Afrique centrale : la Banque africaine de développement et la CEEAC vont aider à mobiliser 2,2 milliards de dollars pour financer deux projets intégrateurs dans les transports

09/04/2019
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Afrique centrale : la Banque africaine de développement et la CEEAC vont aider à mobiliser 2,2 milliards de dollars pour financer deux projets intégrateurs dans les transports

La Banque africaine de développement a reçu, vendredi 5 avril à Abidjan, des délégations venues du Congo, de la République démocratique du Congo, du Tchad, de la République centrafricaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Les missions du Congo et du Tchad étaient conduites, respectivement par Jean Jacques Bouya, ministre de l’équipement, de l’aménagement du territoire et des grands travaux et Abderamane Mouctar Mahamat, ministre des infrastructures, des transports et du désenclavement. Chantal Mfoula, Secrétaire générale adjointe chargée de l’Intégration physique, Economique et monétaire représentait la CEEAC.

Cette réunion avait pour but de valider la feuille de route pour préparer la table ronde des bailleurs de fond prévue en juin, à Brazzaville, dont l’objectif est de mobiliser 2,2 milliards de dollars en vue du financement de  deux projets intégrateurs dans le secteur des transports en Afrique centrale.

Il s’agit, d’une part, du Projet de route Ouesso-Bangui-Ndjamena et de navigation fluviale sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha, dont le coût est évalué à 1,7 milliard de dollars. Sur le maillon central du corridor routier transafricain, Pointe Noire-Brazzaville-Bangui-Ndjamena, le projet prévoit la construction et le bitumage de 1 310 km de routes ainsi que 27,17 km de voies pénétrantes et 49 km de voiries.

D’autre part, le Projet du pont route-rail entre les villes de Kinshasa et Brazzaville et le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo ont un coût évalué à 494,5 millions de dollars. D’une longueur de 1,575 km, ce projet fera le lien avec la ligne de chemin de fer allant de Kinshasa (RDC) à Ilebo (Congo). Il débouchera également sur le corridor routier de Tripoli, en Libye, à Windhoek, en Namibie, qui est en cours de réalisation dans le cadre du projet de la route transafricaine.

« Au-delà des volontés politiques, l’intégration est soutenue par des projets de grande envergure. Nous attendons de cette réunion d’Abidjan qu’elle soit un véritable détonateur de la réussite de la table ronde. Nous savons compter sur le leadership de la Banque africaine de développement. Que la table ronde de Brazzaville soit une occasion d’engagements fermes,», avait souligné le ministre Jean-Jacques Bouya, en amont de la réunion.

Pierre Guislain, vice-président de la Banque, en charge du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation, a reconnu que les deux projets portés par les pays d’Afrique centrale « devraient permettre d’accélérer l’intégration dans la région. Pour la Banque, l’initiative est louable et nous sommes heureux d’être associés au processus. La Banque a déjà financé les études détaillées de ces projets. Elle se tient désormais aux côtés de la CEEAC et de ses Etats membres pour les accompagner à mobiliser des fonds publics et privés pour la réalisation de ces projets structurants ».

De son côté, Thérèse Chantal Mfoula, secrétaire générale adjointe de la CEEAC, a affirmé la détermination des pays de l’Afrique centrale « à ne ménager aucun effort » pour mettre en œuvre les conclusions de la rencontre d’Abidjan. « Nous sommes convaincus que l’accompagnement de la Banque ne nous fera pas défaut et nous permettra ainsi de réaliser un de nos vœux les plus chers, à savoir l’aboutissement de tous les projets d’intégration régionale qui nous sont confiés par les Etats membres », a-t-elle conclu.


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