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CEA 2007 - Des inégalités de genre à l’indice de qualité de vie des femmes

30-nov-2007

S’appuyant sur l’approche de Sen en termes de capabilités et sur une méthode d’agrégation issue de la théorie des ensembles flous, le présent article tente de dépasser les principales critiques qui sont formulées à l’encontre des indices ISDH et IPF du PNUD dans l’analyse des inégalités de genre. Le premier est un indice pur d’inégalités, fondé sur l’indice de Gini, qui vient en réponse aux critiques liées au concept « d’inégalités » dans les indices du PNUD. Le second, l’indice sexospécifique de désavantage des femmes (ISDF), est indépendant du développement humain puisqu’il ne s’appuie que sur des ratios. De plus, il ne saisit que les inégalités à l’encontre des femmes alors que dans l’ISDH, les écarts de genre sont traités de manière symétrique. Le troisième indice – l’indice relatif de désavantage des femmes (IRDF) – réagit à la critique relative à l’inclusion du revenu dans les indices du PNUD. Il est décomposable en trois domaines (santé, éducation, participation) et exclut tout indicateur monétaire. Ces trois indices apportent des informations différentes pour l’analyse des inégalités de genre. Ils sont complétés par un quatrième indice, celui de la qualité de vie des femmes (QVF). Ce dernier indice est construit à partir d’indicateurs concernant uniquement les femmes et les enfants. Il est cependant fortement corrélé aux indices d’inégalités de genre.

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