Développement du secteur privé

Le développement du secteur privé est essentiel à une croissance durable et inclusive. La mise en oeuvre de la vision de la Banque pour le développement de ce secteur fait appel à un certain nombre d’approches, à savoir : l’amélioration de l’environnement des affaires ; le soutien aux entreprises privées ; le renforcement des institutions et systèmes financiers ; la promotion de l’intégration régionale et du commerce ; et la création d’un effet de démonstration propre à attirer les ressources d’autres bailleurs de fonds. Durant l’année, la Banque a alloué un montant de 868,9 millions d’UC à 25 nouvelles opérations du secteur privé. Ce montant comprend 815,6 millions d’UC de prêts-projets et de lignes de crédit, et 53,4 millions d’UC de prises de participation dans le secteur privé. En outre, 4,5 millions d’UC ont été approuvés sur des fonds spéciaux pour renforcer le développement du secteur privé. Les opérations du secteur privé représentent 15,3 % de l’ensemble des approbations du Groupe de la Banque en 2011. Trois lignes de crédit à garantie souveraine ont été approuvées en faveur de la Tunisie et du Nigeria, pour l’octroi de crédits aux PME privées.

Il apparaît que les projets régionaux et multinationaux viennent en tête (40,9 %), suivis des pays à revenu intermédiaire (PRI) (35,1 %), et des pays à faible revenu (PFR) (24 %). En 2011, les financements obtenus par les PFR, y compris les États fragiles comme le Zimbabwe, le Togo et la Sierra Leone, ont dépassé le niveau de 2010, qui était de 19 %. Bien que la  part des opérations approuvées ciblant directement les PFR semble relativement faible, elle a néanmoins atteint plus de 50 % des approbations, en tenant compte des opérations régionales/multinationales, dont bénéficient aussi les PFR. En termes de répartition sectorielle, la plupart des approbations du secteur privé en 2011 concernent la finance, qui est suivie des industries et services, et de l’infrastructure

Services financiers : En 2011, sur les approbations du secteur privé, 324,1 millions d’UC ont été allouées aux institutions financières, dont des lignes de crédit à la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA) et à la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). La Banque a pris des participations au capital de deux institutions africaines d’assurance, à savoir ZEP-Re et Africa-Re. Ces opérations permettront de renforcer le secteur de l’assurance en Afrique, qui est généralement sous-développé, et d’accroître sa part sur le marché mondial de l’assurance. Des institutions financières au Mali, en Namibie, au Nigeria et en Ouganda ont obtenu des lignes de crédit destinées essentiellement à l’octroi de prêts aux MPME locales.

Industries et services : Les approbations du secteur privé pour les industries et services en 2011 ont porté sur quatre projets d’une valeur totale de 327,4 millions d’UC, dont le projet de l’Office chérifien des phosphates (OCP) S.A. au Maroc (156,2 millions d’UC).

Financement de l’infrastructure : Les approbations de la Banque en 2011 se sont élevées à 226 millions d’UC pour 9 opérations non souveraines de financement de l’infrastructure. La Banque a mobilisé 774 millions d’UC supplémentaires auprès de promoteurs privés, d’entités commerciales et de partenaires au développement. Trois grands projets multinationaux d’infrastructure ont été approuvés en 2011.








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