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CEA 2007 - Croissance, genre et équité – Le NEPAD et la Renaissance de l’Afrique : mythe ou réalité ?

30-nov-2007

Un examen sommaire des pays du globe révèle que les plus pauvres vivent en grande majorité dans l’hémisphère sud et se concentrent de manière disproportionnée sur le continent africain. Malgré des années de lutte pour sortir du sous-développement, ce continent reste toujours prisonnier du piège de la pauvreté. Les conditions qui y prévalent continuent de déshumaniser et d’opprimer de vastes segments de populations, en particulier les femmes. La décolonisation, dans son acception politique étroite, a certes eu lieu, mais, à l’heure de la mondialisation, la colonisation économique et culturelle, qui revêt souvent des formes cachées et subtiles, persiste. Le visage récent de la mondialisation, où l’Inde et la Chine font figure de nouveaux géants, ne doit pas être considéré comme une simple coopération Sud-Sud, car cette dernière est souvent également axée sur la recherche de matières premières et de sites de production et bon marché et peut conduire à de multiples formes d’oppression et d’exploitation. Dans de telles conditions, les moyens de subsistance sont menacés. Cet article avance que le développement ne peut et ne doit pas être considéré du point de vue étroit de la croissance et que l’obsession actuelle pour la croissance et la création de richesse peut avoir un impact négatif sur l’équité et les moyens de subsistance, ce qui exacerbe la féminisation de la pauvreté et donne de nouveaux défis à relever par la gouvernance.

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