Perspectives économiques aux Seychelles

Performance économique et perspectives

La performance économique globale a été remarquable, surtout au cours de la dernière décennie, malgré quelques revers. En 2016, la croissance du PIB réel (5,9 %) était principalement tirée par le tourisme et la pêche. Ces secteurs ont également contribué de façon importante aux recettes en devises, à l’emploi et à la croissance des secteurs auxiliaires. Les perspectives de croissance sont favorables à moyen terme. La croissance du PIB est estimée à 4 % en 2017 et projetée à 3,4 % en 2018, avec une augmentation continue du PIB réel par habitant ; les secteurs traditionnels du tourisme et de la pêche devraient rester les principaux moteurs de la croissance. En 2016, l’inflation était de 1 %, grâce aux prix plus bas que prévu du pétrole et d’autres importations, ainsi qu’au resserrement de la politique monétaire.

Indicateurs macroéconomiques – Évolution

L’inflation devrait rester faible, bien que la hausse des cours des carburants depuis la fin de 2016 et les mesures budgétaires expansionnistes prises par l’État en 2017 pourraient provoquer des tensions inflationnistes. L’augmentation des dépenses courantes (de 26,9 % du PIB en 2014 à 33,5 % en 2017) a été partiellement compensée par un accroissement des recettes (de 34,5 % du PIB en 2015 à 39,5 % en 2017) et la poursuite de la politique monétaire restrictive. Des dépenses d’investissement inférieures au budget et une forte croissance des recettes fiscales ont aidé à porter l’excédent budgétaire à près de 1 % du PIB en 2016. Le solde budgétaire devrait rester positif en 2017, mais devenir légèrement déficitaire en 2018 et 2019. La politique de gestion de la dette et l’engagement de l’État devraient ramener le ratio dette/PIB des 64 % actuels à moins de 50 % d’ici 2020. La restructuration de la dette consécutive à la crise financière de 2008 et une discipline budgétaire soutiennent la stratégie de réduction de la dette. En 2016 et 2017, les réserves officielles brutes couvraient environ 4 mois d’importations.

Facteurs positifs

L’investissement direct étranger (IDE) est resté vigoureux, notamment dans le secteur de l’accueil, contribuant à financer le déficit du compte courant et à constituer des réserves internationales. Le dynamisme du tourisme et l’accroissement de ses recettes (de près de 20 % à la mi-2017 en glissement annuel) ont été des moteurs clés de la croissance économique. L’investissement privé intérieur est de plus en plus important, notamment dans les petites et moyennes entreprises en expansion. La pérennité de cette source de croissance dépendra de la manière dont les difficultés d’accès au financement et à une main-d’œuvre qualifiée seront traitées. L’État ouvre la voie à une croissance tirée par le secteur privé en encourageant l’IDE et en améliorant l’environnement des affaires pour les investisseurs locaux. L’investissement public devrait augmenter en 2018/2019 avec la poursuite du programme de développement des infrastructures de l’État. La réintroduction du régime d’assurance chômage en 2017 devrait améliorer l’emploi.

Facteurs négatifs

En 2017 et 2018, les taux de croissance devraient être légèrement inférieurs à ceux de 2016, en grande partie à cause des risques liés au secteur extérieur. Parmi eux figurent la vulnérabilité à l’évolution de la situation en Europe (d’où proviennent la plupart des touristes), notamment le Brexit, et les cours des carburants en hausse depuis la fin de 2016, qui pourrait agir sur l’inflation et la balance des paiements. Sur le plan intérieur, un ralentissement de la construction affecterait négativement la croissance. L’accent doit rester sur la diversification économique, la transformation structurelle et l’intégration régionale pour relever les grands défis, tels que la petite taille de l’économie nationale, l’éloignement géographique, les coûts élevés des transports, le manque de main-d’œuvre qualifiée, et la vulnérabilité aux chocs extérieurs.

You are currently offline. Some pages or content may fail to load.