Projet d’aménagement de la route nationale 1 (Tshikapa-Mbuji-Mayi) et de construction des infrastructures rurales


Overview

  • Reference: P-CD-DB0-009
  • Approval date: 17/12/2014
  • Start date: 14/10/2015
  • Appraisal Date: 24/05/2014
  • Status: OngoingOnGo
  • Implementing Agency: CELLULE INFRASTRUCTURES
  • Location:

Description

Le projet s'articule autour des deux grandes composantes suivantes: Composante A-Aménagement route Tshikapa - Mbuji Mayi: Section Tshikapa (PK 0,00) - Tshikulela (PK 100+00); Composante B - Construction des Infrastructures Rurales et Agricoles Connexes.

2.1.1 Composante A: La route Tshikapa-Mbuji Mayi, d'un linéaire de 433 km, constitue un maillon important de la RN1 qui va de Matadi à Lubumbashi. L'aménagement de cette route est divisé en 3 sections:

(i) la section 1 " Tshikapa-Tshikulela, longue de 100 km ", sur financement de la Banque;

(ii) la section 2 " Tshikulela (Pk 100) au Pk 250, longue de 150 km " financement de l'UE et

(iii) section 3 " PK 250 au Pk 433, longue de 183 km " sur financement BADEA, OFID et FSD. La Composante A s'articule autour des XXXX sous-composantes suivantes:

(i) A.1. Travaux Routiers: A.1.1. Travaux d'aménagement de la Section de route Tshikapa-Tshikulela (100 km) y compris la réservation pour le passage de la fibre optique; A.1.2. Mise en œuvre du PGES; A.1.3. Contrôle et surveillance des travaux et sensibilisation des populations de la ZIP et des usagers de la route; A.2. Aménagement des Infrastructures connexes: Aménagement des salles de classes et clôtures des écoles, de centre de santé intégré dans les villages de la ZIP; A.3. Appui Institutionnel: A.3.1. Renforcement de capacité auprès de MATUHITPR pour mise en application du PNDT; A.3.2. Appui à la CI pour renforcer ses capacités de suivi technique des travaux et en passation des marchés; A.3.3. Suivi-évaluation et l'audit des comptes du projet; A.3.4. Audit du projet:

2.1.2 Composante B: Elle s'articule autour des trois sous-composantes suivantes: B.1. Réhabilitation des infrastructures rurales; B.2. Renforcement des capacités des opérateurs locaux et des structures d'appui à la production; et B.3. Gestion du projet. Les questions du genre et la protection de l'environnement seront intégrées de manière transversale à toutes ces composantes. Des mesures seront prises afin de s'assurer que les intérêts stratégiques et les besoins pratiques des plus vulnérables (femmes et jeunes) soient pris en compte. L'approche pour cette population-cible devra tenir compte de l'évolution des droits légaux des femmes et des pauvres dans leur accès aux ressources productives en favorisant l'autonomisation et la promotion des droits des femmes, des jeunes et des pauvres, à travers les composantes du projet. Les actions qui pourraient être envisagées dans les différentes composantes sont synthétisées ci-après.

Sous - Composante B.1: Réhabilitation des infrastructures rurales

2.1.2.1. A titre indicatif, les infrastructures qui seront entreprises comprendront, entre autres, les infrastructures d'accès et de commercialisation, l'alimentation en eau potable, et la réhabilitation des locaux des centres de formation et de réinsertion sociale. Pour faciliter l'écoulement des productions agricoles, le projet prévoit la réhabilitation des pistes de desserte agricole et des voies fluviales, la construction/ réhabilitation des infrastructures de commercialisation et de stockage des produits agricoles (marchés, aires d'abattage, entrepôts/points de ramassage, magasins etc.). Ceci permettra de faciliter l'accès des populations aux marchés et redynamiser les échanges commerciaux aussi bien à l'intérieur de la zone du projet qu'avec les autres provinces. Ces infrastructures seront réalisées de manière intégrée dans des bassins à haut potentiel de production agricole afin de maximiser leur impact sur le développement. Les tronçons de pistes doivent faciliter l'accès au réseau routier provincial et national, désenclaver les zones de production animale et végétale et s'intégrer avec le réseau réhabilité ou en cours avec l'appui des autres partenaires. Les sites d'implantation des marchés, entrepôts et autres seront de préférence les lieux des marchés quotidiens fréquentés par la majorité des populations. Pour assurer la réussite de ces réalisations et leur pérennité, le projet privilégiera l'approche participative en vue d'une forte implication des bénéficiaires et des autorités locales à toutes les étapes du processus de leur réalisation.

2.1.2.2. Les infrastructures d'alimentation en eau potable portent sur le captage et l'aménagement des sources et le forage de puits dans les sites dépourvus de sources pérennes. Le Projet entreprendra également la réhabilitation et l'équipement d'un certain nombre de locaux des instituts et centres de formation professionnelle, des structures de réinsertion sociale et des ateliers des artisans et des associations de transformation des produits, et autres. La réhabilitation comprendra principalement la remise en état de la structure, et son équipement. Le nombre exact de structures à appuyer sera défini ultérieurement en fonction des priorités et des ressources disponibles.

2.1.2.3. Les infrastructures à mettre en œuvre doivent répondre à certains critères de sélection. Le choix des pistes retenues est dicté par le fait qu'elles sont jugées ultra prioritaires par les autorités locales et la DVDA pour le désenclavement des bassins de production agricole, d'une part, et assurent une parfaite jonction avec le réseau des routes provinciales prioritaires gérées par l'Office des Routes (OR) pour atteindre facilement les lieux de grande consommation par la RN1, d'autre part. Par ailleurs, pour assurer une meilleure durabilité des pistes à réhabiliter, l'option technique retenue consiste à construire des ouvrages durables en béton armé (ponts et dalots), à gravillonner systématiquement les pistes, et à envisager leur entretien par le projet les deux premières années après réhabilitation. Le marché type est constitué de:

(i) 2 à 4 pavillons en fonction de l'importance de la population bénéficiaire;

(ii) une boucherie pour la vente de la viande ;

(iii) des bureaux pour l'administration du marché;

(iv) 2 boutiques;

(v) un point d'eau (forage);

(vi) un bloc sanitaire comprenant au moins 4 compartiments dont 2 pour les femmes et 2 pour les hommes; et (vii) un entrepôt pour stocker les produits en attendant leur acheminement vers les centres de consommation.

2.1.2.4. Pour assurer la réussite de l'exécution de ces infrastructures, leur entretien et leur pérennité, le projet privilégie, l'approche participative en vue d'une forte implication des bénéficiaires, des Directions techniques concernées et des autorités locales à toutes les étapes du processus de leur réalisation. En outre, les bassins de production, les différents itinéraires menant aux sites de production ainsi que les localisations des marchés ont été identifiés avec la participation des autorités locales et de tous les techniciens concernés et seront confirmés avec les populations bénéficiaires lors des étapes prochaines du processus de formulation du projet (Missions de préparation et d'évaluation).

2.1.2.5. Pour faciliter les travaux de la mission de préparation du projet, prévue en octobre 2013, le MINADR et le MATUHITPR mettront en place une équipe de formulation du projet. Cette équipe procèdera, en concertation avec les autorités provinciales et les communautés bénéficiaires, à l'établissement de la liste définitive des infrastructures prioritaires à intégrer dans le cadre de ce projet avec leur localisation géographique précise, en tenant compte des interventions des autres partenaires. Par ailleurs, un devis estimatif des coûts des différentes infrastructures doit également être préparé à l'attention de la mission de préparation.

Sous - Composante B.2: Renforcement des capacités

2.1.2.6. Cette composante vise le renforcement des capacités des structures en charge du développement agricole et rural au niveau de la province, des producteurs, des commerçants et des collecteurs afin d'améliorer la qualité des services rendus et les productions agricoles commercialisées. Il s'agit, notamment des Services techniques du MINADR, du MATUHITPR, du Ministère du Genre, Famille et Enfant, du Ministère du Plan, et du Ministère de l'Environnement. Ces structures bénéficieront d 'une formation et d'un recyclage leur permettant de renforcer leurs connaissances techniques et leur capacité de planification et de suivi de l'exécution des projets de développement. Les services des statistiques agricoles et le système d'information sur les marchés des produits agricoles seront renforcés pour améliorer leurs services.

2.1.2.7. Les capacités des groupements et associations des producteurs et des commerçants seront renforcées pour leur permettre d'accéder aux nouvelles technologies, étendre les superficies exploitées et accroitre la productivité des terres et la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché local. Ainsi, le projet entreprendra la vulgarisation des techniques de transformation et de conservation des produits agricoles (séchoirs, sacs et divers ustensiles), la formation des producteurs, la vulgarisation des petits outils de transport (charrettes, brouettes), de transformation (pileuses de feuilles de manioc, égreneuses, décortiqueuses, batteuses à riz, moulins à manioc et à arachide, extracteurs d'huile etc.).

2.1.2.8. Le projet apportera également un appui pour la remise en état des infrastructures de formation professionnelle: Centres et écoles de formation (en agriculture, élevage, pisciculture, mécanique, agro-industrie, etc.),, les centres de réinsertion sociale, etc. Les associations et les ONG locales de services qui seront appelées à prendre part dans l'animation rurale et l'exécution des activités du projet bénéficieront d'un appui dans leur domaine de compétence (Groupements d'artisans, IMF, Collectivités socioculturelles locales des jeunes ruraux, etc.). L'équipe du MINADR et du MATUHITPR, chargée de suivre la préparation de ce projet, examinera de près cette question avec les instances concernées pour identifier les actions à retenir et leur localisation géographique avant l'arrivée de la mission de préparation du projet, tout en prenant en compte les interventions des autres bailleurs de fonds pour éviter le double emploi.

2.1.2.9. Il est prévu aussi de mettre en œuvre des actions qui répondent aux besoins exprimés par l'ensemble des acteurs en milieu rural. Il s'agit notamment de la structuration des groupements de producteurs et de commerçants, et de la mise en œuvre d'activités génératrices de revenus-AGR (transformation et stockage des produits, fabrication d'outils agricoles et de matériaux de construction, etc.). Des locaux communautaires de démonstration seront aménagés et équipés par le projet à cette fin. En matière de communication, le projet financera des campagnes d'information et de sensibilisation portant sur les thèmes techniques recommandés, les marchés et prix, les journées de démonstration, la praticabilité des routes, l'entretien des pistes, etc. Des émissions portant sur les droits et les devoirs des Hommes, les mesures de prévention contre les MST et le paludisme et la nutrition équilibrée seront également prévues. Pour la réalisation de ces activités, le projet utilisera les différents canaux d'information disponibles au niveau des provinces (radios, télévisions, journaux, journées de sensibilisation et d'information, etc.).

Sous - Composante B.3: Organisation et gestion du projet

2.1.2.10. Organe d'exécution: Le projet sera mis en œuvre par la Cellule Infrastructures (CI), organe technique du Ministère de l'Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (MATUHITPR), qui avait été créé en 2004 pour assurer la maîtrise d'ouvrage délégué des projets d'infrastructures financés par les bailleurs de fonds (la BAD, la Banque mondiale, l'UE, le Royaume Uni, le Koweït, la Belgique, le Japon et la France). La CI est dotée de l'autonomie administrative et financière. Elle est dirigée par un Coordonnateur et un Coordonnateur Adjoint et comprend cinq (5) Sections opérationnelles (Routes, Voiries, Bâtiments, Appui institutionnel et Administration et finances) et cinq (5) Services spécialisés (Passation des marchés, Gestion financière, Audit interne, Gestion environnementale et sociale, et Système d'information géographique). Son personnel est composé d'Experts nationaux et internationaux recrutés sur une base compétitive après appel à candidature. Selon le besoin spécifique de chaque projet, le personnel de la CI est renforcé par d'autres compétences temporaires.

2.1.2.11. Pour la réalisation des infrastructures rurales agricoles connexes du PAIRAC, le personnel de la CI sera renforcé par les expertises nécessaires en relation avec la spécificité des actions prévues dans ce projet. Il s'agit à titre indicatif, en attendant la finalisation de la formulation du projet, du recrutement d'un Chargé des Infrastructures communautaires, d'un Assistant financier comptable, d'un Assistant en passation des marchés, et de personnel de soutien. Au besoin, d'autres expertises pourraient se joindre à l'équipe en charge de ce projet. Ces expertises seront définies avec plus de précision lors de la préparation du projet, une fois que toutes les activités du projet seront arrêtées. Il y a lieu également d'examiner de près le plan de charges actuel et la capacité d'exécution de la CI pour définir l'appui nécessaire à lui apporter pour lui permettre d'exécuter le PAIRAC dans de bonnes conditions.

2.1.2.12 La CI, avec l'appui de l'équipe du PAIRAC, assurera l'élaboration des programmes d'activités et des budgets annuels, l'acquisition des biens, services et travaux, la préparation des demandes de paiement, le suivi des activités du projet, la consolidation des comptes et la préparation des rapports d'avancement et d'audit. L'exécution des activités proprement dite sera confiée, contractuellement, à des prestataires à recruter sur une base concurrentielle (Assistants techniques, Agence locale d'exécution-ALE, Entreprises de travaux, etc.). Les services décentralisés du MINADR, du MATUHITPR, du Ministère des Transports et des Voies de Communication, et des ministères en charge de l'Environnement et du Genre, seront étroitement impliqués, en tant que points focaux, dans la conception des ouvrages, le suivi et la réception des réalisations et la sensibilisation et l'encadrement des bénéficiaires. Les différentes formations et sensibilisations des comités de gestion et d'entretien des infrastructures et des autres groupements cibles seront assurées, contractuellement, par une structure spécialisée dans ce domaine ou bien intégrées dans les contrats des ALE. Les frais de fonctionnement et d'équipement relatifs à la mise en œuvre de ce projet seront supportés par le Don FAD.

2.1.2.13. Dispositions Institutionnelles. L'agencement institutionnel du PAIRAC s'insèrera dans le dispositif en cours de mise en place par le Gouvernement pour le pilotage et l'harmonisation des interventions en matière de pistes rurales et de voies de dessertes agricoles. Il s'agit de la Commission provinciale routière (CPR) qui est en cours de création par arrêté interministériel des MINADR et du MATUHITPR. C'est une structure provinciale de concertation et de suivi des projets de routes, de voies de desserte agricole et de pistes rurales. Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur de la Province. Son Secrétariat technique est assuré par le MATUHITPR et l'intérim est confié au MINADR.

2.1.2.14. La CPR a pour mission, entre autres, l'appui à la mise en œuvre des actions de réhabilitation des axes routiers, la coordination des interventions des PTF en matière de désenclavement des bassins de production, le suivi de l'exécution et de l'entretien et l'évaluation des impacts des projets d'infrastructures routières. La CPR est composée, en plus du Gouverneur de la Province, du MATUHITPR, du MINADR, du Ministère des Transports et des Voies de Communication (MTVC), des Inspecteurs provinciaux de l'Agriculture, Pêche et Elevage et du Développement Rural, des Responsables des Services techniques provinciaux, des représentants de la société civile, des PME, des associations des transporteurs, et des comités locaux d'entretien routier (CLER). Il est prévu que la CPR se réunisse une fois par trimestre.

2.1.2.15. La réussite de l'exécution du projet sera conditionnée par la bonne coordination avec les autorités provinciales et les structures décentralisées concernées. Ainsi, les services techniques du MINADR, du MATUHITPR, du MTVC, et des autres ministères concernés (Environnement, Genre, etc.), aussi bien au niveau central que décentralisé, doivent être étroitement impliqués dans la programmation, le contrôle et la réception des réalisations prévues. Le dispositif institutionnel et opérationnel qui sera mis en place, privilégiera la stratégie du " faire faire " par les structures et opérateurs les plus qualifiés pour la réalisation des différentes activités prévues.

3. Coût et Sources de financement du projet

L'allocation budgétaire prévue par la Banque à ce projet est de 94 millions d'UC (environ 141 millions $EU). Le montant à affecter au volet infrastructures rurales sera cerné avec précision après l'évaluation du coût d'aménagement des 100 km de la RN1. En se référant aux coûts unitaires d'aménagement de la RN1 constatés actuellement dans le pays, les ressources mobilisables pour l'aménagement de la route serait de 80 ,650 millions d'UC et de la construction des infrastructures agricoles rurales de 13,350 millions d'UC (environ 20 millions $EU). Le projet sera financé en totalité par le FAD. Afin, de permettre la mobilisation des fonds au profit du projet par la Banque, le Gouvernement doit lui transmettre la requête de financement au plus tard 31 juillet 2013 pour permettre l'organisation de la mission de préparation du projet à temps. Compte tenu de la diversité des activités, la durée d'exécution du projet sera de cinq (5) ans.

18 Calendrier d'instruction du projet

Le calendrier prévisionnel pour la poursuite de l'instruction du projet se présente comme suit:

- Préparation: Février 2014; - Evaluation: Avril 2014; - Présentation au Conseil d'Administration: Septembre 2014. ..


Objectives

L'objectif du projet est de contribuer au désenclavement de la Province du Kasaï Central (Ex Kasaï Occidental) et à la réduction de la pauvreté de la population. Spécifiquement, le projet vise à améliorer le niveau de service de la chaine logistique de transport sur l'axe routier Kinshasa-Kikwit-Batshamba-Tshikapa-Kananga-Mbuji Mayi ainsi que les conditions de vie des populations de la zone du projet.

Le projet, qui vient compléter les interventions précédentes de la Banque sur le même axe, contribuera au désenclavement des provinces du Kwango et du Kasaï Central en les reliant entre elles ainsi qu'à la Province Capitale de Kinshasa et du Kongo Central.


Rationale

Liens du projet avec la stratégie et les objectifs du pays

9.1.Le DSCRP II 2011 -2015 vise à sortir le pays de son état de fragilité et à le propulser à un niveau plus confortable en termes de niveau de vie des populations, par la mise en place de bases favorables à la diversification de l'économie à travers le renforcement des infrastructures, l'amélioration de la gouvernance et des capacités institutionnelles et la promotion rapide d'une plus grande contribution du secteur privé à la croissance économique de la libre circulation des personnes et des biens et de sécurité alimentaire. Le projet répond aux orientations de politique sectorielle et du programme national de la RDC en matière de transport et du secteur agricole qui vise à l'amélioration de la sécurité alimentaire du pays qui reste tributaire des importations (400.000 tonnes de céréales, 120.000 tonnes de poissons congelés et plus de 50.000 tonnes des poulets et abats congelés par an). Le projet s'inscrit aussi en droite ligne des priorités exprimées à la fois dans la stratégie Cadre de politique des transports et les différentes orientations de développement agricole et rural du DSRP II qui du reste, sont celles inscrites dans la SSADR susmentionnée. Le projet envisagé est en cohérence avec cette stratégie qui cible une aide substantielle et durable aux pays fragiles pour rétablir les services cruciaux et l'infrastructure de base.

9.2. Malgré l'importance des potentialités agricoles en termes d'étendue des terres arables, de climat et de ressources en eau, le secteur agricole connaît une baisse drastique de sa productivité, liée en grande partie au délabrement des infrastructures rurales et à la défaillance des services d'appui de l'Etat. Sur les 87.000 km de pistes agricoles, 11% seulement sont en bon état et tout le reste est presque inaccessible en période de saison de pluie. Ceci se traduit par des coûts de transport généralement très élevés pour les usagers, une longue durée du transport et des pertes post-récoltes importantes. Les infrastructures de commercialisation sont complètement défaillantes et les capacités d'intervention des services d'appui au développement sont très limitées. En dehors des zones d'intervention des projets en cours, les services d'encadrement technique sont pratiquement absents. Pour faire face à cette situation, le MINADR a élaboré une Stratégie du secteur agricole et de développement rural (SSADR) couvrant la période 2011 -2015 et qui met l'accent, notamment, sur la réhabilitation des voies de desserte agricole et des infrastructures de commercialisation, la remise en état et le développement de l'appareil de production, l'appui du secteur privé, le renforcement des capacités institutionnelles et des ressources humaines, et la promotion des structures communautaires.

Stratégie de la Banque

9.3.La stratégie d'intervention de la Banque en RDC de 2013-2017, en cours de finalisation, vise à sortir le pays de son état de fragilité et à créer les conditions d'une croissance forte et inclusive, induite par un dynamisme accru des secteurs productifs de l'économie. Fortement aligné sur les objectifs du DSCRP II, le DSPAR adopte une approche spatiale centrée sur le soutien à l'un des cinq zones prioritaires de développement du gouvernement. L'approche de la Banque tend à assurer une utilisation efficace des ressources disponibles et la maximisation de l'impact des interventions à travers la mise en œuvre d'opérations intégrées. La priorité sera accordée au développement d'infrastructures durables, susceptibles d'impulser la croissance économique, telles que l'énergie, le transport et les pistes rurales autour de la zone centre définie autour de l'axe Ilebo-Tshikapa-Kananga-Mbuji-Mayi. Ce choix est justifié par le potentiel économique de la zone, le souci de consolider les acquis des interventions actuelles et antérieures de la Banque en RDC et par le besoin de complémentarité avec les autres partenaires. Par ailleurs, la zone Centre est idéalement placée pour servir les marchés de Kinshasa, du Kwango, du Kwilu et du Katanga.

9.4.Le DSPAR s'articule autour de deux piliers complémentaires:

(i) Développement d'infrastructures de soutien à l'investissement privé dans les secteurs productifs et pour l'intégration régionale; et

(ii) Renforcement de la gouvernance et des capacités en vue d'accroître l'efficacité de l'Etat. Le pilier infrastructure sera mis en œuvre pour assurer un effet d'entrainement sur la croissance de l'investissement privé dans les secteurs productifs de l'économie; notamment dans le secteur agricole. Le pilier 2 sera exclusivement consacré au renforcement des capacités de l'Etat à assurer une gouvernance économique améliorée et incitative pour l'investissement privé. Dans le secteur des transports et infrastructures rurales agricoles, la Banque se propose de poursuivre son intervention dans le sous-secteur routier, notamment la réhabilitation progressive de la Route Nationale n°1, axe qui appartient au réseau ultra prioritaire du pays. La Banque intervient sur cette route avec les autres partenaires financiers, notamment l'Union européenne, la Banque mondiale et bientôt la DFID. La Banque a financé l'étude du tronçon de route Tshikapa - Kananga - Mbuji-Mayi (433 km) et financera conjointement une partie de l'aménagement dudit tronçon (100 km à partir de Tshikapa) et la réhabilitation des infrastructures rurales et agricoles connexes à ce réseau (pistes de desserte agricole, marchés, entrepôts, eau potable, aires d'abattage, locaux de transformation, centres de réinsertion sociale, centres de formation agricole, etc.) en vue de renforcer les impacts socioéconomiques de la RN1 et des acquis des interventions actuelles dans la zone centre à travers le PRESAR et le PADIR.

9.5.Cette nouvelle opération est en harmonie avec la stratégie à long terme 2013-2022 de la Banque, le Document de stratégie d'intégration régionale (DSIR) 2011 -2015 pour l'Afrique centrale et la stratégie du secteur agricole (2010-2014) ayant pour objectifs communs la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire à travers, entre autres, l'amélioration des infrastructures de transport et de commercialisation, l'augmentation de la productivité agricole, l'appui du secteur privé et le renforcement des capacités des différents partenaires. Les actions du volet de construction des infrastructures rurales agricoles connexes à la RN1 (Tshikapa-Kananga) dans le cadre du présent projet, appuient pleinement la réalisation des objectifs aussi bien de la Banque que ceux du Gouvernement et renforcera les avantages et l'impact des interventions des partenaires en cours (l'UE pour la poursuite de l'aménagement de la RN1 sur 150 km, BADEA,OFID et FSD sur 183 km entre Kananga et Mbuji-Mayi; la BM pour la réhabilitation du chemin de fer Ilebo-Lubumbashi et de la route Mbuji-Mayi - Mwene Ditu; l'UNICEF avec le programme d'écoles et villages assainis dans les deux Kassaï et le Katanga; DFID et CTB avec leurs programmes d'adduction d'eau en milieu rurale). En outre, le volet eau potable du présent projet permet d'étendre l'appui de la Banque dans ce domaine, limité actuellement aux zones urbaines et périurbaines, vers le milieu rural congolais. Par ailleurs, la formation professionnelle prévue pour les jeunes facilitera la promotion d'activités génératrices de revenus qui auront des retombées positives sur l'emploi dont le pays a grandement besoin.

9.6.Pour contribuer avec la Communauté internationale à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans le pays et la consolidation de la paix sociale dans la zone centre qui peut servir de grenier pour la plupart des cultures et de vecteur à la promotion de l'agro-industrie, la Banque a inscrit dans son DSPAR de 2013-2017, le projet d'Aménagement de la route Tshikapa - Mbuji Mayi, section Tshikapa (PK 0,00) - Kamuesha (PK 187+00) et de la Construction des Infrastructures Rurales et Agricoles Connexes. Ce projet permet également de consolider les réalisations dans le développement rural financées par la Banque dans la Province du Kassaï Occidental, à travers les projets PRESAR et PADIR, en facilitant l'évacuation des productions agricoles engendrées par ces projets et en étendant les zones d'intervention pour toucher plus de populations vulnérables. Ces réalisations ont certes aidé beaucoup les populations dans leur quotidien mais restent en deçà des besoins réels; notamment dans cette province qui demeure la moins nantie en matière de financement des différents partenaires techniques et financiers (PTF).


Benefits

Les principaux bénéficiaires du projet seront les populations dans la ZIP (les agriculteurs, les agri-éleveurs, les commerçants et les collecteurs, les structures de formation professionnelle et de réinsertion sociale) et les usagers de la route. Le projet visera directement ou indirectement environ 40% des ménages ruraux (400.000 familles). Bénéficieront également du projet, les promoteurs des services d'appui à la production (artisans, associations de services, transporteurs, collecteurs, etc.), les cadres techniques des ministères concernés au niveau central et dans la province, ainsi que les ONG actives dans la zone d'intervention du projet. Les collectivités locales et les opérateurs économiques vont aussi tirer profit de la mise en place des infrastructures de base et de la relance des activités économiques dans la région.


Key contacts

BIZONGO Anatole Desire - RDGC1


Costs

Finance source Amount
ADFUAC 74,000,000
TotalUAC 74,000,000
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