Transports
Projects portfolio
| Référence | Projet | Statut |
|---|---|---|
| P-ML-DB0-011 |
Aménagement de la section de route Urbaine point Y-Pont Woyowanko à Bamako Catégories: Mali |
En coursOnGo |
| P-ML-DB0-009 |
Prêt supplémentaire au Mali Catégories: Mali |
En coursOnGo |
Aujourd’hui, sur le continent africain, l’état particulièrement défectueux du réseau des transports empêche les pays d’être compétitifs, notamment sur le marché mondial.
Les routes
Les réseaux nationaux
En Afrique, les routes représentent le mode de transport le plus important, avec près de 90 % du transport de passagers et de frêt et elles constituent la plupart du temps le seul moyen d’accès aux communes rurales. Si le réseau rural est suffisant en terme de kilomètres, il rencontre des problèmes d’amélioration, d’entretien et de maintenance dans le temps. Dans les zones urbaines, l’infrastructure est inappropriée, notamment en fonction de l’afflux des populations vers les villes, et les aménagements ne répondent pas aux besoins des piétons et des cyclistes, en nombre toujours plus important. En règle générale, trop souvent, aucun travaux d’entretien des infrastructures existantes n’a été réalisé, entraînant à terme la nécessité de mettre en œuvre de grands travaux de réhabilitation, voire de reconstruction.
Les liaisons régionales
La moitié des pays du continent africain sont enclavés et les coûts de transport peuvent s’élever jusqu’à 77 % de la valeur des exportations. De fait, ces pays rencontrent d’importantes difficultés pour tirer partie de la croissance du commerce au niveau de l’économie mondiale, d’où la nécessité de faciliter à une grande échelle les échanges, tant entre les pays qu’avec le reste du monde. L’amélioration des liaisons passe à la fois par le développement de corridors de transports, la mise en place de systèmes d’information et d’installations douanières rénovées entre les pays mais également par la création d’institutions de gestion spécifiques.
La sécurité routière
Le réseau routier de l’Afrique est le plus dangereux au monde. La Commission pour la Sécurité routière mondiale prévoit que les décès dus aux accidents de la route augmenteront de 80% à l’horizon 2020 en Afrique subsaharienne, les accidents de la route devenant ainsi la deuxième cause principale de mortalité pour le groupe d’âge de 5 à 44 ans, comprenant les jeunes adultes économiquement actifs.
Le rail
La densité moyenne du réseau - 2,9 km pour 1 000 kilomètres carrés - est l’une des plus faible au monde. L’absence d’investissement, accompagnée de systèmes de gestion médiocres, ont pour conséquence la vétusté et la dégradation des lignes existantes et des équipements, entraînant une baisse importante du trafic.
Seize pays africains n’ont aucune voie ferrée ou ne disposent pas de portions de lignes ferroviaires internationales. Néanmoins, certaines régions, comme les régions australes et occidentales du Soudan, où il n’existe pas de routes, comptent entièrement sur le rail.
Les ports, infrastructures maritimes et voies de navigation
Le transport international de conteneurs est en pleine croissance. Or le développement de ce mode de transport est aujourd’hui freiné en Afrique par le manque d’infrastructures portuaires. Les nouvelles installations qui verront le jour devront également être coordonnées avec des réalisations sur les réseaux routiers et ferrés afin d’assurer une interface entre les différents modes de transports.
Le transport aérien
Le secteur du transport aérien a vocation à relier entre elles les grandes villes du continent. Des pays comme l’Egypte, la Tunisie ou encore le Sénégal bénéficient de niveaux d’investissements inégalés dans le domaine aérien. Bien que la situation des pays d’Afrique varie beaucoup, les préoccupations liées à la sûreté et la sécurité aériennes demeurent des entraves générales à la croissance dans beaucoup de pays – les infrastructures ne figurant pas au coeur du problème. En 2005, 25% des accidents sont intervenus en Afrique. Le problème de la sûreté est davantage celui de la compétence des pilotes, de l’administration de la sûreté et des installations de trafic aérien. Rendre les aéroports et compagnies aériennes d’Afrique plus sûrs est un problème majeur.
Le Consortium pour les Infrastructures en Afrique (ICA) a été créé en 2005 à la suite du sommet du G8 de Gleneagles. Le Consortium encourage une approche concertée pour répondre aux besoins urgents d’infrastructures en Afrique afin de soutenir la croissance économique à travers tout le continent.







