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CEA 2008 - L'Aide publique au développement de la Chine aux pays pétroliers et miniers d'Afrique contribue-t-elle au développement des pays récipiendaires?

29-Sep-2008

Ce papier vise à répondre à la question de savoir : dans quelle mesure l’APD de la Chine dont la composante « aide projet » est dominante, contribue- t-elle au développement durable des pays pétroliers et miniers d’Afrique centrale ? Comme méthodologie, on a mobilisé la littérature et les données disponibles sur l’APD de la Chine à l’Afrique, spécialement les pays d’Afrique centrale membres de la CEEAC. De même, on se réfère à la théorie de la croissance endogène qui attribue le rôle moteur de la dynamique économique à une ressource intangible particulière : la connaissance. L’hypothèse est faite que l’APD de la Chine via le partenariat stratégique « gagnant -gagnant », à l’instar d’autres bailleurs, est certes d’abord au service du renforcement de sa présence économique internationale et de son influence géopolitique; mais que sous réserve d’une bonne gouvernance économique de la part des pays bénéficiaires, cette aide du fait de ses spécificités(contrats pétroliers et miniers versus infrastructures et joint-ventures, etc..), pourrait contribuer au développement durable des pays de la CEEAC via surtout la relance de leur croissance économique et le développement du capital humain. On élucide d’abord les principes politiques et diplomatiques inspirant l’APD chinoise à l’Afrique depuis les années 90 ; puis, la typologie de ladite aide et ses modalités de déploiement. On établit ensuite que l’APD de la Chine à l’Afrique centrale contribue au développement durable des pays récipiendaires en stimulant leur croissance, via le boom de leurs exportations de matières premières (surtout le pétrole) ; en promouvant la production des biens publics et le renforcement de leur capital humain par l’assistance technique et les projets d’infrastructures, nonobstant que ce renforcement du capital humain pour le transfert de connaissances reste limité.Mais, l’impact des investissements chinois en Afrique centrale sur la préservation de l’environnement et la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, reste globalement négatif. Enfin, sont suggérées des stratégies pour le renforcement de la capacité autonome d’assimilation des connaissances en vue d’arrimer les pays de la CEEAC à la dynamique de l’économie de la connaissance et du développement durable.

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