L’agriculture est tendance : la preuve avec ces jeunes Africains


Kwame Ababio

Ababio Kwame, 27 ans, est un jeune Ghanéen. Après un diplôme en génie géomatique d’une école des mines, il a décidé de lancer sa propre entreprise dans l’agroalimentaire.

Il a commencé en travaillant après l’école, sous les vifs encouragements de son père, après avoir repéré d’énormes carences dans l’agriculture africaine, en particulier dans le secteur du palmier à huile.

Fondateur de Green Afro-Palms (GAP), Ababio Kwame a reçu de nombreux prix en tant que jeune entrepreneur. En 2017, il a remporté le premier prix du concours AgriPitch de la Banque africaine de développement – un concours qui reflète le dynamisme de la jeunesse africaine qui incarne l’avenir de l’agriculture sur le continent.

Avec son équipe de Green Afro-Palms, Ababio travaille aujourd’hui à améliorer la culture des palmiers à huile au Ghana – et en Afrique), en recourant aux meilleures pratiques de gestion et en transformant les récoltes en aliments et en produits de valeur grâce à l’innovation technologique et à la mécanisation.

« Mon rêve est de voir l’agriculture devenir une solution pour mettre fin à la pauvreté en Afrique et que les jeunes Africains y contribuent de manière significative. Je veux faire en sorte que mon entreprise aide 5 000 petits exploitants de palmiers à huile à produire et fournir 10 millions de litres d’huile de palme propre et de qualité », explique-t-il.

Les consommateurs veulent de l’huile bon marché, de qualité et propre. À ce jour, l’équipe de GAP fournit 6 000 sacs de noix de palme à l’industrie pour la transformation secondaire et prévoit d’acquérir 5 000 hectares pour des plantations d’ici à cinq ans.

En savoir plus : www.facebook.com/greenafropalms ou www.gapworld.org

Regarder la vidéo : https://youtu.be/_7XZPgFjm3k, https://youtu.be/D6u8QswD-3E

 


Haowa Bello

Haowa Bello, 34 ans, est la présidente- directrice générale de Madame Coquette, une ligne de sacs à main en cuir et de petite maroquinerie soigneusement confectionnés à la main au Nigeria.

Outre la production de maroquinerie, Haowa Bello a créé une petite exploitation d’élevage de bétail à Lagos. Son entreprise, Fula Farms, est l’une des rares exploitations laitières de Lagos. Elle fournit du lait cru (frais) et du fromage produit localement aux petites entreprises et aux particuliers.

Son exploitation, qui travaille avec des familles réunies en petits groupes, a récemment mis en place une coopérative qui gère plus de 50 vaches. Fula Farms soutient et encourage l’autonomisation économique des femmes vivant en milieu rural. L’entreprise travaille en étroite collaboration avec un groupe de femmes rurales qui produisent un type spécifique de fromage. Le fromage est produit et emballé par les femmes des communautés membres de la coopérative. On sous-estime bien souvent le rôle de ces femmes dans leurs communautés respectives. Elles qui, pourtant, au-delà du soutien physique et psychologique qu’elles offrent, nourrissent également leurs familles.

« Devenir agripreneuse a changé ma vie, raconte-t-elle. Cela m’a permis de développer mon entreprise et de passer d’un démarrage difficile à une marque bien établie. Le temps est venu pour l’Afrique de mobiliser les jeunes et de mieux les former aux différents secteurs de l’agriculture ».

Haowa a suivi une formation en économie – à l'Université Ahmadu Bello –, en marketing de la mode – à la Parsons School of Design, New York– et en fabrication de sacs à main – à l’Academia Riaci, Florence.


Mahmud Johnson

Mahmud Johnson est le fondateur et président directeur général de J-Palm Liberia, une société qui fabrique des produits industriels de grande consommation à base d’huile de palme. Objectif : améliorer les revenus des petits exploitants de palmiers à huile du pays et les aider à accroître de 50 à 80 % leurs revenus.

En 2017, Mahmud Johnson a bénéficié d’une formation de la BAD et de l’Institut international d’agriculture tropicale(IIAT) sur le renforcement des capacités en communication et en présentation commerciales.

En reconnaissance de son travail à J-Palm, Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, lui a décerné la même année le titre d’Officier de l’Ordre de l’Étoile africaine, une importante distinction nationale.

J-Palm Liberia assure la transformation des noix de palme en toute une gamme de produits : Kernel Fresh, un produit hydratant et baume capillaire biologique à base d’huile de palmiste vierge pressée à froid) ; Palm Kernel Cake, pour l’alimentation animale ; et Palm Kernel Shells, un combustible propre pour les chaudières industrielles. La société fait construire une usine pour valoriser les coques de noix de palmiste en les carbonisant, pour créer du SuperCoal, la première marque au Libéria de briquettes de charbon de biomasse qui produit de l’énergie propre.

Son message aux autres jeunes est clair : « L’agro-industrie, c’est tendance, et c’est un projet professionnel attractif. »

Mahmud est titulaire d’une licence en économie du Dartmouth College, aux États-Unis.


Lilian Uwintwali

Rwandaise, Lilian Uwintwali est la fondatrice et présidente directrice générale de Mahwi Tech Ltd., une société informatique de renom fondée en 2011. Son entreprise fournit des plates-formes TIC qui desservent plus de 10 000 agriculteurs au Rwanda. Cette technologie relie les agriculteurs aux marchés, aux banques, aux compagnies d’assurance et aux services de vulgarisation.

Sa plate-forme en ligne et mobile m-lima (anciennement connue sous le nom agro-FIBA) connecte les petits exploitants à tous les acteurs clés du secteur agricole, et leur fournit tous les services essentiels dont ils ont besoin outre de nouvelles opportunités.

Lilian est la lauréate de la bourse “40 Chances Fellow for Rwanda”, conjointement décernée par la Fondation Howard-G Buffet, l’Initiative pour la gouvernance africaine (AGI) de Tony Blair et la Fondation du prix mondial de l’alimentation. En 2016, elle a été classée parmi les trois meilleurs jeunes innovateurs dans le secteur agro-industriel en Afrique de l’Est. Elle a reçu plusieurs prix nationaux et internationaux pour ses innovations au sein de Mahwi Tech.

Lilian a récemment été nommée secrétaire du Conseil d’administration du programme panafricain EYE (Emerging Young Entrepreneur), qui vise à susciter un changement générationnel dans le secteur agro-industriel africain, grâce à un accès amélioré à la technologie, à l’innovation, au mentorat et aux financements.

Lilian est titulaire d’une licence en génie informatique et en technologies de l’information de l’Université du Rwanda (ex-Institut des sciences et technologies de Kigali) et a suivi différentes formations de troisième cycle.


Temitope Aroge

Temitope Aroge, 35 ans, est directeur général d’Agro Bio Allied Agro Services Limited, au Nigeria. Sous sa houlette, l’entreprise est née vers 2011, spécialisée dans la transformation agroalimentaire, la mécanisation et la culture commerciale du manioc.

La compagnie compte en 2017 100 millions d’unités d’actions contre 1 million à ses débuts et son exploitation s’étend sur 200 hectares, contre 1 hectare au début.

Agro Bio a commencé son activité de transformation du gari en 2012 et progressivement diversifié son périmètre d’activités en y ajoutant la transformation de chips de manioc. Une usine de production de farine de manioc de haute qualité, d’une capacité de 16 tonnes par jour, doit voir le jour et entrer en service d’ici à mars 2018.

Temitope Aroge est heureux : « Je me sens comblé car je fournis de la nourriture, et je crée de la richesse et des emplois pour les jeunes grâce à l’agriculture ».

« Constituée de jeunes agripreneurs, notre société a bénéficié du programme AEHE (Agric Equipment Hiring Center, soit « centre de location d’équipements agricoles ») du ministère fédéral de l’Agriculture et du Développement rural dirigé par monsieur Akinwumi Adesina. Nous nous efforçons maintenant de passer de 3 à 12 tracteurs au sein de l’entreprise, et nous sommes fixés pour objectif d’atteindre 1 500 hectares en 2018 ».

Diplômé de médecine, Temitope Arogbe est un leader communautaire et un agriculteur fier de l’être. Il est également vice-président de l’Association des jeunes entrepreneurs agricoles au Nigeria — un organisme de coordination de jeunes agripreneurs.


Manir Umar

Manir Umar est un jeune agripreneur, volontaire et déterminé, passionné par l’agriculture. Il est le président-directeur général de Deenat Integrated Farms Ltd, une entreprise créée au Nigeria en 2011 pour réduire le taux élevé du chômage chez les jeunes. C’est. Akinwuni Adesina, quand il était alors ministre nigérian de l’Agriculture, qui, avec ses nombreux programmes d’autonomisation des jeunes, qui a donné envie à Manir de se lancer dans l’agro-industrie.

Son élevage est passé de 2 000 à 50 000 volailles. Sa production de maïs a également augmenté pour atteindre près de 300 hectares au cours de la seule année 2017. Ses autres segments d’activités ont également enregistré une croissance progressive : 25 000 poissons de consommation, 35 vaches, 30 chèvres, 23 moutons). Deenat Farms est aujourd’hui un élevage de 20 chevaux et un acteur majeur dans le secteur de la location d’équipements agricoles. La société est même la première entreprise privée à posséder une piste de course de chevaux au Nigeria, Deenat Derby.

Manir est le président de l’Association des entrepreneurs agricoles nigérians, A-Nagropreneurs, qui encadre et encourage les jeunes à se lancer dans une carrière agricole.

Le jeune homme est ambitieux : « Mon aspiration en tant que jeune agripreneur est de devenir un nom connu au Nigeria : je veux que mes produits soient dans toutes les maisons. Je veux aussi être le moteur de l’engagement des jeunes dans l’agriculture à travers toute l’Afrique ».

Manir est titulaire d’une licence et d’une maîtrise en administration publique de l’Université Ahmadu Bello, au Nigeria.


Joyce Kyalema

La Pumpkin Value Addition Enterprise a vu le jour en 2013 en Ouganda.

Sa fondatrice, Joyce Kyalema, âgée aujourd’hui de 32 ans, avait pour objectif d’organiser les jeunes et les femmes vulnérables dans les zones rurales de l’Ouganda et de les aider à trouver d’autres moyens d’améliorer leurs revenus, la sécurité et le régime alimentaires en termes de nutrition de leurs foyers, afin de réduire la malnutrition chez leurs enfants et dans les alentours.

Elle a conçu et développé un projet de renforcement des compétences dans la culture de la citrouille tout en apportant de la valeur ajoutée pour créer des emplois pour les jeunes et les femmes. Grâce au projet, les jeunes et les femmes ont produit des citrouilles en grandes quantités. Poursuivant ses activités, Joyce a créé une entreprise appelée Josmak International Ltd, spécialisée dans la culture et la transformation de la citrouille. Elle fait aujourd’hui construire une usine d’où sortiront plus de 10 produits différents à base de citrouille.

Son entreprise a obtenu une licence d’exportation du gouvernement ougandais et compte exporter ses produits en Irlande, au Royaume-Uni et aux Émirats arabes unis.

« Nous produisons une large gamme de produits biologiques de qualité à base de citrouille, qui répondent aux normes du marché national et international. Tous ces produits offrent des apports nutritionnels qui sont bons pour la santé », explique Joyce.

« Je me sens bien quand les gens me disent que je suis une source d’inspiration. C’est uin grand honneur pour moi quand je vois le nombre de jeunes qui ont rejoint l’agro-industrie grâce à moi. Je remercie la BAD pour l’opportunité qu’elle m’a donnée de parler aux jeunes entrepreneurs. »


Thato Martin Stimela

Titulaire d’une maîtrise en gestion de programme, Martin a développé une application mobile, mAgri, qui est en train de révolutionner le monde agricole : elle permet aux agriculteurs d’interagir et de partager des informations via leur téléphone portable à travers tout le Botswana. L’application est même déjà utilisée dans d’autres pays africains, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie notamment.

Près de 80 % des habitants du Botswana dépendent de l’agriculture pour gagner leur vie. Sauf qu’ils n’ont pas facilement accès à certaines informations capitales, comme les dates propices à la plantation, les prévisions météorologiques ou les maladies animales.

mAgri aide les agriculteurs à accéder aux marchés et à d’autres informations cruciales, outre consulter leurs e-mails et les réseaux sociaux, à partir de simples téléphones mobiles.


Noël Mulinganya

En République démocratique du Congo, Noel Mulinganya est diplômé de l’Université catholique de Bukavu, où il a décroché une licence en agronomie et production agricole en juin 2012.

Grâce à son engagement dans l’agriculture et à sa capacité à travailler avec les agriculteurs, il a reçu une bourse pour suivre une maîtrise en sciences de l’IITA pour étudier les sciences du sol – option gestion intégrée de la fertilité des sols – à l’Université Kenyatta de Nairobi, au Kenya, entre septembre 2012 et décembre 2014.

Noel est à la tête d’un groupe de 20 jeunes, les Youth Agripreneurs de Kalambo, tous des diplômés âgés de 25 à 35 ans aux profils universitaires différents et engagés dans des entreprises agro-industrielles collectives en République démocratique du Congo.

Le groupe est parvenu, peu à peu, à transformer l’ne exploitation des débuts de trois hectares en un portefeuille d’activités à tous les niveaux de la chaîne de valeur agricole, en identifiant et en développant des modèles pour 11 activités rentables – dont la production commerciale de racines et de tubercules et de céréales, comme le manioc, le maïs, les haricots, le soja, le sorgho. Entre autres activités du groupe, figurent aussi la transformation de produits pour apporter de la valeur ajoutée, la production de poissons et alevins commerciaux, la commercialisation de produits et la prestation de services. C’est même tout un réseau d’entreprises qui est en train de voir le jour désormais.

« L’agro-industrie a ouvert des opportunités et des perspectives, tant dans ma vie que dans celle de mes collègues, que nous n’aurions jamais pu espérer ni imaginer », se réjouit le jeune homme. Qui conclut, convaincu : « L’agro-industrie est vraiment la solution pour lutter contre le chômage des jeunes en Afrique ».

Sous son égide, le groupe IKYA a enregistré de nombreux succès avec la production d’une farine de manioc de haute qualité, exportée au Rwanda. Devenu un groupe modèle en République démocratique du Congo, IKYA a formé plus de 1 000 femmes et jeunes aux meilleures pratiques agronomiques et techniques de transformation.

Noel a une ambition plus large encore : développer le modèle IKYA à travers le réseau des Young Agripreneurs, en synergie avec les différents segments de la chaîne de valeur. Il est convaincu que, dans les deux prochaines années, le centre pour les jeunes proposera ses services à de nombreux groupes de jeunes et de femmes, contribuant à réduire le chômage des jeunes grâce à l’agro-industrie en RDC.


Sausthene Guy Ehui

Agronome ivoirien, Sausthene Guy Ehui est cofondateur d’ICT4DEV.

Pourquoi s’est-il lancé dans l’aventure entrepreneuriale ? « J’ai décidé d’utiliser mes connaissances pour aider les agriculteurs africains grâce aux TIC. Je suis convaincu que les TIC sont le meilleur moyen de produire les solutions à plus fort impact », explique-t-il.

Son équipe à ICT4DEV a développé plusieurs solutions en ligne – un système de gestion de coopératives avec gelico, une plateforme qui met en contact vendeurs et acheteurs avec virtualmarket, et SMS Agri Consultant, un système d’information sur les marchés) destinées aux agriculteurs africains. Ces applications offrent une aide à la gestion en ligne des coopératives agricoles et mettent en relation vendeurs et acheteurs de produits agricoles, grâce à un service de messagerie par texto (SMS) et à une application mobile.

L’équipe a également créé un autre service, Agri-advice, qui permet aux agriculteurs de recevoir des conseils par SMS sur les bonnes pratiques agricoles, la météo et les prix des produits.


Sesuur Loveth Mile

Sesuur Loveth Mile est née en 1988 dans l’État de Gboko Benue, au Nigeria.

Elle est titulaire d’une licence en agriculture de l’Université de l’agriculture de Makurdi, dans l’État de Benue.

C’est la responsable de la production et des opérations de la plate-forme d’incubation Youth Agripreneurs de l’Institut international d’agriculture tropicale (IIAT) à Abuja, où elle supervise toutes les activités de production et les opérations du groupe– pêche et élevage, production agricole et activités de transformation – tout le long de la chaîne de valeur agricole.

Elle est aussi la cofondatrice de CAAS Nigeria Limited, une entreprise spécialisée dans le stockage et la fourniture de céréales. Son objectif ? Accroître la disponibilité en céréales de qualité, pour répondre aux besoins de transformation et de consommation au Nigeria.

« Nous travaillons sur le stockage et l’approvisionnement en céréales, explique-t-elle. On a eu une formation pratique sur la production de maïs, de sorgho, de soja et d’autres cultures dans le cadre de la plate-forme Youth Agripreneurs de l’IITA à Abuja. Nous avons l’intention de nous développer pour inclure plus de céréales et même stocker des tubercules au cours des prochaines années de notre activité ».

« Comme agripreneur, j’ai découvert la richesse que recèle l’agriculture. J’ai tissé des liens avec des jeunes qui partagent les mêmes aspirations, qui à leur tour ont renforcé ma volonté de fournir une nourriture de qualité à l’Afrique. »


Evelyn Ohanwusi

Evelyn Ohanwusi est la directrice par intérim du bureau Youth in Agribusiness, un bureau nouvellement créé au siège de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) à Ibadan, au Nigeria.

Elle est membre fondatrice du programme Youth Agripreneurs (IYA) de l’IITA à Ibadan en 2012. Depuis, elle est devenue une ardente avocate des jeunes et des femmes dans l’agro-industrie.

Le modèle du programme IYA a été salué et adopté par la Banque africaine de développement pour la mise en œuvre de son programme panafricain ENABLE Youth (Empowering Novel Agribusiness Led Employment for Youth).

Son travail pour offrir aux jeunes l’opportunité d’étudier et de gagner leur vie grâce à l’agriculture a conduit à des résultats remarquables.

De nombreuses entreprises agro-industrielles indépendantes ont été créées grâce aux formations et à la mobilisation des ressources que permettent Evelyn et son équipe.

Sonn but ? « Voir les jeunes avec qui et pour lesquels je travaille devenir des millionnaires et milliardaires grâce à l’agriculture. Mon rêve est de voir ma génération aider l’Afrique à retrouver son faste de grenier du monde ».

« Je suis moi-même étonnée de mon intérêt pour l’agriculture. J’ai obtenu mon premier diplôme en économie de la construction, mais je n’avais aucune idée que l’agriculture pourrait être plus intéressante que ce que j’avais appris initialement. L’agro-industrie est pour moi la voie de l’avenir. »