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Afrique de l’Est : Aperçu régional

Aperçu régional

L’Afrique de l’Est demeure en tête du peloton pour ce qui est de la croissance économique régionale avec un taux estimé à 5,3 % pour 2016, en recul par rapport aux 6,5 % enregistrés en 2015. En seconde position se trouve l’Afrique du Nord avec une progression de 3 % en 2016, à la faveur d’une reprise de la conjoncture économique en Égypte (4,3 %) et en Algérie (3,5 %). Toutefois, la persistance de l’incertitude politique et la baisse de la production pétrolière en Libye continuent de freiner la croissance économique de l’Afrique du Nord. En troisième position à l’échelle régionale se trouve l’Afrique australe dont la croissance, en 2016, était de 1,1 %, en recul par rapport aux 1,9 % réalisés en 2015. En revanche, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest sont les régions dont les performances économiques ont été les moins bonnes, avec des taux de croissance respectifs de 0,8 et de 0,4 %. La croissance de l’Afrique centrale a été ralentie par la mauvaise performance de la Guinée équatoriale (avec des baisses estimées à -8,2 % pour 2016 et -8,3 % en 2015) ; de la République du Congo (2,5 % en 2016, en baisse par rapport aux 6,9 % de 2015) et du Tchad (baisse estimée à -3,4 % en 2016, contre un taux de 1,8 % enregistré en 2015). De son côté, l’Afrique de l’Ouest a connu un déclin suite à la récession économique du Nigéria, avec une croissance économique passée de 2,8 % en 2015 à -1,5 % en 2016.

Le portefeuille en cours de la Banque en Afrique de l’Est

En 2016, les approbations octroyées concernaient 37 projets et se sont élevées à 1 392 millions d’UC, dépassant la cible de 1 244 millions d’UC. Les approbations du Groupe de la Banque, soit un total de 1 202 millions d’UC (environ 68 % des approbations totales), portaient sur des opérations non souveraines aux niveaux régional et national dans plusieurs secteurs dont ceux des finances, des transports et de l’énergie. Parmi ces contributions figuraient des prises de participation, des lignes de crédit, des garanties partielles de crédits et deux prêts de premier rang (l’un pour le projet hydroélectrique Achwa 2 en Ouganda et l’autre en faveur de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines). Le projet énergétique en Ouganda assurera une distribution du courant électrique de base fiable et à faible coût, permettant ainsi de remédier aux déficits énergétiques actuels. En hausse de 120 % par rapport aux 545 millions d’UC octroyés en 2015, les approbations de la Banque pour l’Afrique de l’Est témoignent de son souhait d’y étendre ses activités, cette région accueillant dorénavant un certain nombre de projets de haut profil. À la fin de l’année 2016, le portefeuille de la Banque dans la région est-africaine couvrait 217 projets, soit une valeur d’engagement totale de 7,12 milliards d’UC. Le portefeuille est dominé ici par les infrastructures qui bénéficient de 69 % des approbations.

Le secteur privé étant le moteur de la croissance en Afrique de l’Est, les activités de la Banque y ont privilégié l’amélioration du climat des affaires et des investissements afin d’en appuyer le développement en 2016. La Banque a approuvé l’octroi de 545 millions d’UC (31 % des approbations totales) en faveur d’opérations non souveraines aux niveaux régional et national dans plusieurs secteurs dont ceux des finances, des transports et de l’énergie. Les lignes de crédit proposées par la Banque ont contribué à l’expansion des entreprises établies et à une hausse des crédits des banques commerciales aux PME.

L’octroi d’une garantie partielle de crédit de 4 millions de dollars EU à la Tanzania Mortgage Refinance Company, un établissement financier non bancaire ayant pour seul but d’étendre le marché hypothécaire tanzanien et d’appuyer ainsi l’entrée de sociétés sur le marché obligataire, devrait créer des emplois et faciliter l’accès à des logements abordables.