Les prises de participations

La Banque africaine de développement (BAD) reconnaît le rôle crucial que peuvent jouer les prises de participations dans la promotion du développement du secteur privé. Les prises de participations permettent de toucher directement les pôles de croissance et de création d’emplois, de renforcer les capacités en matière de gestion, de soutenir l’entreprenariat et d’améliorer la gouvernance environnementale et sociale.

Le Groupe de la BAD recourt aux prises de participations privées pour investir dans une gamme variée d’entreprises africaines, en appui à l’inclusion financière, aux agro-industries, à la mise en place d’infrastructures et d’établissements de soins de santé.

Comme d’autres acteurs, la BAD demeure convaincue qu’un nombre accru de fonds d’investissements privés actifs en Afrique permettra de renforcer substantiellement le développement économique et social du continent. La moyenne pondérée de la notation du risque du portefeuille souverain était de 2,60 à la fin de décembre 2014 contre 2,73 au 31 décembre 2013. ( Source AFDB Annual report pg 132)

Les principes directeurs de la BAD, datant de 1995 en matière de prises de participation, fixent les critères devant régir les opérations de la Banque. Aux fins de ces principes, la Banque pourrait :

  • Utiliser divers instruments de prises de participation/ quasi-participation ;
  • Investir directement ou indirectement ;
  • Investir dans des fonds d’investissement publics ou privés ;
  • Faire des investissements stratégiques.

Priorités stratégiques

Toutes nos prises de participations doivent être en adéquation avec les priorités institutionnelles de la BAD, notamment la diversification sectorielle et géographique, et mettre l’accent sur les pays à faible revenu et les États fragiles, en vue de soutenir le développement des petites et moyennes entreprises, la croissance solidaire et verte, les infrastructures et l’intégration régionale.
De manière spécifique, la Banque a fixé certaines cibles et des objectifs en termes de prises de participations:

  • Objectif – constituer un portefeuille diversifié, qui trouve le juste équilibre entre l’atteinte de résultats de développement efficients et des rendements financiers suffisants.
  • Volume des prises de participations – entre 10 % et 20 % des approbations non souveraines annuelles, du  montant total des prises de participations. Un investissement périodique, sans aucune tentative de « rattraper le marché ».
  • Investissements indirects –  environ 80 % des approbations mettent l’accent sur les fonds d’investissement privés pour surmonter les limites en termes de capacités internes et constituer des marchés de participations privées en Afrique.
  • Investissements directs – environ 20 %, avec un accent mis sur les investissements stratégiques dans des institutions financières, au sein desquelles la Banque jouit d’une expertise, étend son champ d’action et construit le secteur financier.