Perspectives économiques en Ouganda

Performance économique et perspectives

La performance économique est globalement restée bonne, malgré le récent ralentissement de la croissance du PIB réel, estimée à 4,8 % pour 2017 et projetée à 5,9 % pour 2018 contre 2,3 % en 2016. L’augmentation de la croissance économique en 2018 devrait être principalement portée par les investissements dans l’infrastructure publique, la reprise des secteurs manufacturier et de la construction, et des améliorations dans les services, en particulier financiers et bancaires, commerciaux, de transport et des technologies de l’information et de la communication.

Indicateurs macroéconomiques – Évolution

L’Ouganda a mené une politique budgétaire expansionniste prudente pour appuyer des projets clés d’infrastructure dans l’énergie et les transports, tout en gardant les dépenses sous contrôle. Le déficit budgétaire était légèrement élevé en 2016, un peu meilleur en 2017, et devrait se creuser en 2018 et 2019. La détérioration de la balance des paiements est principalement due à de mauvaises conditions économiques extérieures, notamment les faibles prix des denrées de base (résultant de la lente croissance en Europe et en Chine), et au resserrement des conditions monétaires et financières dans le monde. La politique macroéconomique vise toujours à contenir les tensions inflationnistes, à améliorer la stabilité des taux de change, et à accroître de 0,5 point de pourcentage du PIB la mobilisation des ressources intérieures. Le risque de surendettement de l’Ouganda reste faible, même si le ratio dette/ PIB est en hausse, et devrait atteindre 38,6 % du PIB en 2016 et 45 % d’ici 2020, contre 34,1 % en 2014. À ce rythme, le fardeau de la dette croît plus rapidement que les ressources de l’État, avec un ratio recettes/PIB à seulement 13,4 %. La plus récente analyse de la soutenabilité de la dette réalisée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale  a néanmoins considéré le risque de surendettement de l’Ouganda comme « faible ».

Facteurs positifs

Les principaux facteurs positifs pour les perspectives économiques en 2018 sont l’augmentation de la production agricole grâce à l’amélioration des conditions météorologiques ; l’accroissement des flux d’investissement direct étranger (IDE) suite à la récente attribution de licences d’exploration pétrolière ; et la décision attendue de l’État d’investir dans l’infrastructure pétrolière au début 2018 (étant donné l’augmentation des prix du pétrole prévue en moyenne à 55 dollars EU le baril en 2017/2018 contre 43 dollars en 2016).

Facteurs négatifs

Les principaux risques pour les performances économiques comprennent les faibles prix des produits de base et la maigre demande des produits d’exportation du pays sur les principaux marchés ; l’appréciation du dollar EU due au resserrement monétaire prévu aux États-Unis ; le durcissement des conditions mondiales de financement, qui pourraient décourager l’IDE et l’aide au développement ; les chocs causés par des retombées négatives des pays fragiles voisins ; et des crises climatiques. Les principaux risques internes sont une réduction de la mobilisation des recettes intérieures et une augmentation de la dépense publique dans des imprévus, une capacité institutionnelle et une gouvernance médiocres, et de faibles systèmes publics de gestion financière et des investissements.

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