You are here

« Soyons ambitieux dans les réformes et maintenons le cap », a exhorté Akinwumi Adesina lors du Sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC à Yaoundé

25-Nov-2019

Le président du Cameroun, Paul Biya, a ouvert officiellement, ce vendredi à Yaoundé, le Sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont il est le président en exercice.

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a pris part au Sommet aux côtés des chefs d’État du Congo, Denis Sassou Nguesso, de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, et du Tchad, Idriss Déby Itno. Le Gabon était représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Le président camerounais a souligné l’amélioration de la situation économique de la sous-région depuis décembre 2016, date à laquelle avaient été prises des mesures pour renforcer la stabilité macroéconomique des pays de la CEMAC. Paul Biya a salué les appuis budgétaires et les réformes structurelles initiés par les institutions financières internationales, parmi lesquelles la Banque africaine de développement, représentées au plus haut niveau à Yaoundé.

« Votre assiduité à nos côtés est à la fois très appréciée et hautement bénéfique » a-t-il déclaré.  Et face aux défis et aux vulnérabilités qui subsistent dans la sous-région, Paul Biya a sollicité, une nouvelle fois, la contribution des partenaires au développement pour permettre aux États de la région d’accéder au statut d’économies émergentes : « notre sous-région reste déterminée à parvenir au développement durable, à devenir résiliente et à être un pôle de stabilité et de prospérité. »

Dans son adresse aux chefs d’État, Akinwumi Adesina a relevé les signaux positifs pour la relance des économies de la sous-région même si d’importants défis restent encore à relever. Il a fait état des outils essentiels utilisés par la Banque pour accélérer la croissance et le développement dans la région.

« Le portefeuille actif de la Banque en Afrique centrale s’élève à plus de 6 milliards de dollars américains et comprend un certain nombre de projets à fort impact », a-t-il précisé.

Parmi ces projets figurent la dorsale en fibre optique qui relie le Cameroun, la République centrafricaine, le Gabon et le Tchad, permettant d’accélérer l’accès à Internet et favorisant l’inclusion financière numérique. Le projet d’amélioration de la gestion des finances publiques et celui d’appui au secteur de la pêche et de l’aquaculture sont également des opérations financées par la Banque cette année en Guinée équatoriale pour un montant supérieur à 92 millions de dollars américains.

En matière d’infrastructures de transport, la Banque finance également la construction de la route nationale 13 entre le Congo et le Cameroun. Par ailleurs, l’institution a conclu des accords avec Africa50 pour investir collectivement 500 millions de dollars en vue de la construction du pont routier et ferroviaire qui reliera les deux Congo. Dans le secteur de l’énergie, la Banque a financé de grands projets structurants tels que le projet Nachtigal de 410 MW et le projet hydroélectrique Lom Pangar au Cameroun ainsi que le projet d’énergie solaire de Djermaya au Tchad.

La Banque africaine de développement est déterminée à soutenir les programmes convenus avec le Fonds monétaire international en vue d’assurer une gestion macro-économique de qualité. C’est pour cette raison qu’elle a déjà accordé des appuis budgétaires pour un montant de plus d’un milliard de dollars à des pays de la CEMAC au cours des trois dernières années.

Face aux défis multiples et complexes, le président Adesina a rappelé la récente augmentation générale du capital de la Banque de 125%. « Avec ce vent qui souffle derrière notre voile, la Banque et ses partenaires feront encore davantage pour l’Afrique », a-t-il assuré.

La création d’un bureau régional ainsi que le lancement du nouveau Document de stratégie pour l’intégration régionale (DSIR) pour la période 2019-2025 permettront à l’institution d’être plus proche des pays de la CEMAC et de répondre à leurs besoins.

Par ailleurs, le Conseil d’administration de la Banque a approuvé, ce jeudi 21 novembre à Abidjan, une assistance technique d’un million de dollars américains à la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), mandatée par les chefs d’État de la CEMAC, avec l’objectif de créer un marché financier unifié et dynamique en Afrique centrale.

 

Contact: 

Olivia Ndong Obiang, Banque africaine de développement

Related Sections