égard, Durant la période de 1995-2005, la Banque a dépensé plus de 80 millions d’USD sous le forme de dons et de prêts pour soutenir l’application des TIC dans la santé, l’éducation et l’agriculture.