Infrastructures

Porfeuille de projets

Référence Projet Statut
P-CM-KE0-001 Projet d'assainissement de Yaoundé

Catégories: Cameroun

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L'Afrique présente un déficit important en matière d'infrastructures. Ce retard est particulièrement marqué pour l'assainissement (où la couverture dans les pays sub-sahéliens est de 65 % contre 82 % dans les pays en développement dans leur ensemble), l'électricité (24 % contre 58 %) et l'accès rural aux routes (34 %  contre 90 %).

Une croissance annuelle de 7 %, qui permettrait d’atteindre les OMD en matière de réduction de la pauvreté  nécessiterait un investissement annuel de 22 milliards de dollars US dans les infrastructures en Afrique, dont 40 % dans les transports, 25 % à l’énergie, 20 % à l'eau et le reste aux télécommunications.

Les quatre secteurs principaux constituant les infrastructures sont l’assainissement, l’énergie, les transports et les télécommunications. Outre l’investissement annuel mentionné ci-dessus, des besoins financiers annuels de l’ordre de 18 milliards sont nécessaires pour l’exploitation et l’entretien des investissements en Afrique. Le continent devait consacrer environ 38 milliards de dollars par an, soit entre 32 et 40 dollars US par habitant de 2005 à 2015 pour permettre au continent d’atteindre les objectifs du Millénaires dans ces secteurs. Il s’agit là d’un obstacle majeur pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Depuis Gleneagles en 2005, l'appui des partenaires financiers aux secteurs de l'infrastructure de l'Afrique a augmenté. L'aide directe pour les infrastructures émanant des pays de l’OCDE a progressé de 5,1 milliard de dollars US en 2005 à 5,7 milliard de dollars US en 2006.

Le groupe de la BAD et les infrastructures

Conscient des retards, la Banque, depuis sa création en 1967, a favorisé l’infrastructure en y consacrant 36 % des engagements totaux, soit 52 milliards de dollars. Depuis 2001, date marquée par l’avènement du NEPAD, une nouvelle impulsion est donnée à l’infrastructure et sa contribution en 2007 s’est élevé à 2,27 milliards de dollars, en augmentation de 88 % sur l’année 2006. Les activités en faveur du secteur de l’infrastructure seront considérablement intensifiées au titre du FAD XI pour représenter 62 % de toutes les approbations de la Banque (contre 52 % pour le FAD X).

Conformément aux objectifs, les projets et programmes régionaux ont constitué un des éléments essentiels de ces financements. Le montant de l’appui aux projets multinationaux est passé de 2,46  milliard de dollars en 2006 à 2,78 milliards de dollars US en 2007, soit une augmentation de 12,9 %.  La majeure partie de ces ressources est allée au secteur des transports, suivi des communications et de l’énergie.

Par ailleurs, en 2007, la Banque a approuvé 5 projets régionaux au titre du NEPAD pour un coût total de 327 millions de dollars US. Un montant de 4,2 millions de dollars a également  été approuvé au titre du Fonds Spécial pour la préparation des projets d’infrastructures du NEPAD, destiné au  financement de la préparation de 7 projets dans les secteurs de l’énergie, des transports et des communications.

Malgré cet important effort consenti, les moyens financiers de la Banque restent faibles. Le recours au secteur privé s’avère nécessaire pour combler les besoins croissants en financement et le département de l’infrastructure favorise les partenariats publics-privés dans le cadre de sa nouvelle structure organisationnelle qui intègre un important volet d’expertise dans ce domaine du partenariat public-privé. 

Consortium pour les infrastructures en Afrique

Le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) a été créé en 2005 à la suite du sommet du G8 de Gleneagles. Le Consortium est une nouvelle initiative visant à accélérer les progrès en matière de développement des infrastructures en Afrique, en soutien au développement économique. Il s'adresse aux besoins et contraintes d'infrastructures nationales et régionales, avec une emphase sur les infrastructures régionales. Le Consortium comprend les donneurs bilatéraux du G8 et les agences multilatérales. L’ICA est appuyé par un petit secrétariat qui est hébergé par la Banque africaine de développement.

Pour plus d'infos www.icafrica.org.

Partenariat UE-Afrique pour l’infrastructure

En décembre 2005, le Conseil de l'Europe a adopté une Stratégie européenne pour l'Afrique qui définit clairement un cadre d'interaction entre l'Europe et l'Afrique, à tous les niveaux: institutions panafricaines comme la Banque, commission de l'Union Africaine, communautés économiques régionales, autorités nationales. Ce cadre prévoit la mise en place d'un partenariat stratégique UE-Afrique pour la sécurité et le développement, dont les objectifs primordiaux sont d'aider l'Afrique à réaliser les Objectifs de développement pour le millénaire (OMD) fixés par les Nations Unies et de rendre le partenariat entre l'Europe et l'Afrique plus efficace. La stratégie définie se fonde sur les piliers suivants: 1) la bonne gouvernance, la paix et sécurité; 2) la croissance économique, le commerce, l'intégration régionale et l'interconnectivité; et 3) la santé, l'éducation et un environnement sain.








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