Revues sur l’efficacité du développement 2013

RAED- Revue annuelle 2013 sur l’efficacité du développement

La Revue annuelle sur l’efficacité du développement (RAED) offre une vue d’ensemble de la façon dont la Banque africaine de développement contribue au développement de l’Afrique. La RAED de cette année a pris pour thème directeur la croissance durable. Le RAED souligne que la trajectoire de croissance à long terme de l’Afrique dépend étroitement de la gestion durable de ses ressources naturelles.

Le RAED répond à trois questions : Quels sont les progrès sur le plan du développement en Afrique ? Dans quelle mesure la BAD contribue-t-elle au développement de l’Afrique? Et comment la BAD  se gère-t-elle  pour mieux appuyer le développement de l’Afrique?

L’Afrique est aujourd’hui le continent connaissant la croissance la plus rapide au monde. Le PIB collectif de l’Afrique par habitant a atteint 953 dollars. La solidité de la croissance économique a ouvert une brèche importante dans la faiblesse du niveau des revenus avec la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 51 % en 2005 à 39 % en 2012. Le défi consiste à combattre l’inégalité persistante afin que tous les Africains tirent bénéfice de cette croissance économique. La Banque reconnait que la poursuite d’un programme de croissance inclusive et durable est cruciale pour la réduction de ces inégalités.

Ainsi, le RAED présente les résultats obtenus à travers les interventions de la Banque sur le continent dans les domaines du développement du secteur privé, l’intégration régionale et le commerce, les infrastructures, l’agriculture et la sécurité alimentaire, le genre et développement humain, la gouvernance et la transparence, les pays fragiles et pays affectés par les conflits, l’environnement et énergie propre. La Banque  examine aussi la santé de notre portefeuille d’investissement et nos efforts incessants pour renforcer la Banque comme organisation de développement.


Revue sur l’efficacité du développement Édition 2013 Sénégal

Le Sénégal est à la pointe des partenariats public-privé (PPP) dans les infrastructures pour favoriser une mutation structurelle. Recourant à ses ressources dédiées au développement pour mobiliser les investissements du secteur privé, le pays a lancé plusieurs projets d’infrastructures de grande ampleur, de nature à encourager les investissements productifs. Aussi le Sénégal a-t-il pu réaliser des investissements ambitieux dans les grandes infrastructures de transport et améliorer son intégration dans l’économie régionale. Ces investissements, qui offrent aux producteurs sénégalais l’accès à de plus vastes marchés, sont cruciaux pour opérer une transformation structurelle et, partant,  pour accélérer également les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté. Le Sénégal partage désormais son expertise des partenariats public-privé avec d’autres pays africains.

Seule une longue tradition de démocratie pacifique, assortie d’élections réussies, a permis au Sénégal de concrétiser ces réformes ambitieuses. Une démocratie stable est le fondement du programme de développement national, car elle confère au gouvernement la légitimité nécessaire pour mettre en œuvre les réformes prévues.

La Banque s’est engagée à soutenir le gouvernement en introduisant des innovations de taille pour s’assurer que toutes ses ressources – financières et opérationnelles –travaillent de concert pour maximiser leur impact sur le développement. Le Sénégal est à l’avant-garde, doté d’un portefeuille privé substantiel qui vient compléter les opérations du secteur public. Pour soutenir ce portefeuille, nous avons combiné notre expertise relative aux transactions de grande ampleur, avec des initiatives visant à améliorer les institutions nationales et régionales requises pour que les investissements soient rentables.


Revue sur l’efficacité du développement Édition 2013 Zambie

Cette Revue sur l’efficacité du développement 2013 offre un compte-rendu détaillé de l’action que mène la Banque en Zambie, retraçant la façon dont les activités de la Banque ont contribué aux bons résultats du pays en matière de développement. Au cours des dix dernières années, la Zambie a enregistré des taux de croissance annuels spectaculaires, de plus de 6 % en moyenne, qui se sont accompagnés d’une hausse impressionnante du PIB (produit intérieur brut) par habitant, passé à 1 469 dollars EU en 2012 (contre 330 dollars EU en 2002). Grâce à cette forte performance de croissance, la Zambie est sortie, en 2010, de la catégorie des pays les moins avancés, pour obtenir le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure – un résultat remarquable.

En 58 pages, cette publication souligne que la forte performance de la Zambie sur le plan de la croissance n’est pas le fruit du hasard. Soutenue par une gestion macroéconomique solide, qui inclue une bonne maîtrise de l’inflation et une stabilité de la monnaie, la croissance a été favorisée par des investissements stratégiques, qui ont permis d’éliminer les goulets d’étranglement existant dans les transports et l’énergie. Mais, bien qu’indispensable pour extraire davantage de Zambiens de la pauvreté, la croissance économique ne suffit pas. La Zambie doit notamment veiller de près à entretenir la qualité de son développement et à poursuivre les changements structurels de son économie. Le pays semble en passe de diversifier davantage son économie, en faveur de secteurs à forte intensité de main d’œuvre, tels que l’industrie manufacturière et l’agriculture commerciale. « Ces dernières années, il y a eu des signes encourageants de diversification de l’économie zambienne, notamment la multiplication par cinq des exportations non traditionnelles, qui sont passées de 566 millions de dollars EU en 2005 à 2 852 millions de dollars EU en 2012 », a déclaré Simon Mizrahi, directeur du Département des résultats et du contrôle de la qualité de la Banque. « Cette revue sur l’efficacité du développement examine les progrès accomplis par la Zambie pour asseoir sa forte croissance actuelle sur des bases durables et analyse la façon dont la Banque contribue à cet ambitieux programme de développement ».

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