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La Banque africaine de développement et le Bureau international du Travail soutiennent les propositions des pays d’Afrique centrale en faveur de l’emploi des jeunes dans les zones rurales

18-Feb-2019

Une vue sur un panel de discussion lors du forum

Le Forum organisé par la Banque africaine de développement et le Bureau International du Travail sur l’emploi des jeunes dans les zones rurales des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a rendu ses conclusions, jeudi soir, à l’issue de trois jours de travaux à Brazzaville.

Dans un contexte où l’agriculture occupe 60 % de la population de la sous-région et présente un fort potentiel de création d’emplois, les participants au Forum – experts des organisations internationales et des gouvernements, représentants des travailleurs et du patronat – ont fait des recommandations précises, sur la base de leurs propres expériences nationales. L’objectif de ce Forum, était de dégager des pistes concrètes pour développer le potentiel des économies rurales des différents pays de la CEEAC, en particulier à travers l’investissement dans les compétences et l’employabilité des jeunes dans le secteur agricole.

L’agriculture, en Afrique centrale, demeure ancrée dans un modèle de production traditionnel, une économie de subsistance soumise aux aléas climatiques. Le niveau d’éducation et la formation des agriculteurs sont majoritairement faibles. La situation actuelle n’offre pas de conditions de revenus confortables pour maintenir une population importante dans le secteur agricole. Pour les pays membres de la CEEAC, il s’agit de freiner l’exode rural.Par conséquent, les recommandations émises lors du Forum de Brazzaville ont ciblé l'investissement dans les compétences des jeunes et les mesures d’encouragement à leur égard pour qu’ils s’investissent davantage dans l’agriculture. Selon les participants, l’amélioration de la gouvernance politique et financière, la diversification des économies et le renforcement du capital humain sont aussi des éléments clés du développement, tout comme la promotion d’un dialogue tripartite entre employeurs, salariés et gouvernements.

Parmi les actions prioritaires proposées au terme de ces trois jours de travaux, figurent également la promotion des systèmes d’assurance ainsi que la prévention et la gestion des catastrophes naturelles qui ravagent les surfaces agricoles. Enfin, des appels ont été lancés en faveur d’une intervention des gouvernements, non seulement pour instaurer une bonne gouvernance de l’espace agricole et lutter contre les causes profondes des inégalités sociales, mais aussi pour améliorer le climat des affaires et la protection des zones rurales par un contrôle de l’urbanisation de la sous-région.

« Nous nous réjouissons de l’engagement des pays d’Afrique centrale à faire de l’emploi des jeunes dans  l’agriculture le moteur de croissance de leurs économies », a salué Ousmane Doré, Directeur général en charge de l’Afrique centrale à la Banque africaine de développement. M. Doré s’est dit prêt, au nom de la Banque, « à soutenir les pays de la CEEAC dans leur volonté de transformer leurs zones rurales en bassins d’emplois pérennes».


Ousmane Doré, directeur général pour l’Afrique centrale à la Banque africaine développement

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