AGC VI - Impact sur la pauvreté

Quelque 320 millions des personnes vivant dans une pauvreté extrême – avec moins d’un dollar par jour – se trouvent en Afrique. La crise financière et économique actuelle compromet, de la manière la pus grave, leurs conditions de vie et leur accès aux éléments fondamentaux d’une vie normale, à savoir : l’éducation, l’assainissement, les soins de santé et les possibilités d’emploi.

Le Groupe de la Banque africaine de développement, fort de son engagement à fournir aux pays africains un leadership sous le sceau de la compassion, de la vigilance et de l’efficacité, a apporté une réponse rapide aux besoins de l’Afrique découlant de la crise, en accélérant et restructurant des programmes en cours, en avançant l’approbation de nouveaux projets, et en recourant davantage à des instruments à décaissement rapide. Bien que de telles mesures ait été décisives pour éviter que les pays ne perdent leurs acquis économiques et sociaux de la décennie écoulée, l’AGC-VI, qui est destinée à augmenter sensiblement le capital, permettra aux opérations de la Banque d’avoir un impact significatif sur la vie des pauvres des PFR et des PRI, où se trouvent des poches de pauvreté aiguë faisant face à un certain nombre de défis de développement.

L’enjeu : stimuler une croissance tirée par le secteur privé dans les pays à faible revenu

Quelque 60% des opérations du secteur privé profitent, directement ou indirectement, aux pays à faible revenu (PFR). Elles aident à créer des possibilités d’emploi en milieu rural, développer l’infrastructure, et fournir l’accès au financement. En outre, la BAD investit, de manière stratégique, dans des opérations favorables aux pauvres, en privilégiant des projets qui tiennent dûment compte de l’additionnalité et de la complémentarité et en produisant, ainsi, un effet multiplicateur dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles.

L’AGC permettra à la Banque d’accroître considérablement son appui aux pays touchés par la récession mondiale, et d’augmenter le volume de son concours en faveur des pays qui en ont vraiment besoin.

Les PFR devraient continuer de tirer parti des synergies entre les ressources non concessionnelles de la BAD et les ressources concessionnelles du FAD, par l’augmentation des allocations sur le revenu net qui leur profitent directement, et par des ajustements novateurs sur la politique de la Banque concernant les projets enclaves qui permettront aux pays FAD d’emprunter auprès du guichet de la BAD.

Les opérations du secteur privé de la BAD

  • Ont permis à la Côte d’Ivoire de passer du statut d’importateur net d’électricité à celui d’exportateur net, par la réalisation de 12 millions d’USD de bénéfice et le paiement de 76 millions d’USD d’impôts à l’État sur une période de 8 ans, tout en stabilisant l’alimentation en électricité et favorisant une production plus stable de biens et services.
  • Ont aidé 20 000 à 30 000 familles, par le financement de la Banque de développement du Rwanda, y compris le financement de 15 microentreprises, 14 hôtels et 8 écoles.
  • Ont mis en place une usine de raffinage et de fractionnement de l’huile de palme d’une capacité de 100 tonnes/jour, avec la participation de 1 500 petits exploitants et l’emploi d’un nombre important de femmes.
  • Ont fourni du crédit aux couches les plus pauvres de la population congolaise, y compris plus de 50 000 microentreprises et un portefeuille de prêts de l’ordre de 26 millions d’USD.
  • Contribuent à la création de plus de 50 000 emplois d’ici à 2015, par le biais du développement des infrastructures en Afrique, en générant tous les ans 1 milliard d’USD d’impôts et de redevances pour l’État.

Cachées à première vue : les poches de pauvreté dans les pays à revenu intermédiaire

Quelque 40% des pauvres de l’Afrique vivent dans des pays à revenu intermédiaire (PRI). À l’instar des pays à faible revenu (PFR), les PRI font face à un certain nombre de défis communs : petite taille du pays, pays enclavé, pays insulaire, ressources limitées, petits budgets, et des indicateurs sociaux relativement faibles. De plus, les PRI ont des poches de pauvreté imperceptibles à première vue, un obstacle à surmonter pour créer des conditions favorables à une croissance économique durable. Dans des PRI comme le Botswana, la Namibie et le Swaziland, le virus du VIH/Sida a infecté plus de 15% de la population. Au Maroc, il existe plus de 933 bidonvilles et 400 quartiers défavorisés. Dans la plupart des pays de la BAD, la pauvreté en milieu rural demeure élevée, avec une prédominance du crédit informel – difficilement saisissable – pour la production agricole, l’activité principale des pauvres.
Les projets de la BAD ont:

  • Directement développé et amélioré l’accès à l’assainissement de plus de 20 % de la population de Maurice, et réduit de moitié les maladies d’origine hydrique;
  • Encouragé des réformes du secteur financier au Maroc, en renforçant le secteur du microcrédit et améliorant l’accès au crédit pour les femmes qui représentent 66 % des bénéficiaires du microcrédit;
  • Aidé à fournir un crédit au développement agricole à près de 12 000 hommes et femmes des zones rurales de l’Egypte; et
  • Ajouté de la valeur et amélioré la compétitivité : le prêt de la Banque à la facilité pour les céréales au Djibouti a amélioré les délais de stockage et de traitement des céréales, par le renforcement des capacités des entreprises locales et autochtones, la création de nouvelles opportunités d’affaires, et l’appui à l’intégration régionale.

Créer des opportunités et faire reculer la pauvreté par des projets d’intégration régionale à effet catalyseur

L’expérience nous a montré que les PRI peuvent jouer un rôle essentiel dans l’intégration régionale, en servant de moteur de croissance, de canal d’acheminement de capitaux, de centres de connaissance et d’excellence, avec des retombées bénéfiques importantes pour les pays voisins, et en servant de facteurs de stabilité et en créant des portails ouverts sur les marchés mondiaux, qui aident à créer des opportunités pour les pauvres.

Nos projets :

  • Sont en train de transformer le port Damietta de l’Egypte en un centre de manutention du plus gros volume de conteneurs en Méditerranée, ce qui favorise une forte réduction des coûts d’exploitation et des délais de transbordement, autant de résultats favorables aux échanges en Afrique ; et
  • Comblent un énorme déficit de financement de l’infrastructure transfrontalière telle que le projet EASSy, une initiative pour la construction et l’exploitation d’un réseau de câble sous-marin de fibre optique le long de la côte-est de l’Afrique, reliant 20 pays côtiers et enclavés entre eux et avec le reste du monde.







Explorez nos activités

Thèmes

Sélectionnez un pays

Explorez nos
activités