L’Afrique - Un pôle d’innovations au service de la croissance

Date: Mercredi 8 juin 2011
Lieu: Palais des congrès de Lisbonne
Horaire: 11h00 – 13h00

Date: Mercredi 8 juin 2011
Lieu: Palais des congrès de Lisbonne
Horaire: 11h00 – 13h00


Panélistes

M. McLean Sibanda, Directeur général, The Innovation Hub, Afrique du Sud
Prof. Dorothy McCormick, Professeur de recherche, Institute of Development Studies, University of Nairobi, Kenya
M. Romain Murenzi, Directeur exécutif de l’Académie des sciences pour le monde en développement (TWAS), Italie
M. Cheikh Modibo Diarra, Président pour l’Afrique de Microsoft, Afrique du Sud
Mme Frannie Léautier, Secrétaire exécutif de la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF), Zimbabwe
M. Tshepo Mahloele, Économiste en chef de la Harith et Membre du Conseil du Fonds africain du développment de l’infrastructure panafricaine (PAIDF), Afrique du Sud

Modérateur

Dr. Reuben Abati, Président-Directeur général du journal The Guardian, Lagos, Nigéria

Panélistes

M. McLean Sibanda, Directeur général, The Innovation Hub, Afrique du Sud
Prof. Dorothy McCormick, Professeur de recherche, Institute of Development Studies, University of Nairobi, Kenya
M. Romain Murenzi, Directeur exécutif de l’Académie des sciences pour le monde en développement (TWAS), Italie
M. Cheikh Modibo Diarra, Président pour l’Afrique de Microsoft, Afrique du Sud
Mme Frannie Léautier, Secrétaire exécutif de la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF), Zimbabwe
M. Tshepo Mahloele, Économiste en chef de la Harith et Membre du Conseil du Fonds africain du développment de l’infrastructure panafricaine (PAIDF), Afrique du Sud

Modérateur

Dr. Reuben Abati, Président-Directeur général du journal The Guardian, Lagos, Nigéria


L’innovation est complexe, ce qui s’explique par le fait qu’il s’agit d’un phénomène ayant de multiples facettes. L’innovation est une partie intégrante et en même temps le résultat d’un long processus et d’un grand tableau couvrant l’éducation, la culture et les attitudes à l’égard du risque. L’innovation est façonnée par les institutions du secteur formel telles que les entités de régulation des marchés et d’incitations, et elle dépend d’un environnement stable qui soit caractérisé par des mécanismes de gouvernance solides et qui soit basé sur la primauté du droit.

L’innovation consiste à créer de la valeur à partir du savoir.

Elle couvre la fourniture de biens ou services nouveaux sur le marché et l’identification de nouveaux moyens d’améliorer les services, de produire des biens, d’organiser le processus de production et/ou de développer un marché. Le savoir est ainsi le facteur clé de l’innovation. Il peut résulter d’un processus formel tel que la recherche-développement ; il peut s’agir du savoir indigène développé au cours de décennies d’un apprentissage basé sur l’environnement, tout comme il peut s’agir du savoir local sur ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas. L’innovation est tirée par les entrepreneurs qui prennent des risques et changent la donne. Apprendre comment appuyer l’innovation dans les pays en développement est un défi, et le fait de releverce défi permettra aux populations de créer des richesses et de contribuer aux progrès de la société.

Les pays sont certes différents et «il n’existe pas de taille unique qui aille à tous», mais l’innovation a joué un rôle décisif dans la croissance économique à deux chiffres enregistrée par tous les pays développés et émergents.

Entre 1960 et 1965, période au cours de laquelle la plupart des pays africains sont devenus indépendants, le revenu moyen par habitant (en termes de parité du pouvoir d’achat) de la Corée du Sud et celui de Singapour étaient inférieurs à ceux de pays africains tels que le Cameroun et le Ghana. Dans les années 80, le revenu moyen par habitant de la Corée du Sud et celui de Singapour étaient respectivement trois et huit fois plus élevés que ceux despays d’Afrique subsaharienne. Les taux élevés de croissance enregistrés par les pays émergents d’Asie ont été soutenus par un changement structurel profond dans les économies, changement basé sur l’innovation,une solide performance sectorielle et une vision claire.

Pour soutenir la croissance, ces pays se sont attaqués aux problèmes liés à la cohérence des politiques, à l’écosystème de l’innovation, aux marchés du savoir, aux investissements dans la recherche-développement, et au renforcement des mécanismes permettant de convertir le savoir en emplois et richesses.

En Afrique, l’on assiste à une évolution similaire, certes lente, fondée sur le rôle transformationnel des technologies. En effet, la banque mobile est en train de créer une révolution sur les marchés bancaires et financiers, et les pays procèdent aux adaptations nécessaires dans leurs cadres politiques et règlementaires, afin de donner aux investisseurs privés la marge de manoeuvre nécessaire pour opérer. Les récentes turbulences résultant des trois crises (alimentaire, pétrolière et financière) ont offert la possibilité de faire immédiatement de l’innovation un catalyseur et un facteur d’accélération de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de la cohésion sociale.

L’innovation est complexe, ce qui s’explique par le fait qu’il s’agit d’un phénomène ayant de multiples facettes. L’innovation est une partie intégrante et en même temps le résultat d’un long processus et d’un grand tableau couvrant l’éducation, la culture et les attitudes à l’égard du risque. L’innovation est façonnée par les institutions du secteur formel telles que les entités de régulation des marchés et d’incitations, et elle dépend d’un environnement stable qui soit caractérisé par des mécanismes de gouvernance solides et qui soit basé sur la primauté du droit.

L’innovation consiste à créer de la valeur à partir du savoir.

Elle couvre la fourniture de biens ou services nouveaux sur le marché et l’identification de nouveaux moyens d’améliorer les services, de produire des biens, d’organiser le processus de production et/ou de développer un marché. Le savoir est ainsi le facteur clé de l’innovation. Il peut résulter d’un processus formel tel que la recherche-développement ; il peut s’agir du savoir indigène développé au cours de décennies d’un apprentissage basé sur l’environnement, tout comme il peut s’agir du savoir local sur ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas. L’innovation est tirée par les entrepreneurs qui prennent des risques et changent la donne. Apprendre comment appuyer l’innovation dans les pays en développement est un défi, et le fait de releverce défi permettra aux populations de créer des richesses et de contribuer aux progrès de la société.

Les pays sont certes différents et «il n’existe pas de taille unique qui aille à tous», mais l’innovation a joué un rôle décisif dans la croissance économique à deux chiffres enregistrée par tous les pays développés et émergents.

Entre 1960 et 1965, période au cours de laquelle la plupart des pays africains sont devenus indépendants, le revenu moyen par habitant (en termes de parité du pouvoir d’achat) de la Corée du Sud et celui de Singapour étaient inférieurs à ceux de pays africains tels que le Cameroun et le Ghana. Dans les années 80, le revenu moyen par habitant de la Corée du Sud et celui de Singapour étaient respectivement trois et huit fois plus élevés que ceux despays d’Afrique subsaharienne. Les taux élevés de croissance enregistrés par les pays émergents d’Asie ont été soutenus par un changement structurel profond dans les économies, changement basé sur l’innovation,une solide performance sectorielle et une vision claire.

Pour soutenir la croissance, ces pays se sont attaqués aux problèmes liés à la cohérence des politiques, à l’écosystème de l’innovation, aux marchés du savoir, aux investissements dans la recherche-développement, et au renforcement des mécanismes permettant de convertir le savoir en emplois et richesses.

En Afrique, l’on assiste à une évolution similaire, certes lente, fondée sur le rôle transformationnel des technologies. En effet, la banque mobile est en train de créer une révolution sur les marchés bancaires et financiers, et les pays procèdent aux adaptations nécessaires dans leurs cadres politiques et règlementaires, afin de donner aux investisseurs privés la marge de manoeuvre nécessaire pour opérer. Les récentes turbulences résultant des trois crises (alimentaire, pétrolière et financière) ont offert la possibilité de faire immédiatement de l’innovation un catalyseur et un facteur d’accélération de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de la cohésion sociale.

Actualités, papiers, communiqués de presse

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