Education
En Afrique, l’enseignement supérieur est basé essentiellement sur les universités et est appuyé principalement par les pouvoirs publics. Il assure le développement du capital humain de grande valeur. Au cours des années 50 et 60, les institutions africaines d’enseignement supérieur ont acquis une réputation solide en tant que centres d’excellence comparables aux meilleurs centres d’excellence du monde. Les exigences et procédures d’admission étaient rigoureuses, et les diplômés de ces institutions étaient recrutés aux principaux postes de responsabilité au sein de l’administration et des industries. Les normes élevées de l’enseignement supérieur étaient étayées non seulement par la qualité de la vie universitaire, mais aussi par le niveau de rémunération du corps enseignant et du personnel, tandis que la qualité des installations répondait aux besoins des étudiants et des enseignants, tout en reflétant le prestige dont jouissaient les intéressés dans les différents pays. L’enseignement supérieur bénéficiait de ressources adéquates qui lui permettaient de dispenser une formation de qualité et de maintenir des normes académiques élevées.
Toutefois, sous l’effet de la crise économique des années 80 et de la mise en œuvre de politiques d’ajustement structurel accordant la priorité à l’éducation de base, les ressources destinées à l’enseignement supérieur ont diminué, entraînant une détérioration de la qualité de l’enseignement supérieur et des études universitaires supérieures. Le désengagement des bailleurs de fonds qui ont retiré leur appui à l’enseignement supérieur a aussi entraîné une détérioration plus grave encore de la qualité des produits du supérieur.
Porfeuille de projets
| Référence | Projet | Statut |
|---|---|---|
| P-NE-IAE-001 |
Projet d'appui au développement de l'enseignement et la formation professionnels et techniques Pays: Niger |
LendingLEND |
| P-SN-IA0-005 |
developpement formation professionnelle Pays: Sénégal |
PipelinePIPE |
| P-Z1-IAD-003 |
CEMAC - Appui enseignement supérieur |
PipelinePIPE |
| P-Z1-IAD-006 |
Support to Regional ICT Center of Excellence |
LendingLEND |
| P-BW-IAZ-001 |
Educational Standards and Technical and Vocational Education and Training (ESTVET) Pays: Botswana |
LendingLEND |
En Afrique, l’enseignement supérieur se trouve actuellement à la croisée des chemins. Au niveau national, les processus de démocratisation et de libéralisation ont créé un environnement plus dynamique et plus transparent pour les institutions d’enseignement supérieur. Au niveau mondial, l’impact de l’avènement de la société du savoir est en train de transformer l’enseignement supérieur.
Les institutions d’enseignement supérieur ne pourront désormais rester compétitives que si elles s’intéressent à l’économie et aux réseaux centrés sur le savoir, et si leurs stratégies sont fondées sur l’innovation. La croissance économique ne peut donc que bénéficier de l’acquisition et de l’utilisation efficaces du savoir. Le principal défi auquel sont confrontés les systèmes d’enseignement supérieur a trait à la formation des Africains en vue de l’émergence d’une nouvelle économie et du maintien de l’accès à des produits de qualité.
Dans le domaine de la science et de la technologie, les disparités entre l’Afrique et les pays développés, en termes de capacités, sont énormes, et l’écart dans la croissance économique, du fait de différences dans la distribution, l’utilisation, l’adoption, l’adaptation et la production du savoir, ne cesse de s’agrandir. L’Afrique est à la traîne, étant donné qu’il est nécessaire de disposer d’un ensemble complexe d’institution, d’agents, de politiques, de liens et de réseaux pour tirer parti de la science et de la technologie à des fins de développement. Il s’agit là d’une tâche qui est d’autant plus difficile que l’innovation scientifique revêt de plus en plus un caractère pluridisciplinaire, ce qui nécessite des systèmes nationaux d’innovation holistiques, perfectionnés et organisés.
Par ailleurs, le rôle des pouvoirs publics dans la promotion d’une croissance centrée sur la science et la technologie a changé et n’est plus un rôle de facilitateur du développement technologique, mais plutôt un rôle de «catalyseur du système d’innovation», ce qui requiert que les pouvoirs publics s’acquittent d’une série de tâches de mise en place de politiques, de financement et de régulation. Enfin, les acteurs sont plus nombreux et ont davantage de liens entre eux, l’innovation étant de plus en plus tributaire de la collaboration entre les universités et les industries, et des partenariats public-privé.
Toutefois, à travers l’Afrique, plusieurs obstacles liés aux capacités, politiques et marchés ont empêché l’énorme potentiel de la science et de la technologie, en termes d’idées, produits et processus, de contribuer de la même manière au développement des pays du continent. Dans aucune autre région du monde, il n’y a autant d’obstacles entravant de manière aussi flagrante l’accès, l’adaptation, l’adoption et la production du savoir à des fins de développement.
Les modalités plurielles, les politiques conflictuelles et les priorités divergentes quant à l’appui à la science et à la technologie témoignent d’un manque de cohérence et de complémentarité entre les politiques gouvernementales et les priorités des bailleurs de fonds, et entre les stratégies des nombreuses agences bilatérales et multilatérales en matière de science et de technologie. En outre, dans la plupart des pays, les systèmes d’enseignement supérieur, d’un côté, et la science et la technologie, de l’autre, opèrent d’une manière parallèle, sans liens très évidents entre eux, tandis que leurs liens avec le secteur productif sont plutôt faibles.
Les dirigeants africains sont conscients des obstacles susmentionnés et, plus important encore, des capacités de la science et de la technologie à favoriser et à promouvoir la croissance, et à créer des opportunités pour le développement durable et la réduction de la pauvreté. Au cours du Sommet de l’Union africaine tenu en 2007, les Chefs d’État et de Gouvernement ont placé le développement de la science et de la technologie au centre de leurs délibérations. Ils ont pris le ferme engagement de se faire les agents et les champions de la science, de la technologie et de l’innovation dans leurs pays respectifs.
Les États membres africains se sont également engagés à promouvoir la recherche-développement et à concevoir des stratégies innovantes de création de richesses et de développement économique en allouant au moins 1 % du PIB à cette fin d’ici 2010, conformément à la Décision de Khartoum. Enfin, les chefs d’État ont demandé que des études plus poussées soient conduites sur la création d’un fonds d’appui au développement de la science et de la technologie en Afrique. La Banque, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Commission de l’Union africaine (UA) ont demandé à collaborer à cet effet.






