La charte africaine du tourisme durable et responsable voit le jour à la COP22, à Marrakech

14/12/2016
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Sous les auspices du Maroc et de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), la Charte africaine du tourisme durable et responsable a été signée jeudi 10 novembre à Marrakech, au quatrième jour de la COP22, dans le cadre du forum ministériel sur les enjeux du tourisme et du climat en Afrique.

Cette charte, qui répond directement aux objectifs n° 8, 12 et 14 des Objectifs de développement durable, ambitionne d’être un cadre de référence pour le tourisme durable en Afrique. En l’occurrence, il s’agit d’impulser et développer un tourisme qui génère des revenus pour les pays, tout en étant respectueux des populations locales, de l’environnement et des ressources, tant culturelles que naturelles.

Une Charte qui répond aux recommandations de l’ANRC

D’ailleurs, cette charte entérine le travail de longue haleine qu’effectue le Centre africain des ressources naturelles (dit CARN ou ANRC par sigle en anglais) de la Banque africaine de développement (BAD), qui n’a de cesse de souligner combien tourisme et ressources naturelles (l’eau notamment) ont parties liées. « Il faudrait exploiter les ressources naturelles dans une “triple approche” (triple bottom line), qui produise un impact positif tant au plan économique, que social et environnemental », souligne Tarek Ahmed, spécialiste en eau et irrigation à la BAD.

Ressources en eau, faune, flore… L’Afrique a de nombreux atouts et des richesses naturelles nombreuses, qu’il s’agit de préserver.

Préserver les richesses de l’Afrique

Pour la Gambie, le représentant du ministère du Tourisme présent a ainsi déploré que certaines régions ne sachent pas, voire ne se soucient pas, de la dégradation de leur environnement et donc de leurs atouts, avant de citer comme exemple la Malaisie, qui incarne un tourisme durable. Aux Seychelles, dont 52 % du territoire est préservé en tant que « site naturel », le label de tourisme durable est également une réalité.

Cette charte africaine serait donc un outil important pour enfin tenir compte de la dégradation de l’environnement, selon la ministre du Tourisme et des Loisirs du Congo, Arlette Soudan Nonault.

La Charte africaine du tourisme durable et responsable a été signée par 24 pays africains : l’Angola, le Burundi, le Bénin, le Cameroun, le Cap Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Kenya, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Niger, la République de Centrafrique, Sénégal, les Seychelles, le Soudan, la Tunisie, le Tchad et le Zimbabwe,.

« La charte signée aujourd’hui est un engagement pour l’avenir afin de promouvoir le tourisme durable au profit de l’Afrique tout en respectant la diversité et le patrimoine de chaque pays africain », a déclaré Aziz Akhannouch, ministre marocain du Tourisme.

2017 est consacrée comme Année internationale du tourisme durable.