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Burkina faso - Projet d’amenagement et de valorisation de la plaine de la Leraba (paval) - Rapport d’évaluation

25-juil-2019

Le projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de Léraba (PAVAL) revêt un caractère structurant par la valorisation des eaux du barrage de Niofila permettant l’irrigation gravitaire de 1410 ha et la mise en place de complexes d’infrastructures pour créer des micro pôles de développement susceptibles de booster l’économie locale. Le choix des options techniques s’appuie sur les différentes études réalisées durant la préparation du Projet, à savoir les études APD des aménagements, l’étude d’impact environnemental et social (EIES), étude socioéconomique et étude de la situation de référence. La conception du projet privilégie l’approche chaîne de valeur d’une manière inclusive avec le développement des filières riz, maïs et horticulture. La conception du projet prend en compte également l’approche genre avec l’implication des femmes et des jeunes dans les dispositifs de prise de décision et de partage des fruits de la croissance. En effet, 50% des attributaires de parcelles seront des femmes. La formulation du PAVAL a tenu compte aussi, dans une large mesure, des leçons tirées des projets de la Banque au Burkina Faso et dans la sous-région, ainsi que des interventions financées par les autres partenaires au développement, en profitant au mieux des acquis des expériences déjà conduites, tout en développant des synergies et complémentarités.
Tenant compte des orientations stratégiques du Pays et de la Banque, la formulation du projet a mis un accent particulier sur les thématiques de : (i) sécurité alimentaire et nutritionnelle, (ii) développement des chaînes de valeur, (iii) emploi des jeunes, et (iv) changement climatique. Le projet proposé, d’un montant total de 39,77 millions d’UC, aura une durée de cinq ans et touchera directement plus de 9.000 bénéficiaires (dont 5.000 femmes) et de façon indirecte 50.000 personnes. Les principales réalisations escomptées du projet sont : le prolongement du canal primaire sur une longueur de 8 km, la réalisation d’une digue de protection de 22 km ; l’aménagement d’un périmètre irrigué de 1000 ha ; la consolidation du périmètre existant de 410 ha, la réalisation des infrastructures de stockage, de transformation et de commercialisation (magasins de stockage, aires de séchages, et comptoir d’achat) ainsi que des activités de développement des chaines de valeur et de renforcement de la nutrition.

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