Nos priorités stratégiques

La stratégie des opérations du secteur privé de la Banque s’inscrit dans un large éventail de priorités institutionnelles interdépendantes, parmi lesquelles le développement des infrastructures, l’intégration régionale, la bonne gouvernance, la gestion du savoir, les partenariats et l’harmonisation réglementaire.  Les opérations du secteur privé articulent leur stratégie autour de quatre priorités :

  • Soutenir les entreprises privées ;
  • Mettre en place des infrastructures compétitives ;
  • Promouvoir l’intégration régionale et les échanges commerciaux ;
  • Améliorer le climat d’investissement.

Soutenir les entreprises privées

La Banque s’efforce de soutenir l’ensemble des entreprises privées, des micro-entreprises aux méga-entreprises, et dans le plus grand nombre de pays possible, qu’ils soient à revenu intermédiaire ou à faible revenu. Étant donné la diversité et le nombre important de micro, petites et moyennes entreprises (MPME), la Banque les appuie généralement par le biais d’intermédiaires financiers, en recourant à des lignes de crédit ou à des mécanismes de garantie associés à des ressources de dons dédiés à l’assistance technique et au renforcement des capacités. La BAD soutient également les MPME en apportant son concours à des associations professionnelles et à d’autres structures de développement des entreprises. Pour les entreprises de plus grande taille, la BAD est en général disposée à fournir un appui financier direct, en partenariat avec d’autres institutions financières.

 

Mettre en place des infrastructures compétitives

La contribution du secteur privé à la mise en place d’infrastructures dans le cadre de partenariats public-privé (PPP) a ouvert la voie à de grandes opportunités pour améliorer l’offre et la qualité des services de base, dans des domaines tels que l’énergie, les transports, les télécommunications et l’eau. Non seulement les conditions de vie quotidienne de la population s’en trouvent améliorées, mais cela contribue également à créer un environnement des affaires plus attractif pour les entreprises et les promoteurs étrangers et nationaux. La Banque est particulièrement bien placée pour répondre aux besoins en infrastructures des pays membres régionaux, en combinant les ressources de ses guichets public et privé (y compris les ressources concessionnelles) et en offrant une assistance technique, ainsi qu’en matière de renforcement des capacités à l’appui des PPP. La BAD encourage les projets dans les industries extractives, qui renforcent également les biens publics les infrastructures, l’énergie et les transports. Une nouvelle génération de PPP , fondée sur un modèle mis au point avec succès par l’Initiative de financement public du Royaume-Uni (PFI), offre de nouvelles opportunités de financement privé dans les domaines de l’infrastructure sociale, comme la santé et l’éducation.

 

Promouvoir l’intégration régionale et les échanges commerciaux

Pour que les pays africains deviennent plus compétitifs sur le marché mondial, la Banque une libéralisation des échanges, finance des programmes destinés à soutenir les échanges commerciaux interrégionaux et intra-régionaux, aide les banques locales à nouer des relations avec les banques étrangères, et renforce la capacité financière des institutions locales de financement du commerce. La promotion du commerce constitue l’un des principaux moyens via lesquels la Banque peut soutenir le développement des sociétés privées nationales et de l’agriculture en Afrique. À travers le secteur privé, la BAD souhaite renforcer l’intégration régionale, en encourageant la création de corridors de développement régional. Les opérations du secteur privé dans les industries extractives peuvent agir à la façon d’un mécanisme de création de richesse, en faveur du déploiement des corridors de développement régional : ces efforts, engagés dans un élan vertueux, entraîneraient le développement des infrastructures publiques, la création d’entreprises – depuis la chaîne d’approvisionnement local en amont, à la création d’industries à valeur ajoutée en aval –, et une diversification à plus long terme des économies africaines, basées en grande partie sur les ressources naturelles.

 

Améliorer le climat d’investissement

La Banque, qui veut améliorer le climat d’investissement, encourage, de ce fait, les entreprises nationales et étrangères à soutenir le développement économique et social. Pour ce faire, la BAD aide les gouvernements à réformer leurs cadres juridiques et réglementaires, à renforcer la gouvernance économique et d’entreprise, à promouvoir la responsabilité financière, la transparence et l’obligation de rendre compte, à renforcer les droits de propriété, à atténuer les risques encourus par les investisseurs nationaux et étrangers, à appuyer la réforme du droit commercial et à renforcer la sécurité des biens et des transactions. La BAD travaille avec des partenaires au développement, tels que le Groupe de la Banque mondiale, pour faire des économies d’échelle en appliquant les enseignements tirés dans les pays et les régions. La Banque soutient également la création de nouvelles structures qui visent l’amélioration du cadre propice aux affaires  à l’instar de la Facilité du climat d’investissement pour l’Afrique (FCI), un fonds indépendant soutenu par le NEPAD et destiné à mobiliser les ressources nécessaires au développement de l’Afrique et pour lever les obstacles à la croissance.