Stratégies de développement et financement

Contexte

Les crises financière et économique mondiales en cours sont en passe de réduire les flux d'aide publique au développement pour l'Afrique. Les pays devront se tourner vers la mobilisation des ressources intérieures et vers les entrées de capitaux privés pour compenser la forte baisse de l'aide étrangère. Cependant, l'épargne intérieure comme source de financement du développement a toujours été limitée. La renaissance de l'investissement privé national se limite à quelques pays. L'inefficacité des systèmes financiers et la faiblesse des mécanismes de recouvrement des impôts basés essentiellement sur une assiette fiscale étroite, minent la mobilisation des ressources intérieures. De nombreux pays n'ont pas de stratégies bien définies pour profiter de l’abondance actuelle des produits de base. Ils n'ont pas non plus réussi à tirer profit des avantages offerts par le commerce international en raison de la faiblesse des capacités de production. Actuellement, l'aide public au développement finance jusqu'à 60% des budgets nationaux de certains pays en Afrique.

Bien que l'Afrique ait connu une décennie de forte croissance, la bonne performance ne s'est pas traduite par des changements structurels des économies africaines. L'impact sur la réduction de la pauvreté a été limité, tandis que l'inégalité a augmenté de façon substantielle. Il y a clairement un besoin d'améliorer l'intermédiation financière afin d'accroître la mobilisation des ressources intérieures et l'accès au crédit, de manière à répondre aux besoins financiers de long terme des investisseurs. Cela serait également essentiel à la réduction des taux d'intérêt commerciaux, jugés trop élevés pour les investissements privés rentables. Les pays africains devraient tirer pleinement parti des possibilités créées par la mondialisation et utiliser les mécanismes et les négociations commerciales internationales pour exploiter les flux commerciaux Sud-Sud en pleine croissance.

Questions directrices

Dans ce contexte, les participants à la session sont invités à examiner les questions directrices suivantes:

  • A l’avenir, comment le rôle de l'IDE dans le financement du développement peut-il être mieux exploité?
  • L’aide publique au développement et la mobilisation des ressources intérieures ont été essentielles pour le financement du développement en Afrique. Y a-t-il des formes nouvelles et novatrices de financement du développement qui peuvent être facilement explorées?
  • Comment les institutions financières du continent ont-elles en grande partie échappé à l'impact direct de la crise financière mondiale?
  • Les pays africains ont-ils besoin de nouveaux moyens pour la mobilisation des ressources telles que les émissions d'obligations pour des projets d'infrastructures?

In their own words

"In our continent, growth has generally remained robust against a backdrop of sluggish global economy"

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