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Ouverture d’un nouveau Bureau de la direction générale pour l’Afrique centrale à Yaoundé en vue d’une meilleure intégration régionale et d’un renforcement du commerce intra-régional

04-Jul-2019

L’ouverture du nouveau Bureau régional de développement, d’intégration et de prestation de services pour l’Afrique centrale, à l’instar de ceux mis en place en Afrique australe, de l’Est, du Nord et de l’Ouest, a pour objectif de rapprocher davantage la Banque de ses Etats membres et renforcer le dialogue avec les Communautés économiques régionales (CER) en matière d’intégration.  

Conformément au nouveau modèle de développement et de prestation de services, son établissement vise à améliorer le niveau et la qualité de ses prestations, afin d’accroître significativement l’impact des opérations de la Banque africaine de développement sur le terrain pour le plus grand bénéfice des populations du continent.

L’intégration régionale, une des priorités majeures des Top 5 (High5), a constitué le thème central des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque qui se sont déroulées en juin 2019 à Malabo, en Guinée Equatoriale. La Banque a été encouragée de continuer à œuvrer avec l’Union africaine et les Communautés économiques régionale en vue d’accélérer l’intégration, la transformation économique et sociale de l’Afrique dans la perspective de l’entrée en vigueur de l’Accord établissant la zone de libre-échange continental. Cet accord devrait permettre d’améliorer la croissance, la compétitivité et le climat des affaires, mais aussi d’assurer un investissement et un développement accrus des chaînes de valeurs mondiales au niveau régional et continental.

L’Afrique centrale peine à s’intégrer malgré la foison des textes législatifs et traités, tout comme des instances créées pour encadrer l’intégration régionale. Elle demeure l’une des régions les moins intégrées du continent, principalement en raison d’un déficit infrastructurel, de l’existence de barrières tarifaires et non tarifaires, d’une faible diversification des économies et de la faiblesse des capacités humaines. Il est donc urgent de renforcer le dialogue entre ses pays membres et au sein des Communautés économiques régionales. Les opérations en matière d’intégration régionale doivent connaître une accélération.

En 2018, le taux de croissance du PIB en Afrique centrale (le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad) a connu une légère accélération, s’établissant à 2,2 % contre 1,1 % en 2017, tout en restant inférieur à la moyenne africaine des 3,5 %. La croissance de l’Afrique centrale a été principalement tirée par le rebond des prix des matières premières, notamment le pétrole.

Par ailleurs, même si les prévisions annoncent une augmentation de son PIB réel à 3,6 % en 2019 et à 3,5 % en 2020, la région devra aussi relever certains défis liés à la situation sécuritaire, à un possible retournement de conjoncture et une baisse des cours du pétrole, une amélioration du climat des affaires et de la gouvernance, et le développement du capital humain.

Le Groupe de la Banque africaine de développement, dont l’intégration régionale constitue le mandat, participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de plusieurs programmes intra-régionaux en Afrique centrale.

Parmi eux, les projets d’interconnexion électrique Tchad-Cameroun, d’interconnexion des réseaux électriques de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo à partir du système hydro-électrique de Boali, d’aménagement de la route Ketta-Djoum et de facilitation du transport sur le corridor Yaoundé-Brazzaville, construction du pont sur le fleuve Logone entre les villes Yagoua au Cameroun et Bongor au Tchad, ainsi que le programme de facilitation des transports dans les corridors Douala-Bangui et Douala Ndjamena.  

L’ouverture du nouveau Bureau régional de la Banque pour l’Afrique centrale intervient au moment opportun. Le nouveau Document de stratégie d’intégration régionale (DSIR) de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 a, en effet, été approuvé par notre Conseil d’administration en mars 2018. Il a été élaboré en étroite collaboration avec la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC). La stratégie de la Banque s’appuie sur deux piliers qui se renforcent mutuellement : le premier est le soutien au développement de l’infrastructure régionale, le second, le renforcement du commerce et du développement industriel. Sa mise en œuvre sera facilitée par un pilier transversal : le renforcement des mécanismes et des capacités institutionnels des pays et des régions.

Le DSIR  ambitionne de faciliter le processus d’intégration économique en Afrique centrale, en créant un marché plus vaste et plus attractif, en aidant les pays à rallier les marchés internationaux et en soutenant le commerce intra-régional.

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