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Afrique de l’Ouest : Aperçu régional

 

Aperçu régional

En 2016, parmi les cinq régions, c’est en Afrique de l’Ouest que la performance économique a été la plus faible.

La forte baisse de la performance sur l’ensemble de la région rappelle à quel point la croissance moyenne sur le continent africain est tributaire des événements qui se produisent dans un petit nombre de grands pays. La baisse continue des cours pétroliers et les incertitudes politiques ont eu des retombées négatives sur les perspectives de croissance du Nigéria et de l’Afrique du Sud, avec des répercussions majeures sur la croissance économique globale du continent. Le Nigéria et l’Afrique du Sud enregistrent, à 29,3 % et 19,1 % respectivement, les parts les plus importantes du PIB africain. Occasionnée par l’effet conjugué de la baisse du cours du pétrole et de problèmes structurels, la récession au Nigéria a été exacerbée par des incertitudes politiques, notamment celles relatives aux taux de change.

Cependant, en 2017 à la faveur d’une remontée des prix du pétrole, on prévoit que l’Afrique de l’Ouest enregistrera un meilleur taux de croissance, estimé à 3,4 %. La production pétrolière dans la région du delta au Nigéria devrait également augmenter, du fait de l’arrestation des militants à l’origine d’attaques contre des champs pétroliers.

Le portefeuille en cours de la Banque en Afrique de l’Ouest

À la fin de l’année 2016, le portefeuille de la Banque dans la région couvrait 214 opérations d’un montant total de 3,34 milliards d’UC. Les approbations en 2016 se sont élevées à 2 076,8 millions d’UC, soit le triple de celles de 2015 (686,6 millions d’UC). Cette évolution s’explique par plusieurs de raisons. En effet, les approbations portant sur des opérations au sein du secteur privé ont augmenté de 45 % par rapport à 2015, reflétant les signes prometteurs d’un essor de l’activité dans ce secteur. Le FAD a enregistré des résultats

significatifs dans la poursuite du Programme de croissance rurale dans le nord du Ghana. 

Pour le Nigéria, les approbations en 2016 ont totalisé 1 310,4 millions d’UC, dont la moitié a été affectée au secteur des finances et à des opérations multisectorielles (y compris gouvernementales). Parmi les autres approbations figuraient un prêt de 436,7 millions d’UC au secteur public en soutien à la gouvernance économique, à la diversification et à la compétitivité et un prêt de la Banque à l’Université de Babalola au Nigéria (première intervention de la Banque dans le secteur éducatif privé). Un projet d’infrastructures pour la remise en état des routes dans l’État de Cross River, achevé en 2016, a apporté de nombreux avantages. Actuellement, plusieurs pays se consacrent au développement de leur « économie bleue », notamment avec une gamme étendue d’activités reposant sur l’océan (par exemple, des travaux de développement portuaire et les activités connexes, le tourisme durable et les énergies renouvelables), les ressources marines (pêche et transformation des produits de la pêche, aquaculture et services marins), et d’autres services (connaissance de l’océan et planification de l’espace maritime). Les activités de ce type contribuent à diversifier l’économie et sont susceptibles de générer des gains de valeur pour les secteurs de la pêche et du tourisme. Parmi les pays cherchant à tirer parti de cette tendance mondiale figurent le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Nigéria et le Sénégal.

* 1 unité de compte (UC) équivalait à 1,34433 dollars EU au 31 décembre 2016.