La Princesse Astrid de Belgique accueillie en grandes pompes au siège de la BAD à Abidjan

26/10/2017
Share |

La Princesse Astrid de Belgique accueillie en grandes pompes au siège de la BAD à Abidjan

Un accueil chaleureux, solennel et haut en couleur a été réservé mercredi 25 octobre à Son Altesse Royale la Princesse Astrid de Belgique à l’occasion de sa visite de travail et de courtoisie au siège de la Banque africaine de Développement (BAD) à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Reçue par le vice-président principal de la Banque africaine de développement (BAD), Charles Boamah, le vice-président chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation, Pierre Guislain, le Secrétaire général Vincent Nmehielle ainsi que l’administrateur de la BAD pour la Belgique, l’Espagne et la France, Dominique Lebastard, la sœur du Roi Philippe de Belgique s’est réjouie de son passage dans les locaux de la première institution de financement du développement en Afrique.

« Je souhaite à la Banque africaine de Développement de réussir dans ses projets visant le développement d’un continent qui est cher au cœur des Belges », a-t-elle écrit dans le livre d’or de la BAD.

Dans son allocution de bienvenue à Son Altesse Royale et aux membres de sa délégation composée de membres des gouvernements fédéral et régionaux belges ainsi que de nombreux chefs d’entreprises, Charles Boamah a rappelé le soutien apporté par la Belgique à la BAD pour accompagner le développement de ses Etats membres.

« Votre pays est de toutes les batailles ! Il a participé à toutes les reconstitutions du Fonds africain de Développement » a-t-il déclaré, en précisant les secteurs d’intérêt commun tels que la sécurité alimentaire, la formation, l’éducation, la gouvernance.

Et le vice-président principal de la BAD de poursuivre : « La Belgique est, en outre, un des principaux soutiens de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) ».

Charles Boamah a, par ailleurs, présenté les grands axes de la stratégie décennale de la Banque et décliné ses cinq priorités, les High 5, qui sont au cœur de son dispositif. Il a tout particulièrement souligné l’opportunité que représente la jeunesse de la population africaine, dont le nombre devrait passer de 617 millions d’individus aujourd’hui à 1,6 milliard à l’horizon 2060.

« L’Afrique va devoir transformer cette opportunité en un vrai dividende démographique, avec le développement rapide de l’offre d’emplois productifs pour ces nombreux jeunes qui constituent l’avenir du continent. C’est le futur que nous devons modeler pour l’Afrique, et nous devons le faire urgemment. Pour y arriver, nous devons libérer les forces productives… Le moment est venu de prendre des mesures audacieuses. Tous les investisseurs, qu’ils soient africains ou non africains, doivent nous aider à dessiner l’avenir de l’Afrique » a-t-il insisté.

Prenant la parole au nom de la délégation belge, Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et européennes, a encouragé les différentes parties prenantes à travailler ensemble autant pour l’amélioration des droits humains, sociaux et environnementaux des populations que pour le développement du continent africain.

« Il nous faut mobiliser plus d’acteurs aujourd’hui, y compris le secteur privé et utiliser les moyens et mécanismes déjà disponibles en les redéfinissant quitte à en inventer de nouveaux » a déclaré M. Reynders.

Il a justifié la présence, encore faible, des entreprises belges en Côte d’Ivoire par leur méconnaissance de l’environnement.

« Les efforts du secteur privé belge sont, a-t-il regretté, encore timides car les procédures et conditions diffèrent d’un pays à l’autre et d’une entreprise à l’autre. La rencontre de ce matin doit permettre aux participants de recueillir ces informations, notamment le fonctionnement des appels d’offres ».

Egalement présents dans la délégation, Pieter De Crem, Secrétaire d’Etat fédéral chargé du Commerce extérieur, Pierre-Yves Jeholet, vice-président et ministre de l’Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, des Nouvelles technologies, de l’Emploi et de la Formation du gouvernement de Wallonie ; Philippe Muyters, ministre du Travail, de l’Economie, de l’Innovation et du Sport du gouvernement de Flandre, et Cécile Jodogne, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur et à l’Investissement de la région de Bruxelles-capitale et ministre de la Commission communautaire française chargée de la santé et de la Fonction publique.